Philypa Phoenix : "Fatim guette la reconnaissance de Balthazar"

Entre crispations et séduction, Philypa Phoenix forme avec Côme Levin un binôme hilarant d’assistants-légistes dans la troisième saison de Balthazar, jeudi 10 décembre à 21 h 05 sur TF1.

Votre personnage, Fatim, est inséparable de son collègue Eddy. Sont-ils en compétition pour briller aux yeux de Balthazar ?

Philypa Phoenix : Oui, ils savent qu’ils travaillent avec le meilleur médecin légiste de Paris. Ils admirent son talent ainsi que son intuition, donc ils guettent sa reconnaissance. Mais je crois que le fait qu’ils se taquinent sans arrêt traduit aussi la tension sexuelle qui existe entre eux.

Comment définiriez-vous Fatim ?

Comme la capitaine Bach (Hélène de Fougerolles, ndlr), elle a une sensibilité qu’elle dissimule et s’est créé une sorte de masque pour se préserver dans un univers très masculin. Elle est également assez carriériste. Fatim est tout l’inverse de ce que je suis, car j’ai du mal à cacher ce que j’éprouve. Et je suis beaucoup plus chaleureuse qu’elle !

Qu’avez-vous fait avant Balthazar ?

J’ai eu mille vies, d’où ce pseudonyme. Je suis partie de chez moi à 18 ans, après avoir eu mon bac, et je me suis installée à Paris. En 2007, j’ai été recrutée par M6 Interactions pour intégrer le groupe musical Les Déesses. Lorsque nous nous sommes séparées, j’ai fait un break et plein de petits jobs. Mais il me manquait quelque chose… En 2010, un ami m’a conseillé d’aller passer des essais pour le pilote d’une série. Même si celle-ci n’a pas vu le jour, ça m’a permis de trouver mon premier agent. Ensuite, j’ai enchaîné les apparitions dans des fictions comme R. I. S.ou Section de recherches. J’ai eu un rôle semi-récurrent dans Cherif. En 2017, j’ai passé un casting pour Balthazar, que je pensais avoir complètement raté, et pourtant, j’ai été retenue.

Qu’avez-vous gagné ou perdu en devenant comédienne ?

J’ai appris la discipline. Car derrière la magie de l’écran, il y a beaucoup de travail et d’investissement, d’autant que nos émotions sont les boîtes à outils dont nous nous servons pour jouer. Je ne peux plus, par exemple, pleurer comme une madeleine si je suis amenée à tourner le lendemain matin…

Cette troisième saison de Balthazar sera-t-elle la dernière ?

Je n’ai pas encore de réponse à cette question. Rien n’est encore défini. Comme Tomer Sisley l’a expliqué, ça dépendra de la qualité des scénarios qui seront proposés.

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