Covid-19 : Un centre de vaccination incendié dans les Pyrénées-Atlantiques, c'est le 4e en deux mois

Le maire de la ville, le procureur, ainsi que le ministre de l’Intérieur ont condamné ces actes. 

Si les doses de vaccins sont très demandées depuis l’allocution d’Emmanuel Macron de la semaine dernière, certains semblent prêts à tout pour stopper la campagne vaccinale. Dans la nuit de samedi à dimanche, le chapiteau accueillant le centre de vaccination contre le Covid-19 de la commune d’Urrugne dans les Pyrénées-Atlantiques a été incendié volontairement. “J’ai été appelé à 3 heures du matin et on a constaté que du produit inflammable avait été répandu autour du chapiteau. Heureusement, les pompiers ont rapidement circonscrit les flammes et le chapiteau n’est que partiellement détruit”, a expliqué Philippe Aramendi, le maire de la ville. “De tels actes sont intolérables. La police judiciaire de Bayonne est chargée de la poursuite des investigations. Les auteurs devront être sévèrement punis”, a tweeté Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur. Alors quelles sont les suites ?

De tels actes sont intolérables. La police judiciaire de Bayonne est chargée de la poursuite des investigations. Les auteurs devront être sévèrement punis. https://t.co/0enl5qbxJw

Suite à l’incident, le procureur de la République Jérôme Bourrier a indiqué dans un tweet avoir “saisi le service de police judiciaire de Bayonne d’une enquête de flagrance pour destruction volontaire par incendie”. Pourtant, pour le moment, les enquêteurs ne connaissent pas les motivations du ou des individus. “Il est peut-être trop tôt pour savoir si nous avons affaire à des anti-vaccins mais si c’est le cas, c’est attristant. (…) La vaccination ne fait pas l’unanimité mais de là à en arriver à ce genre de faits, c’est inacceptable !”, a expliqué le maire de la ville. En deux mois, au moins quatre centres de vaccination ont été vandalisés dont deux incendiés dans la Drôme et à Gap, ainsi qu’un centre d’Isère qui a été saccagé samedi dernier… Un pass vaccinal qui ne cesse de diviser les Français, comme notamment ce week-end, où 114 000 citoyens sont descendus dans les rues.

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