Culture d’été. L’opéra "Falstaff", une poésie hédoniste riche en couleurs

Alors que cet opéra ne fonctionne pas à coup de tubes, comme souvent chez Verdi, on s’attache à Falstaff, ce lord anglais qui prend de grands risques en multipliant les conquêtes. Le baryton Christopher Purves porte joyeusement le rôle principal : “Ce qui est génial dans cette production, c’est qu’on joue dans la joie, comme on dit en français : joie de vivre. En donnant de vraies couleurs, une profondeur aux personnages. Falstaff est vraiment très sensualiste. Il aime manger, boire, courir les femmes, mentir, jouer. C’est un peu pour ça qu’on fait du théâtre et c’est parce qu’on aime jouer.”

Mais il n’y a pas que de la farce dans cette mise en scène qui débute chez Fellini pour finir chez Shakespeare. C’est toute une poésie hédoniste riche en couleurs. “Chaque partie, l’Iialienne et l’anglaise, veut clamer que Falstaff lui appartient, surtout avec Verdi, évidemment, et ça crée cette tension charmante et à la fin, c’est juste marrant et ça implique le public dans l’histoire”, explique Christopher Purves.

Falstaff, mise en scène de Barrie Kosky, durant le festival d’Art lyrique d’Aix-en-Provence au théâtre de l’Archeveché  du 10 au 13 juillet.

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