Les 8 transformations les plus incroyables d'acteurs pour un rôle | Vogue Paris

De Charlize Theron à Matthew McConaughey en passant par Glenn Close, coup de projecteur sur les transformations les plus incroyables pour un rôle.

Pour mieux entrer dans leurs rôles, ces acteurs ont subi des transformations physiques exceptionnelles, passant par de violentes prises ou pertes de poids, mais aussi par des jeux de postures étudiés au millimètre, et par des heures de maquillage. Retour sur quelques unes de ces métamorphoses extrêmes.

Charlize Theron dans Monster, 2003

C’est l'un des rôles les plus marquants de l’actrice sud-africaine, pour lequel elle a remporté l’Oscar de la meilleure actrice en 2004. Pour incarner la prostituée américaine Aileen Wuornos, exécutée en 2002 pour le meurtre de six hommes, l’actrice a du prendre 14 kilos et subir de nombreuses transformations du visage : cheveux asséchés et blanchis, sourcils rasés, peau abîmée par des couches d’aérographe et de silicone, prothèses dentaires… Au-delà de cette transformation faciale, c’est la posture physique travaillée par l’actrice qui rend sa performance si exceptionnelle. Danseuse de formation, Charlize Theron est parvenue à imiter la gestuelle d’Aileen Wuoernos qui, selon elle, « ressemblait à un poisson-lune. Elle se gonflait pour survivre. » Une attitude lourde et trainante qu’elle a su imiter à la perfection, jusqu’à devenir méconnaissable.

Monster

© Archives du 7eme Art / Photo12

Robert De Niro dans Raging Bull, 1980

Pour interpréter le boxeur Jake LaMotta dans le célèbre biopic de Martin Scorsese (dont il est d’ailleurs à l’origine, ayant convaincu le réalisateur de participer au projet), Robert De Niro a du subir deux lourdes transformations physiques. Dans un premier temps, l’acteur de Taxi Driver, à l’époque plutôt fin, a du travailler d’arrache-pied pour gagner une trentaine de kilos de muscles. Pour le même film, il a du transformer cette masse musculaire en graisse, pour camper Jake LaMotta devenu obèse. « Les éléments physiques sont importants pour moi. L’idée de prendre du poids, de la détérioration physique… C’est si fort, visuellement, si graphique, surtout au cinéma, que vous n’avez plus besoin d’expliquer quoi que ce soit, c’est là devant vous… » a-t-il commenté.

Raging Bull

© Sunset Boulevard/Corbis via Getty Images

Javier Bardem dans Mar adentro, 2004

Pour incarner Ramon Sampedro, un homme devenu tétraplégique après un accident, Javier Bardem a du redoubler d’efforts. Là où le talent se lit habituellement dans la gestuelle autant que dans la diction et les expressions faciales, l’acteur a du mettre son corps en veille pour se concentrer sur la parole et les mouvements du visage de cet homme contraint à l’immobilité. Pour préparer ce rôle, inspiré d’une histoire vraie, il est resté immobilisé pendant trois mois dans une posture couchée. Un travail qui, couplé avec ses cinq heures de maquillage quotidiennes et la tonte d’une partie de son crâne, a donné lieu à une performance exceptionnelle pour laquelle il a remporté le prix Goya du meilleur acteur.

Mar adentro

© Collection Christophel © Sogepaq / Sogecine

Marion Cotillard dans La môme, 2007

C’est une métamorphose physique et mentale que l’actrice s’est imposée pour tenir le rôle d’Edith Piaf. Elle a du, dans un premier temps, se raser les sourcils et une partie du crâne, pour imiter l’implantation capillaire de la chanteuse. Marion Cotillard s’est également imposé, en plus des cinq heures de maquillages quotidiennes, une transformation vocale radicale, en s’entrainant à descendre sa voix de plusieurs tons. Un exercice rigoureux qui, couplé à un jeu de posture qui la fait apparaitre comme aussi petite et frêle qu’Edith Piaf, lui a valu une place dans le cercle très fermé des actrices françaises oscarisées. Elle a par la suite révélé avoir mis plusieurs mois à se séparer de son personnage, qui, selon elle, refusait tout bonnement de quitter son corps et son esprit.

