"Coeur", le nouvel album de Clara Luciani : "Ma lumière au bout du tunnel"

Vous étiez seule, enfant.

Oui. J’étais seule, mais ce n’était pas une volonté. C’est juste que j’étais un peu celle qu’on laisse sur le côté.

Et puis, il y a eu la rencontre avec un instrument, la guitare. Ça a changé votre vie ?

C’était intéressant, c’était à la fois un bouclier, quelque chose derrière lequel je me cachais et à la fois c’était un outil pour enfin pouvoir exprimer tout ce que je n’osais pas dire.

J’ai réalisé très vite que la guitare me permettait à la fois de me dissimuler et de me révéler aussi

à franceinfo

Je voudrais qu’on parle de cet album Cœur. Il y a toujours une sorte de jeu avec votre public et dans chaque chanson se cache un mot, le mot ‘cœur’. C’est vraiment le fil conducteur, un message assez fort que vous envoyez.

C’est un mot que j’adore. J’ai toujours adoré. Le cœur c’est aussi la sensibilité, l’hypersensibilité pour moi, avec laquelle je dois vivre, et du coup c’est un mot qui m’a toujours particulièrement touchée. Je l’ai toujours trouvé aussi très beau visuellement. J’aime les mots qui ressemblent à leur signification et je trouve que dans ‘cœur’, d’avoir ces deux lettres qui s’enlacent, c’est très symbolique, très fort. C’est un mot court comme une pulsation.

On apprivoise cette hypersensibilité au fil du temps ?

Oui, j’apprends à vivre avec. Et puis surtout, je l’accepte. Je sais qu’elle m’apporte beaucoup.

Mon hypersensibilité me sert plus qu’elle ne me dessert aujourd’hui

à franceinfo

Il y a un côté ‘Summer love’ dans cet album. C’était le but ? De sortir de cette crise sanitaire, de se dire qu’il faut qu’on se réunisse, qu’on danse, qu’on évacue ?

J’en avais besoin. Cet album était ma lumière au bout du tunnel. Maintenant, je ne peux pas rêver meilleur destin pour ce disque qu’il puisse devenir, à un moment donné, la lumière pour d’autres personnes.

A quel âge avez-vous compris que la musique était votre élément, votre moyen d’expression ?

Quand j’ai tout quitté à 19 ans pour venir ici, malgré l’avis de mes parents et le fait que je n’avais pas un sou. J’ai traversé des galères, et bien étonnamment, je me disais que ce n’était pas grave, que c’était le prix à payer, que ça allait marcher.

Il y a un duo avec Julien Doré qui vous accompagne finalement depuis le début.

Oui, c’est une personne importante. On parlait tout à l’heure du moment où La grenade a commencé à prendre de l’ampleur et où je me sentais un petit peu perdue et ça a été une des personnes les plus bienveillantes dans mon entourage. Très rapidement, Julien Doré est devenu une espèce de grand frère choisi et c’est pour ça que j’avais envie de lui donner cette place sur ce disque.

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