Coronavirus : “on en a pour un an et demi à deux ans”, selon l’infectiologue Karine Lacombe

Cette année, la rentrée de septembre est teintée d’incertitudes pour tout le monde. La Covid-19 circulant toujours activement dans de nombreux pays, les semaines et les mois à venir restent flous. Et selon l’infectiologue Karine Lacombe, il va falloir s’armer encore de patience… Explications.

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Les vacances d’été touchent à leur fin pour une grande majorité des Français, et la rentrée se fera cette année dans des conditions très particulières, pour les adultes comme pour les enfants. La question que tout le monde se pose depuis maintenant plusieurs mois, est de savoir combien de temps cette crise sanitaire, qui bouleverse notre quotidien, va encore durer ?

Coronavirus : le nombre de contaminations augmente

Après une période d’accalmie, le nombre de personnes contaminées par la Covid-19 ne cesse d’augmenter, et inquiète le corps médical. Invitée ce week-end sur le plateau de la nouvelle émission de BFM, “Ruth Elkrief, le rendez-vous”, Karine Lacombe, cheffe du service maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, appelle à la patience et affirme que, selon elle, nous allons vivre avec ce virus encore un bon moment…

Traitement et prise en charge de la Covid-19 : des progrès, mais…

Dans cet entretien avec la journaliste Ruth Elkrief, la spécialiste déclare, que selon elle, “on en a pour un an et demi à deux ans”. Mais Karine Lacombe se veut rassurante, en affirmant que l’on a “appris de nos erreurs”, et que nous ne vivons pas, à ce jour, la même situation très préoccupante que nous avons connue en mars dernier : “On est dans un doublement des gens qui arrivent en hospitalisations toutes les trois semaines à peu près, mais en mars où on doublait tous les trois jours. On est dans une dynamique de croissance, mais on n’est pas encore en septembre”.

Même si aucun vaccin n’a encore été trouvé à ce jour, l’infectiologue précise qu’il y a eu beaucoup d’amélioration dans l’administration de traitements chez les malades atteints de formes sévères de la Covid-19.

“On sait par exemple que la dexamethasone, qui fait partie des corticoïdes, marche et a un effet positif sur la mortalité. On utilise maintenant de manière systématique la dexamethasone sur les patients qui arrivent à l’hôpital avec des problèmes d’oxygène.”, explique Karine Lacombe.

Malgré ces progrès au niveau de la prise en charge des malades du coronavirus, des connaissances que l’on a désormais de la Covid-19, la spécialiste estime que l’on ne va pas s’en débarrasser si facilement : “On va s’inscrire dans la durée avec cette épidémie. Je ne suis pas du genre à faire des prédictions, mais on en a probablement pour un an et demi, deux ans au total, à moins d’un miracle avec un vaccin, mais je n’y crois pas profondément.”

D’où l’importance de continuer à bien respecter les gestes barrières, que l’on soit une personne considérée “à risque” ou non.

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