La Môme

© BRUNO CALVO / Légende Films / Photo12

Christian Bale dans The Machinist, 2005

C’est l’une des transformations physiques les plus extrêmes de l’histoire du cinéma. Avec seulement trois mois devant lui pour perdre le poids nécessaire à jouer le rôle de Trevor Reznik, un machiniste insomniaque qui enchaine les nuits blanches, Christian Bale s’est imposé un régime drastique à base de café, de pommes et de boites de thon, couplé à de nombreuses nuits sans sommeil. Résultat : 28 kilos de moins pour un physique proche de l’anorexie, tant et si bien que son médecin et ses producteurs lui auraient intimé de reprendre une alimentation normale avant la fin du tournage, craignant que l’acteur mette sa santé en danger.

The Machinist

© Collection Christophel © Castelao Producciones / Canal+ Espana

Jared Leto dans Chapter 27, 2007

On sait Jared Leto particulièrement investit émotionnellement lorsqu’il s’agit de préparer un rôle. Pour incarner Mark Chapman, le meurtrier de John Lennon, l’acteur est passé par différentes phases de préparation, une pour chaque époque de la vie du personnage. Il a refusé de détailler certaines d’entre elles, disant qu’elles devaient rester entre lui et le réalisateur. On sait toutefois que les trente kilos qu’il a du prendre pour le film, dans lequel il est méconnaissable tant la forme de son visage et de son corps sont transformées, lui ont causé d’importants problèmes à l’estomac. Le jeu en valait-il la chandelle ? L’acteur a affirmé ne jamais vouloir réitérer un tel exercice, qu’il a décrit comme un travail proche de l’expérience religieuse. « Prendre du poids a tout changé à ce que j’étais. Ca a changé la façon dont je marchais, la façon dont je parlais, la façon dont je me sentais, la façon dont les gens me traitaient… La façon dont Mark parlait et bougeait avait tendance à ne pas me quitter, de jour comme de nuit. »

Chapitre 27

© Photo12.com – Collection Cinema / Photo12

Glenn Close dans Albert Nobbs, 2011

La tâche était aussi subtile que délicate : incarner non pas un homme, mais une femme qui se fait passer pour un homme. Pour ce véritable rôle de composition, Glenn Close a d’abord du travailler le personnage féminin, puis l’homme que cette femme prétendrait ensuite être, plutôt que d’entrer tout de suite dans la peau d’un homme. Albert Nobbs a été nominé à l’Oscar du meilleur maquillage, pour la grande subtilité de la figure de l’actrice, passée par une longue série de tests avant de trouver le bon équilibre entre prothèses et naturel. Inspirée par des photographies de femmes albanaises transformées en hommes publiées dans National Geographic, elle n’a finalement subi de transformations qu’au niveau du nez, des oreilles et de la mâchoire, laissant une grande partie de sa métamorphose reposer sur son seul jeu d’expressions du visage.

Albert Nobbs

© Mockingbid Pictures / Trillium P / Collection ChristopheL

Matthew McConaughey dans Dallas Buyers Club, 2013

Pour jouer le rôle de Ron Woodroof, le premier homme à avoir ouvert un centre médical pour fournir des soins aux malades du sida aux États-Unis, Matthew McConaughey a du suivre un régime drastique et perdre plus de 20 kilos afin de tomber sous la barre des 65 kilos. Il aurait également cessé de s’exposer au soleil pendant plusieurs mois pour paraitre affaibli. Un investissement éprouvant qui rend sa performance d’autant plus engagée. Pour le même film, Jared Leto, qui joue le rôle d’un transsexuel, également atteint par la maladie, a du perdre près de quinze kilos.

Dallas Buyers Club

© Voltage Pictures / Archives du 7eme Art / Photo12

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