Julie Andrieu : " La France est le paradis des gourmands "

Sur France 3 et dans ses livres, l’animatrice continue à dénicher et mettre en valeur les pépites locales.

  • Julie Andrieu

Chaque samedi, dans son émission Les carnets de Julie, elle sillonne la France, au volant de Micheline, sa décapotable rouge, pour nous faire découvrir les artisans, les produits du terroir et, bien sûr, les spécialités de nos régions. Photographe à ses débuts, elle se tourne vite vers sa véritable passion : la cuisine. Critique gastronomique pour le Guide Lebey durant plus de dix ans, la pétillante Julie apporte ensuite un coup de jeune à la couverture médiatique de la bonne chère avec ses chroniques dans la presse et à la radio. Mais la télé devient vite son terrain de prédilection ; on la découvre d’abord sur Téva (Tout un plat), puis sur de grandes chaîne, avec le programme court Julie Cuisine (TF1) ou encore sa série documentaire Fourchette et sac à dos (France 5) et, enfin, Les carnets de Julie (France 3). Dans Ma p’tite cuisine (éd. Marabout), l’animatrice dévoile ses secrets pour réaliser, en un clin d’œil, 140 recettes gourmandes et simplissimes, avec les basiques du placard, du frigo et du congélateur.

Votre premier souvenir gourmand ?

Les petits farcis niçois (ou farcit nissard) que je mangeais, enfant, durant mes vacances sous le soleil de l’arrière-pays. Ces légumes farcis (courgette ronde, aubergine, oignons etc.), avec un mélange de jambon blanc, d’épinards, de blettes hachées, de parmesan, confits au four durant des heures, sont un régal.

Votre recette familiale ?

Ma première improvisation (très basique !) de petite fille : des truffes à la margarine et au Benco !!! Heureusement, depuis, je me suis nettement améliorée…

Votre spécialité qui épate vos proches ?

Je prépare souvent des pastillas (sortes de tourtes marocaines réalisées avec des feuilles de brick, des légumes, de la viande) dont raffolent mes copines. J’adore aussi me lancer dans des plats bien de chez nous, qui mijotent longtemps, comme le bœuf bourguignon.

Dîner à la maison ou sortie au restaurant ?

Définitivement, à la maison. Car, durant plus de dix ans, j’ai été critique gastronomique pour un guide et le restaurant faisait partie de mon quotidien. Aujourd’hui, mon plaisir est de cuisiner pour mon mari et mes enfants. J’aime aussi recevoir plein de copains, du coup, c’est un peu le resto à la maison !

Comment débutez-vous la journée ?

Je commence toujours par un copieux petit-déjeuner. J’adore parsemer mes tartines avec des petits vermicelles de chocolat, qu’une amie hollandaise m’a fait découvrir et que je ne trouve qu’aux Pays-Bas. Sur ma table, se trouvent aussi mes confitures de tomates vertes que je confectionne avec les fruits de mon potager.

Et le soir ?

Après le dîner, c’est une infusion tout en grignotant des French Biscuits. De délicieux gâteaux créés par deux jeunes versaillaises.

Le plat qui vous fait tout pardonner ?

Le lièvre à la royale, une recette emblématique de la gastronomie française (lièvre farci) plutôt réservée aux cuisiniers chevronnés. Mais cela peut être aussi un simple crabe mijoté avec du vin blanc et du concentré de tomates que l’on savoure avec les doigts, sans chichi.

Quels invités auriez-vous aimé réunir pour un dîner ?

Un trio de femmes épicuriennes. Marguerite Yourcenar, qui appréciait la bonne chère et qui me fascine toujours. Colette, une autre célèbre gourmande. Et puis Joséphine Baker.

Votre repas préféré ?

Un repas pris sur le pouce, avec ce qui se trouve dans mon réfrigérateur. Ainsi, ce midi, j’ai dégusté une tranche de pain au levain, avec un reste de foie gras que j’avais préparé. J’aime aussi un simple plateau de fromages, accompagné de quelques feuilles de salade.

Plutôt sucré ou salé ?

Les deux. Mais j’adore la pâtisserie, alors j’aurais vraiment du mal à faire un régime sans sucre…

Votre boisson carburant ?

Le thé. J’alterne, selon les moments : le vert, le fumé ou l’Earl Grey. Et je ne transige pas sur la qualité. En revanche, je n’apprécie pas les thés aromatisés. Sinon, j’adore prendre un verre de rouge avec mes amis et, comme j’ai une maison dans le Bordelais, j’ai une préférence pour le Saint-Emilion. Mais cela ne m’empêche pas de goûter des vins de Bourgogne et des Côtes-du-Rhône.

Votre mets pour dire « Je t’aime » ?

La côte de bœuf, avec des pommes de terre, dont mon mari se délecte. Je la choisis avec soin chez un bon boucher. Ce plat peut paraître simple mais la cuisson doit être parfaite.

Celui qui vous donne des boutons ?

J’ai une véritable aversion pour les tripes. Mais je peux tester des choses rebutantes car je suis d’une nature curieuse.

Quelle gastronomie d’ailleurs aimez-vous ?

La japonaise. Quatre séjours au Japon m’ont permis de découvrir l’étendue de cette cuisine et la grande diversité de ses ingrédients, souvent méconnus. J’aime aussi la libanaise et la marocaine. Je suis passionnée de voyages et, lorsque je rentre à la maison, je peux ainsi m’envoler très loin sans quitter ma cuisine !

Quel aliment emporteriez-vous sur une île déserte ?

Une miche de pain (un de mes basiques) et des pâtes, pour tenir le coup avec leurs sucres lents et parce qu’elles se conservent bien.

Votre ultime repas avant de mourir ?

Une spécialité milanaise : l’osso-buco que réalisait ma mère (NDLR : la comédienne Nicole Courcel) à la perfection. Du jarret de veau mijoté avec du vin blanc et des légumes que l’on peut aussi servir avec un risotto milanais…

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