Le réfugié afghan qui a violé sa mesure de surveillance a été condamné, retour sur l’audience

À l’audience, les dires de l’accusé et du témoin ne concordaient pas. On fait le point sur l’affaire. 

Lundi dernier, un réfugié afghan a été placé en garde à vue après être sorti de la zone que la DGSI lui avait demandé de respecter. En effet, s’il a été accueilli en France pour avoir fait partie de l’entourage “d’un Afghan qui a aidé à l’évacuation de Français, de personnes qui ont travaillé pour l’ambassade”, il était suspecté d’avoir “eu un lien avec des talibans”, selon Gabriel Attal, et était donc sous surveillance. Hier, l’Afghan de 30 ans a été jugé par le tribunal correctionnel de Paris qui lui a adressé un “avertissement extrêmement sérieux”. On vous donne toutes les informations sur l’audience.

Un Afghan condamné à 10 mois de prison avec sursis pour être sorti de la zone de surveillance qui lui était imposéehttps://t.co/CbE2wDp14s pic.twitter.com/RkIi9m9WwC

Hier, l’homme a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour ne pas avoir respecté sa mesure de contrôle et de surveillance (MICAS). “Il indique qu’il ne s’était pas vu notifier cette décision qui lui interdisait de quitter Noisiel”, a expliqué Alice Ouaknine, son avocate. “Je crois qu’il ne comprend pas très bien ce qui se passe. En tous cas […] je crois que c’est une situation qui est un peu compliquée pour lui”, a-t-elle rajouté. Selon la version de l’accusé, un des résidents de l’hôtel lui aurait proposé de l’emmener acheter des médicaments dans le 18e arrondissement de Paris puisque le réfugié était malade. Toutefois, l’accompagnant en question a affirmé que l’Afghan souhaitait acheter des cartes SIM. Lors de son audience, l’homme de 30 ans a fait part de son souhait d’obtenir l’asile pour vivre en France avec ses proches, dont sa femme et sa fille de trois mois.

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