Avortement : Christophe Castaner souhaite allonger le délai légal d'accès à l'IVG contre l'avis d'Emmanuel Macron

La République en Marche (LREM) se divise concernant le délai légal d’accès à l’IVG, on fait le point sur la situation.

“Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement (…). C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame”. C’est ce que Simone Veil prononçait le 26 novembre 1974 devant l’Assemblée nationale quelques mois avant l’adoption de la loi sur le droit à l’avortement. Il y a 46 ans, avec la loi Veil, les Françaises pouvaient accéder gratuitement et légalement à l’IVG jusqu’à 10 semaines. En 2001, la loi prolonge ce délai de 14 jours, soit 12 semaines (14 d’aménorrhée). Plus récemment en octobre 2020, un texte de loi – pour repousser de 12 à 14 semaines le délai légal d’accès à l’IVG – avait été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale avant d’être rejeté par le Sénat. Pourtant, Christophe Castaner, le patron du groupe LREM à l’Assemblée nationale, ne compte pas laisser tomber ce projet.

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Invité ce matin sur France Info, l’ex-ministre de l’Intérieur – depuis le remaniement de juillet 2020 – est déterminé à prolonger ce délai. “Il faut que ce texte chemine, et s’il revient à l’Assemblée nationale, nous voterons conformément à ce que nous avions voté”, a-t-il confié. Pourtant, dans une interview pour le magazine Elle publiée hier, Emmanuel Macron s’est dit “pas favorable” à ce rallongement“Il nous arrive d’avoir des approches qui ne sont pas totalement identiques avec le président de la République et nous en parlons ensemble. Mon groupe échange aussi avec lui sur ces sujets”, a expliqué Christophe Castaner qui ne baisse pas les bras et compte inscrire ce texte à l’ordre du jour, pour espérer le voir adopter par le Parlement.

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