Examen : je dois passer une échographie transœsophagienne

Pour mieux observer le cœur, il est parfois nécessaire d’insérer une sonde d’échographie par la bouche puis l’œsophage. Une expérience désagréable mais facilement surmontable.

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Comment ça se passe ?

L’examen se déroule en milieu hospitalier, en présence d’une infirmière et d’un cardiologue. Vous êtes allongée sur une table, vous portez une blouse. Vous devrez procéder à un gargarisme avec un gel à base de lidocaïne et recevrez une pulvérisation de spray anesthésiant dans votre gorge. Puis vient le moment où le médecin place la sonde d’échographie (un peu plus grosse que celle utilisée pour les fibroscopies) dans votre bouche et la fait glisser vers l’œsophage. Il faut déglutir comme pour l’avaler. Une fois la sonde installée, le praticien obtient des images, généralement en une dizaine de minutes.

Ça sert à quoi ?

On prescrit cette exploration lorsque l’échographie cardiaque classique (à travers le thorax) n’a pas permis une vision et un diagnostic précis. En passant la sonde par l’œsophage, juste derrière le cœur, on observe de manière plus nette certaines parties du cœur, comme les valves mitrale et aortique, l’auricule gauche ou l’aorte. On l’utilise souvent pour identifier la cause d’un AVC (comme un caillot) si les autres recherches n’ont rien donné, mais aussi pour mieux comprendre une valvulopathie, ou si l’on suspecte une endocardite (inflammation de l’endocarde, incluant les valves cardiaques, causée par une bactérie).

Même pas peur, même pas mal

Autant être clair, vous ne garderez pas un souvenir agréable de cet épisode même si cela n’a rien de douloureux. Le moment le plus délicat correspond à l’insertion de la sonde, car son contact au fond de la gorge déclenche un réflexe de nausée, plus ou moins important selon les patients. Se concentrer sur sa respiration à l’instant T aide. On peut respirer normalement par le nez ou par la bouche, car les voies respiratoires ne sont pas obstruées. Si vraiment on ne supporte pas l’idée, une courte anesthésie générale est envisageable. Des varices œsophagiennes importantes ou la présence de nodules/tumeurs bénignes dans l’œsophage sont une contre-indication.

Echographie transœsophagienne : quelle préparation ?

Il faut être à jeun (boisson et nourriture) depuis quatre à six heures pour éviter les vomissements. Si l’examen nous angoisse, le médecin peut aussi autoriser la prise d’un léger anxiolytique, mais dans ce cas, on ne peut pas conduire.

Et après ?

Le cardiologue donne les résultats en direct. On rentre chez soi tout de suite après, mais il ne faut pas manger dans les deux heures qui suivent, car il y a un risque de fausse route à cause de l’anesthésie locale.

On ne vous le dit pas… mais c’est bon à savoir

Comme toute échographie, cet examen utilise des ultrasons. Contrairement aux autres procédés d’imagerie – la radio ou le scanner –, il n’émet pas de rayons X (pas d’irradiation). Cependant, on évite de le répéter en raison de son côté désagréable et des risques de lésions au niveau de l’œsophage (même si cela reste rarissime).

Merci au Dr Sylvain Grall, cardiologue au CHU d’Angers et membre de la Fédération Française de Cardiologie.

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