"Épicentre" : les confidences de Matt Pokora qui veut continuer de "surprendre" avec un huitième album

Matt Pokora est chanteur, danseur et acteur. Grand gagnant de la première édition de Danse avec les stars en 2011, il a aussi été juré dans les émissions : The Voice et The Voice Kids. C’est à travers le petit écran et l’émission Popstars que le public l’a découvert avec le groupe Link Up et par la suite, sa carrière solo a fait le reste avec des titres qui ont atteint très vite le haut des classements : Elle me contrôle, Pas sans toi en 2004, Les planètes, Tombé et Si t’es pas là en 2019 soient cinq millions de disques vendus au total. En 2016, il y a eu aussi le pari My way qui a marqué une jeune génération, qui pensait que les chansons de Claude François étaient les vôtres. Il vient de sortir un nouvel album, Épicentre.

franceinfo : Épicentre est votre huitième album, le plus personnel, le plus intime. Ça veut dire que vous aviez besoin de vous poser ?

Matt Pokora : Oui, parce que je pense que c’était aussi important vu que c’était le premier album qui était conçu alors que j’étais père de famille. Donc les messages, le ressenti, ce qui m’anime tous les jours quand je me lève, ce n’est plus la même chose.

Cet album s’appelle ‘Épicentre’ parce que l’épicentre, aujourd’hui, c’est ma famille, c’est ce noyau d’où partent l’énergie et l’inspiration.

à franceinfo

Ça change quoi d’être papa ?

Ça change qu’on n’a plus trop envie de quitter la maison, qu’on a plus trop envie de laisser sa famille derrière. On sait pourquoi on se lève, on sait pourquoi on rentre le soir à la maison. C’est aussi un devoir d’exemplarité. J’ai envie d’être un bon père.

Papa Poule ?

Oui, j’ai ça dans le sang. Mais c’est important pour moi de montrer l’exemple, de leur inculquer aussi les règles de politesse, etc. Même si c’est jeune, j’aime bien toujours insister sur ça. On regarde les gens dans les yeux, on dit : « Merci, s’il te plaît« . J’aime bien cette petite éducation à l’ancienne que j’ai reçue, la transmettre à mes enfants aujourd’hui.

Justement, vous rêviez quoi enfant ?

Je pense que c’était avant tout de stades de foot. Je suis né avec un ballon dans les pieds, mon papa étant footballeur professionnel entre les années 70 et 80. Et donc, la musique est venue assez rapidement quand même puisque dès l’âge de quatre, cinq ans, j’avais l’album Bad de Michael Jackson, je reproduisais les chorégraphies devant le miroir. J’étais fan de show, en fait. C’était vraiment le package qui m’a toujours plu, la danse, le chant. Cette passion pour la scène est venue vers 10, 11 ans ainsi que cette envie aussi de divertir les foules, oui.

Un mot sur cette transmission familiale avec des grands-parents, du côté paternel qui sont venus de Cracovie dans les années 30 pour travailler dans les mines de l’Est de la France. Ça crée une nécessité de mémoire ?

Le travail de mémoire est important. De savoir d’où on vient. C’est ce qu’ont vécu nos grands-parents avant nous. Comme vous le disiez, mon grand-père paternel est venu travailler dans les mines et il en est mort aussi. Moi, je n’ai pas eu la chance de le rencontrer. Je sais d’où je viens, je sais d’où vient ma famille. Je sais ce que mes grands-parents ont traversé, ce qu’ils ont enduré et c’est important de toujours garder ça. D’ailleurs, dans quelques jours, je m’envole pour Varsovie pour une émission de télé là-bas. Dès qu’on me sollicite de là-bas, j’y vais pour rendre hommage à ma famille polonaise.

Cet album, Épicentre est aussi un bon prétexte aussi pour remonter sur scène. C’est la tournée des 20 ans. Que représentent-ils quand vous regardez dans le rétro ?

Surtout ! 20 ans, c’est génial parce que c’est surtout 20 ans où je suis passé de l’adolescent au père de famille, sous le regard du public, finalement. Et pas que ceux qui m’écoutent. C’est vrai qu’il y a ce regard, cette bienveillance, ce sentiment de faire partie un peu de la famille de tous les Français, parce qu’on a grandi ensemble, ou bien ils m’ont vu grandir, tout simplement.

Dans cet album, on se rend compte que vous dites les choses, mais par moments, ce n’est pas si simple que ça. Je pense à la chanson : Mais si je dois. Vous avez du mal à traduire vos émotions auprès de votre moitié ?

En fait, c’est plutôt de dire que j’ai toujours été plutôt réservé dans mes rapports aux femmes, c’est-à-dire qu’on peut se dire : « Ah, les chanteurs, c’est facile, etc… » Et au contraire ! Moi, j’étais pas quelqu’un de super-entreprenant, ce qui fait que ce n’était pas facile et du coup c’est un peu ce que je dis dans cette chanson, c’est il y a d’autres qui ont dit, ce que j’aimerais te dire, mieux que moi. C’est aussi, un peu ne pas trop se prendre au sérieux et c’est aussi plein de second degré.

La continuité, c’est Épicentre tour avec de nombreuses dates. Vous allez passer par Paris- la Défense, le stade de Lille, Nantes etc…

Tous les Zénith et les Arena.

Pour terminer ce que le petit garçon que vous étiez fier de l’homme que vous êtes devenu ?

Je pourrai dire à mes enfants : ‘Quoi qu’il arrive, tout est possible. Vous aussi, vous pouvez vous autorisez à rêver’.

à franceinfo

Alors oui, en tant que petit garçon, je pourrais être que fier d’avoir déjà réalisé mes rêves. Montrer cet exemple à mes enfants et dire que je peux être fier de mon parcours et je le suis. Il n’y a rien de prétentieux à ça. Je suis un gamin de Strasbourg qui rêvait de choses qu’il a accompli et qui continue d’être ambitieux et de se mettre des objectifs en une ligne de mire. Je ne prends rien pour acquis et je continue à me remettre en question et surtout à respecter mon public. La chose qui prime sur tout, c’est que j’ai toujours travaillé dur par respect pour les gens qui me soutiennent et pour continuer de les surprendre.

Matt Pokora sera en concert, le 10 juin 2023 à Nanterre, le 17 à Lilles, le 1er octobre à Caen, le 12 au Mans, le 16 novembre à Grenoble etc.

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