Ce jeune « Dealer » à la dérive touche au plus profond du cœur

  • Un gamin paumé croit échapper aux deals de son quartier quand il rencontre un acteur célèbre.
  • « Dealer » analyse la relation entre l’adolescent et l’adulte qui se pose en substitut paternel.
  • Ce thriller âpre révèle un cinéaste prometteur en même temps que le jeune et prometteur Sverre Rous.

« Non, ce n’est pas moi, je vous le jure » ! Ce cri du cœur est celui que pousse, pour 20 Minutes, Jeroen Perceval, réalisateur du thriller Dealer. Le comédien flamand, vu dans Bullhead et Les Ardennes passe à la réalisation et déclare ne rien avoir de commun avec le héros de son film, acteur drogué et irresponsable, qui entraîne un gamin paumé dans un monde factice.

« Je me sens plus proche du jeune qui se laisse griser que de l’adulte égoïste », insiste Jeroen Perceval et il faut reconnaître que son portrait d’un adolescent déchiré entre le désir de se lancer dans le cinéma et ses trafics pour un caïd brutal est très réussi. Le débutant Sverre Rous parvient à faire passer les multiples phases que vit ce bambin de 14 printemps totalement livré à lui-même par un père absent et une mère droguée.

Une vraie naïveté

« Ce gamin apparemment très dur paie cher sa naïveté profonde, insiste le réalisateur. En cela, je peux le comprendre. Ses choix sont déplorables mais il ne dispose d’aucune structure pour le guider. » Dans des boîtes de nuit glauques et autres ruelles sombres d’Anvers, le spectateur voit un drame inévitable se profiler. « Mon film est noir, reconnaît Jeoren Perceval, mais j’aimerais que le public puisse y percevoir un peu de lumière ainsi que de la compassion pour le héros. Tout aurait été différent pour lui s’il avait eu un vrai foyer. » On ressent certes cela mais aussi une vraie admiration pour un jeune acteur très convaincant ainsi que pour le cinéaste prometteur qui a su si bien le mettre en valeur.

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