Covid-19 : une nouvelle prédisposition génétique pourrait expliquer les formes graves

Certains individus ont plus de risque de développer des formes aiguës de la Covid-19. Selon une récente étude, des anomalies génétiques pourraient être responsables des infections graves.

Depuis le début de la crise du coronavirus, les autorités sanitaires ont identifié les catégories d’individus susceptibles de contracter une forme aigüe de la maladie. Les personnes âgées de plus de 65 ans avec des comorbidités (diabète, cancers, maladies chroniques) sont notamment plus à risque de développer des symptômes graves de la Covid-19.

Une récente étude, publiée dans la revue scientifique Nature, a suggéré que des anomalies génétiques pourraient être responsables des infections graves de Covid-19. “La beauté de la génétique, c’est qu’elle peut prévoir les effets d’un médicament. Ce qui est vraiment excitant avec cette étude, c’est que nous avons identifié des gènes qui sont directement pertinents d’un point de vue thérapeutique, ce qui peut nous conduire à des traitements“, a expliqué Kenneth Baillie, l’auteur principal de l’étude et chercheur à l’Université d’Edimbourg lors d’une conférence de presse en ligne.

  • FEMME ACTUELLE – Quand Sophie Davant défie Tony Parker… au basketball !

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE : Carla Bruni-Sarkozy : Emue aux larmes, elle en oublie son mari !

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – David Hallyday parle de son fils Cameron, la relève

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Kate et William : leur carte de vœux avec les enfants pour la fin d’année est dévoilée

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Une nouvelle photo du fils de Louis Bertignac fait fondre la Toile

    Femme Actuelle

  • Comment mieux communiquer avec lui ?

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – 2Be3 : Les retrouvailles de Frank et Adel, qui n'oublient pas Filip Nikolic

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Slimane : le chanteur désigné pour écrire l’hymne des Restos du cœur 2021

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Muscu : une séance sans appareil de musculation

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Kad Merad écoeuré : "Aujourd'hui, je ne suis plus grand-chose"

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Brigitte Macron raconte l’expérience difficile de son premier accouchement

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – 6 idées reçues sur les hémorroïdes

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Benjamin Castaldi s’enfonce dans ses problèmes financiers : il vient de déposer un dossier de surendettement

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Arnaque : ils simulent la naissance et la mort de leur bébé pour toucher… 550 dollars

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Jane Birkin : ce souvenir de la mort de Serge Gainsbourg qui la hante

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Matelas pour bébés : l’UFC-Que Choisir alerte sur la présence de substances toxiques

    Femme Actuelle


  • FEMME ACTUELLE – Quand Sophie Davant défie Tony Parker… au basketball !
    FEMME ACTUELLE – Quand Sophie Davant défie Tony Parker… au basketball !


    Femme Actuelle


  • FEMME ACTUELLE : Carla Bruni-Sarkozy : Emue aux larmes, elle en oublie son mari !
    FEMME ACTUELLE : Carla Bruni-Sarkozy : Emue aux larmes, elle en oublie son mari !


    Femme Actuelle


  • FEMME ACTUELLE – David Hallyday parle de son fils Cameron, la relève
    FEMME ACTUELLE – David Hallyday parle de son fils Cameron, la relève


    Femme Actuelle

VIDÉO SUIVANTE

Pour les besoins de l’étude, les scientifiques ont observé le génome de 2.244 patients britanniques gravement touchés par le coronavirus et placés dans des unités de soins intensifs. Ils ont ainsi repéré huit séquences génétiques communes aux malades de la Covid-19. Selon les chercheurs, ces dernières agissent sur la réponse inflammatoire émise par l’organisme pour lutter contre l’infection du SARS-CoV-2.

Au cours des recherches, les auteurs de l’étude ont identifié deux gènes, TYK2 et CCR2, qui sont associés aux formes graves du coronavirus. Pour les scientifiques, lutter contre ces deux éléments pourrait réduire la gravité de l’infection. “Nous avons démontré que les gens qui produisent davantage la protéine TYK2 sont plus à risque pour le Covid. Or, il existe un médicament sur le marché qui l’inhibe“, a précisé Kenneth Baillie.

Grâce à leurs résultats, les scientifiques souhaitent trouver un traitement avec des médicaments déjà présents sur le marché pharmaceutique. Les inhibiteurs des Janus Kinases (JAK), un groupe de médicaments, réduisent notamment l’action de la protéine TyK2. Ces médicaments sont prescrits pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Pour l’heure, des essais cliniques sont nécessaires pour confirmer leurs conclusions.

Covid-19 : une caractéristique génétique responsable des formes aiguës de l’infection ?

Deux équipes de scientifiques du Centre Antoine Lacassagne (Fédération Unicancer) et de l’Institute for Research on Cancer and Aging Nice (IRCAN) ont également réalisé des recherches sur les formes graves de Covid-19. Les résultats ont été publiés dans la revue américaine Trends in Genetics.

Au départ, les chercheurs ont focalisé leurs travaux sur les personnes atteintes de cancer. “Dès le début de la crise sanitaire, se pencher sur la question s’est imposé : la vulnérabilité des personnes atteintes de cancer est forte, et les décès cinq fois supérieurs en cas d’atteinte par le coronavirus”, a expliqué le Dr Gérard Milano, cardiologue et un des auteurs de l’étude, à Nice-Matin.

Les scientifiques souhaitent développer un test génétique

Les chercheurs ont ensuite utilisé des bases de données disponibles sur Internet afin de savoir si des facteurs individuels et génétiques prédisposaient à contracter ou à éviter l’infection au SARS-CoV-2. Cependant, des caractéristiques comme l’âge, le diabète, le surpoids ou l’hypertension n’ont pas été prises en compte.

“Ces travaux montrent l’existence de différences de sensibilité à la Covid-19 entre individus en fonction de leurs caractéristiques génétiques et de deux enzymes opposées, celles qui permettent la pénétration du virus dans la cellule cible (infection) et celles qui écartent le virus à distance de cette cible (protection)”, ont précisé les auteurs de l’étude dans un communiqué. Ils ont également précisé que leurs résultats sont transposables à toutes les personnes avec ou sans cancer.

Les deux équipes françaises souhaitent désormais mettre au point un test génétique simple et peu coûteux qui permettrait de détecter cette prédisposition génétique individuelle.

À lire aussi :

⋙ “Contact-Covid” : l’Assurance maladie alerte sur une nouvelle arnaque

⋙ Covid-19 : il est conseillé de garder son masque dans les toilettes publiques, voici pourquoi

⋙ Covid-19 et lésions pulmonaires : une forme de la maladie particulièrement inquiétante, alerte un pneumologue

Source: Lire L’Article Complet