Akinésie : d’où vient ce trouble du mouvement et comment le traiter ?

L’akinésie est le symptôme de la maladie de Parkinson le plus répandu. Il se caractérise par une difficulté à initier les mouvements (surtout les mouvements complexes). Explications.

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Qu’est-ce que l’akinésie parkinsonienne ?

L’akinésie désigne un trouble qui se manifeste par une difficulté à initier un mouvement. Cette difficulté se repère surtout dans les mouvements complexes qui requièrent la coordination de plusieurs membres. Exemple : l’action de marcher. Ainsi, pour un individu qui souffre d’akinésie, la marche et notamment le démarrage peut s’avérer difficile. L’individu risque alors d’être comme “bloqué” sur place, les pieds cloués au sol. La marche peut également être hésitante et le ballant automatique des bras peut disparaître, laissant la personne atteinte d’akinésie instable. Autre action qui peut être gênée par une akinésie, l’écriture, qui devient plus difficile pour le patient, l’action d’écrire requérant la coordination de plusieurs membres . Last but not least, le faciès d’une personne atteinte d’akinésie a tendance à se figer, ce qui rend la parole rare, difficile et monotone. Le clignement des yeux risque également de disparaître progressivement.

L’akinésie peut être le symptôme de plusieurs pathologies mais le terme est surtout appliqué à la maladie de Parkinson. Elle apparaît généralement de façon progressive, en même temps que l’hypertonie (tension excessive des muscles pouvant entraîner des douleurs musculaires et des sensations de raideurs) et les tremblements au repos (qui sont les deux autres symptômes caractérisant la maladie, NDLR).

Quelles sont les causes de ce ralentissement des mouvements ?

Comme expliqué ci-dessus, l’akinésie est connue comme étant un symptôme de la maladie de Parkinson. Ses causes sont donc, par conséquent, liées à la maladie de Parkinson. Pour rappel, la maladie de Parkinson est la seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une affection chronique neurodégénérative, ce qui signifie qu’elle se caractérise par la disparition progressive de certains neurones dans le cerveau : les neurones à dopamine. Résultat : la production de dopamine (une molécule qui permet aux neurones de communiquer entre eux, notamment présente dans une région du cerveau essentielle au contrôle des mouvements) diminue, ce qui se traduit par une atteinte des fonctions motrices.

Akinésie parkinsonienne : quelles sont les conséquences de ce trouble du mouvement ?

L’akinésie parkinsonienne désigne un trouble qui se manifeste par une difficulté à initier un mouvement et se repère surtout dans les mouvements complexes qui requièrent la coordination de plusieurs membres. L’action de marcher, d’écrire ou de parler par exemple. Autre conséquence, l’akinésie entraîne souvent une grande sensation de fatigue chez le patient atteint de Parkinson ainsi que des engourdissements. Variables, ces difficultés peuvent être liées à l’état émotionnel de l’individu (stress), à sa concentration ou encore à la présence de lumière ou de bruit.

Quels sont les traitements qui existent ?

Les traitements contre la maladie de Parkinson ne permettent pas d’en guérir. Ils améliorent néanmoins la gravité des symptômes. Dont l’akinésie fait partie. Pour l’atténuer, on mise sur de la rééducation, soit la médecine physique et de réadaptation permettant de fluidifier les mouvements et de compenser la perte des automatismes. “Les divers aspects du mouvement sont décomposés et travaillés spécifiquement : impulsion, coordination gestuelle, rythme, amplitude. Le bénéfice de la rééducation, visible dès le début de la maladie, sera maximal si les séances sont régulières et complétées par des exercices à domicile”, écrit France Parkinson sur son site internet.

La kinésithérapie permet également d’améliorer la marche par exemple et la rééducation orthophonique de préserver la parole de la personne atteinte. Autre consigne qui améliore l’akinésie, celle de maintenir une activité physique douce, comme le yoga et de pratiquer des exercices de relaxation. Un suivi psychologique peut également être envisagé ainsi que des médicaments permettant de pallier au manque de dopamine de l’individu.

A ne pas confondre avec : l’akinésie cardiaque

En cardiologie, l’akinésie désigne l’absence de mouvements du myocarde (muscle du coeur). Il s’agit souvent de la conséquence ou la séquelle d’un infarctus du myocarde (crise cardiaque).

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