«Flight Simulator», «Tell Me Why»… Les jeux de l'été à rattraper

Entre le confinement et les vacances, c’est bon, vous avez arrêté de dealer sur Animal Crossing et terminé le chemin de croix de
The Last of Us Part II ? Il était temps, car la rentrée est là avec ses jeux attendus (Captain Tsubasa 
Marvel’s Avengers !), alors que des titres estivaux méritent toute votre attention, qu’il s’agisse d’une simuation de vol, d’une aventure narrative et inclusive, ou juste de crapauds qui se battent.

« Microsoft Flight Simulator », I believe I can fly !

Tout possesseur de PC a au moins essayé une fois Flight Simulator, même quelques minutes, accroché au fantasme de pouvoir voler un jour, en vrai ou en pixels. Les enfants et les papas des années 1990 s’en souviennent encore avec les éditions 95 et 98. Mais la licence, vieille de près de 40 ans, s’est ensuite installée comme une vraie simulation de vol, exigeante et réservée aux pilotes « professionnels ». La dernière itération date d’ailleurs de 2006. Le nouveau Flight Simulator est pourtant un événement, à la fois mise à jour et tour de force, que l’on doit au
studio bordelais Asobo, déjà derrière A Plague Tale, le
«meilleur jeu de l’année 2019».

Prise en main immédiate mais gameplay réaliste et profond, large choix d’avions et de destinations, météo réglable ou véritable… tout est paré pour le décollage. Car c’est dans les airs que Flight Simulator impressionne le plus, avec une planète survolable dans son intégralité, et un rendu photoréaliste bluffant grâce au cloud d’Azure de Microsoft, aux cartes de Bing Maps et à un peu d’intelligence artificielle. Les conditions de lumière et de météo sont également prises en compte et influent votre appareil, votre vol. Tellement de données à traiter en temps réel qu’il vaut mieux avoir une machine de guerre, même si le jeu (ou la simulation, on ne sait plus) est annoncée sur Xbox (One ? Series ?), ainsi qu’en VR. De quoi se mettre la tête à l’envers.

« Tell Me Why », l’empathie vient en jouant

Est-ce qu’avec une sortie fin août, Tell Me Why doit être considéré comme un jeu de l’été ou de la rentrée ? Toujours est-il qu’il doit être joué, avec un premier épisode ce jeudi, et les deux suivants le 3 et le 10 septembre, sur Xbox One et PC. Créé par le studio français DONTNOD, Tell Me Why est, comme leur franchise la plus connue Life is strange, une aventure narrative à choix multiples, ainsi qu’un voyage dépaysant (ici en Alaska), et l’occasion d’aborder, entre fantastique et émotion, des sujets de société bien réels, du quotidien.

Après dix ans de séparation, les jumeaux Tyler et Alyson Ronan se retrouvent dans leur village natal, pour en apprendre plus sur leur enfance, leur famille et l’événement qui a bouleversé leurs vies. Le joueur incarne alternativement Tyler et Alyson, et le lien extraordinaire qui les unit permet de reconstruire leurs souvenirs selon un effet Rashômon. Si Tell Me Why fait aussi l’événement, c’est qu’il est le premier jeu d’un grand studio avec un héros trans, Tyler.

Un vrai game changing, car la transidentité n’est pas un enjeu en soi, juste un fait à travers une représentation respectueuse et inclusive. Par exemple, le « dead name », le prénom donné à Tyler à la naissance, n’est jamais mentionné, et sa transidentité ne résulte pas d’un pseudo trauma. Comme l’explique bien la chercheuse Fanny Lignon sur
Slate, « le protagoniste d’un jeu vidéo est un être double : il y a le personnage qui est à l’écran et la personne qui joue. C’est très intéressant pour déconstruire les stéréotypes de genre et construire de la tolérance, parce qu’il y a des choses qui viennent de vous et des choses qui viennent de l’autre. »

« Fall Guys », hé oh poussez pas !

Vous reprendrez bien un petit battle royale ? Non ? Sûr ? Après PUBG, Fortnite ou Call of Duty : Warzone, deux nouveaux ambassadeurs du genre sont sortis cet été, avec Hyper Scape d’Ubisoft et surtout Fall Guys : Ultimate Knockout de Devolver. Ce dernier s’inspire autant des jeux vidéo de battle royale que des jeux télévisés à la Total Wipeout ou Intervilles. Ah, tout de suite, ça titille votre curiosité. Si Fall Guys lâche bien 60 joueurs sur une carte et que la victoire revient au dernier survivant, pas d’arme, pas de construction et finalement pas tant de compétition que ça.

Les joueurs, et leurs avatars ronds et mignons, sont surtout là pour courir, se pousser, tomber, se relever, et parfois collaborer. C’est d’une simplicité confondante, et d’une efficacité redoutable. Il est en effet difficile de résister à ce bordel organisé et coloré, et les joueurs ne s’y sont pas trompés, puisque Fall Guys est le jeu le plus téléchargé de l’histoire du PlayStation Plus, auquel s’ajoutent les sept millions d’exemplaires vendus sur Steam.

« Battletoads », esprit des nineties es-tu là ?

Après Streets of Rage, un autre jeu de baston iconique des années 1990 a fait son retour cette année, sur Xbox One et PC. Rip-off des Tortues Ninja, Battletoads voyait les crapauds Rash et Zitz combattre la Reine Noire sur la planète Ragnarok et sur Nintendo NES. Le jeu est devenu culte pour ses graphismes, son humour mais aussi et surtout son incroyable difficulté (le Turbo Tunnel !!). Trente ans plus tard, Battletoads n’a pas perdu de son mordant, plutôt du côté humour avec un style plus cartoon, une écriture enlevée et des idées farfelues. La difficulté est toujours là, mais réglable.

Si la baston domine toujours le gameplay, le jeu, comme face à la peur du vide, multiplie les genres et les mécaniques, du shoot’em up à la course en passant par des niveaux de plate-forme et autres mini-jeux. C’est beaucoup trop, et pas toujours convaincant. Heureusement, le titre est jouable jusqu’à trois joueurs, pour trois fois plus de fun.

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