Cette activité domestique protégerait notre cerveau

Selon une nouvelle étude, les tâches ménagères auraient un impact positif sur notre mémoire et notre attention après 65 ans. Cela nous permettrait aussi de réduire les risques de chutes. Alors, ménagez votre cerveau !

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Passer l’aspirateur, faire la vaisselle, détartrer les toilettes… On a souvent tendance à rechigner à la tâche quand il s’agit d’empoigner plumeau, éponge et serpillère. Mais voici une étude, publiée dans la revue médicale BMJ, qui va peut-être nous réconcilier avec le ménage. Selon ses conclusions, plus on astiquerait notre intérieur, meilleur serait notre mémoire et notre attention. Et cerise sur le gâteau, cette corvée domestique pourrait aussi nous permettre d’éviter les chutes. Alors, à vos balais !

Des scores cognitifs jusqu’à 14% plus élevés

Pour mener à bien cette étude, les chercheurs de l’Université de Singapour ont analysé les capacités cognitives et physiques de 489 volontaires âgés de 21 à 90 ans. Les participants ont été divisés en deux groupes, les 21-64 ans et les 65-90 ans. Tous ont été interrogés sur la fréquence à laquelle ils s’adonnaient aux tâches ménagères dites légères (vaisselle, repassage, dépoussiérage…) et lourdes (aspirateur, nettoyage du sol ou encore des vitres). Des tests ont permis d’évaluer l’agilité mentale (mémoire courte et retardée, capacité visuo-spatiale, langage et durée d’attention) et les facteurs physiologiques liés aux chutes de ces derniers. Résultat, les scores cognitifs étaient 5 à 8% plus élevés chez les personnes les plus âgées qui pratiquent plus de 5,5 heures légères de ménage par semaine. Lorsqu’il s’agissait de tâches ménagères lourdes, ces bienfaits sur le cerveau seraient même supérieurs 14%. Aussi, l’agilité, l’équilibre et la coordination était jusqu’à 23% plus importants chez ces mêmes volontaires. Après 65 ans, les tâches ménagères seraient donc associées à des fonctions cognitives et physiques légèrement plus élevées, en particulier en ce qui concerne l’attention, la mémoire et la prévention des chutes. Et ces chiffres sont dépendants de l’intensité de l’effort. En clair, plus vous faites du ménage, mieux vous êtes protégé.

Il ne s’agit là que d’une étude observationnelle qui ne permet pas d’établir de lien de causalité. « Intégrer une activité physique dans notre quotidien par le biais des tâches ménagères permet d’augmenter nos efforts physiques, ce qui est positivement associé à la santé fonctionnelle, en particulier chez les adultes les plus âgés, qui pratiquent moins de sport », estiment les chercheurs. Alors, si le plumeau n’est pas votre meilleur ami, vous pouvez aisément remplacer cette corvée par une autre activité physique. La marche par exemple ?

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