Jouir, épisode 10 : orgasme, comment l'atteindre et à quoi cela ressemble ? 8 femmes racontent sans tabous

Saint-Graal de la sexualité, l’orgasme est considéré comme la jouissance ultime. Comment se manifeste ce plaisir au féminin ? 8 femmes parlent sans tabous de leur façon d’atteindre et de vivre l’orgasme.

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Défini comme le point culminant du plaisir sexuel, l’orgasme est encore entouré d’une certaine part de mystère. Et lorsqu’il concerne les femmes, il est également tabou et associé à de nombreuses idées reçues. Parmi les préjugés les plus récurrents ? “Il n’y a pas de plaisir sans orgasme”, “l’orgasme féminin, c’est dans le cerveau” ou encore “les femmes sont clitoridiennes ou vaginales”.

Orgasme : à chacune sa façon de l’atteindre et de le vivre

Pourtant, l’orgasme est protéiforme et ne peut pas être rangé dans une case, comme le rappelle Charline, 37 ans : “Il y a des études (…) qui nous apprennent qu’il n’y a que 6 % des femmes ou des personnes à clitoris qui jouissent de manière habituelle par seule pénétration ou stimulation vaginale. Donc on a grandi toutes et tous dans un mythe qui est : ‘quand on fait du sexe hétéro, la manière noble de jouir, c’est cette pénétration.

Or, il existe de multiples façon d’atteindre l’orgasme : il y a celui “qu’on se procure soi-même parce qu’on se connaît (…) et l’orgasme apporté par le ou la partenaire. Ce n’est pas le même plaisir, pour moi, en tout cas”, souligne Cécile, 61 ans. Chacune a ainsi sa propre manière de vivre l’orgasme. “Pour jouir, il faut que ce soit moi qui me touche”, indique Agathe, 26 ans. Catherine, 58 ans, explique quant à elle qu’elle connaît l’orgasme grâce à une double stimulation, obtenue grâce à la pénétration et à l’utilisation simultanée d’un vibromasseur.

“C’est une sorte d’explosion absolument géniale”

Les sensations provoquées par cette jouissance sont également très personnelles. La première fois, “j’étais sûre que c’était un orgasme parce que c’était soit ça, soit une crise d’épilepsie”, se souvient Agathe, 26 ans. Elle explique que c’est tout son corps qui convulse quand elle ressent un tel plaisir.

Eva, 44 ans, utilise le mot “apothéose” pour décrire ce phénomène, tandis que Charline parle de “perte de contrôle”. “Ça provoque une sorte d’explosion absolument géniale en vous et vous avez cette impression de planer au-dessus de vous”, ajoute Virgnie, 32 ans.

“Jouir est important, mais pas obligatoire”

Si le plaisir provoqué par l’orgasme est intense, il “n’est jamais automatique et il n’est pas tout le temps au rendez-vous”, explique Cécile. “Quand je vais pour le rechercher, en général, c’est là qu’il ne vient pas”, ajoute Marlène, 42 ans. Une bonne raison de ne pas entamer une quête de l’orgasme à tout prix : ce phénomène peut être contre-productif et à l’origine d’une pression qui nuit au plaisir.

Ainsi, pour certaines femmes, l’orgasme n’est pas la priorité : “Je pense que jouir, c’est important, oui, mais ce n’est pas obligatoire”, note Mia, 23 ans. Un avis partagé par Charline : “L’orgasme est secondaire par rapport à la complicité que je vais avoir avec la personne avec qui je passe ce moment, il y a mille manières de rendre un moment inoubliable et de partager de la complicité sans avoir nécessairement un orgasme ni l’un ni l’autre”, conclut-elle.

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