Coup d'État en Guinée : Le président pris en otage, dissolution du gouvernement… Que dit la communauté internationale ?

Hier, les forces spéciales ont fait tomber le gouvernement en place alors que les tensions entre les habitants et leur président n’ont fait que grandir ces dernières années. On fait le point sur la situation.

Hier, des officiers des forces spéciales guinéennes ont annoncé la capture du président Alpha Condé qui était à la tête du pays depuis 2010, puis ont posté une vidéo du chef d’État pris en otage. Le groupe de soldats a également proclamé la dissolution de la Constitution et du gouvernement ainsi que la fermeture des frontières. Dans la journée, de nombreux coups de feu ont été entendus à Conakry (la capitale), mais aucune victime n’a été déplorée pour l’instant. Les officiers ont également annoncé le remplacement des gouverneurs et des préfets par des militaires. Plus tard dans la soirée, les putschistes ont mis en place un couvre-feu dans tout le pays à partir de 20 heures et “jusqu’à nouvel ordre”. Que dit la communauté internationale ?

Déclaration du Lieutenant-colonel Mamady Doumbouya. Il annonce l’arrestation du Président Alpha Condé ainsi que d’autres mesures comme la dissolution de la constitution, des institutions en place, la fermeture des frontières.#Kaloum #Guinee #Kibaro pic.twitter.com/tvju4noImB

Guinea’s president Alpha Conde has been arrested by the military. Earlier heavy gunfire was heard in the capital. #Conakry #Militarycouptinguinea pic.twitter.com/h9ZgQtipGo

De son côté, Paris “se joint à l’appel de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour condamner la tentative de prise de pouvoir par la force” survenue dimanche et “demander le retour à l’ordre constitutionnel”, a écrit le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay. Une réaction semblable à celle des État-Unis, où le département d’État américain a déclaré que “ces actes pourraient limiter la capacité des États-Unis et des autres partenaires internationaux de la Guinée à soutenir le pays alors qu’il se trouve sur la voie de l’unité nationale et cherche à offrir un avenir meilleur au peuple guinéen”. De son côté, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) Antonio Guterres a “fermement condamné (…) toute prise de pouvoir” en Guinée “par la force du fusil” et a appelé à la “libération immédiate” du président âgé de 83 ans. Ces dernières années, Alpha Condé a été accusé de dérive autoritaire et les tensions entre les citoyens et le gouvernement se sont intensifiées notamment sur fond de crise économique en Guinée où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté.

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