"J’étais moitié garçon, moitié fille" : en 1973, Jane Birkin cultive l’ambivalence avec la chanson "Di Doo Dah"

Di Doo Dah est une chanson sur l’absence de transformation physique. Ça vous a questionnée ?

Oui, parce que “Je restais aussi plate qu’un garçon. Que c’est con“. Oui, oui. J’étais tellement contente à cette époque-là. Dans les gares, j’achetais un magazine qui s’appelait Union et il y avait le courrier des lecteurs. Une fois, il y avait la lettre d’une fille qui disait : Ah ! Maintenant, je n’ai plus honte de ne pas avoir de seins parce que si Jane peut plaire à Serge… Donc, j’étais fière et contente.

Il m’avait montré le dessin qu’il avait fait quand il était aux Beaux-Arts, d’une fille avec un grand cul et de petits seins un peu tombants. Il m’avait emmenée ensuite au Louvre pour me montrer des Cranach en disant que je leur ressemblais, j’étais moitié garçon, moitié fille. Il y avait un vrai jeu là-dessus, comme dans le film Je t’aime moi non plus d’ailleurs, que j’avais inspiré aussi à force de ressembler à un garçon. Ce n’était pas tout, il a fait La décadanse aussi où c’était très exhibitionniste, mais ça me plaisait beaucoup.

Demain pour notre quatrième épisode, on évoquera Ex fan des sixties.  

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