Covid-19 : le virus pourrait être présent en Europe depuis plus d’un an

Une récente étude italienne révèle que la Covid-19 serait présente en Europe depuis septembre 2019, soit cinq mois avant le signalement des premiers cas de patients infectés. Une découverte qui pourrait aider à mieux comprendre le virus…

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En France, on a commencé à entendre parler d’une mystérieuse maladie qui touchait Wuhan, ville chinoise devenue depuis tristement célèbre pour avoir été le berceau de la pandémie actuelle.

Les premiers cas de patients atteints par la Covid-19 en France ont été signalés fin janvier 2020, tout comme en Italie, où les chiffres de contaminations ont commencé à être enregistrés en début d’année.

Covid-19 : le virus présent en Europe dès 2019 ?

Si dès le mois de février des mesures ont été prises dans différents pays d’Europe pour tenter de limiter la propagation du virus en provenance de Chine, il semblerait que ce dernier soit en réalité présent sur le territoire européen depuis déjà quelques mois, avant même sa découverte à Wuhan.

C’est ce que révèle une récente étude menée par l’Institut national du cancer italien, publiée le 11 novembre dernier dans la revue scientifique Tumori Journal.

C’est en analysant des échantillons sanguins de 959 personnes (asymptomatiques), récupérés lors de recherches pour le dépistage du cancer du poumon lancées entre septembre 2019 et mars 2020, que les scientifiques ont pu détecter des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2, soit le coronavirus responsable de la crise sanitaire que nous vivons actuellement.

Des anticorps contre le SRAS-CoV-2 découverts dans le sang de patients bien avant les premiers cas officiels

D’après leurs travaux, 111 personnes sur les 959 volontaires avaient fabriqué ces anticorps spécifiques avant le mois de février, voire dès septembre 2019 pour certains d’entre eux, soit près de 5 mois avant le signalement de premiers cas officiels de Covid-19 en Europe.

“Cette étude montre une circulation très précoce et inattendue du SRAS-CoV-2 chez des individus asymptomatiques en Italie, plusieurs mois avant que le premier patient ne soit identifié, et clarifie l’apparition et la propagation de la pandémie de coronavirus 2019 (COVID-19)”, expliquent Giovanni Apolone et Emanuele Montomolin, principaux auteurs de l’étude.

Cette découverte d’anticorps dans le sang de patients asymptomatiques dès le mois de septembre l’an dernier, pourrait aider à mieux comprendre l’origine, la progression de ce virus qui sévit dans le monde entier depuis début 2020.

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