Rentrée scolaire : pourquoi les parents vaccinés sont défavorisés en cas de Covid-19 à l’école

Le nouveau protocole sanitaire a été instauré dans les établissements scolaires le 2 septembre dernier. Ce document indique notamment qu’une classe de maternelle ou de primaire sera fermée dès le premier cas de Covid-19. Problème : pour garder leur enfant positif à la Covid-19, tous les parents salariés ne sont pas logés à la même enseigne en terme d’indemnités. Explications.

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Une classe de maternelle ou de primaire sera fermée dès le premier cas de Covid-19 parmi les élèves ou les professeurs, selon le nouveau protocole sanitaire instauré depuis le 2 septembre dans les établissements scolaires. Les écoliers infectés par la Covid-19 seront isolés pendant sept jours. Au collège et au lycée, les adolescents vaccinés et cas contacts pourront quant à eux continuer à suivre les cours en présentiel tandis que les élèves non-vaccinés seront placés en quarantaine pendant sept jours et auront cours à distance.

Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement a mis en place un système d’arrêt de travail dérogatoire pour les parents qui doivent garder un enfant de moins de 16 ans ou handicapé sans limite d’âge déclaré cas contact ou positif au coronavirus. Les salariés du secteur privé peuvent bénéficier du chômage partiel si leur enfant est cas contact. Quant aux personnes travaillant dans la fonction publique, elles pourront obtenir une autorisation spéciale d’absence (ASA) dans ce cas de figure.

Enfant positif à la Covid-19 : les parents vaccinés peuvent-ils obtenir un arrêt de travail ?

Un problème se pose cependant si un enfant est atteint par la Covid-19 et que ses parents sont vaccinés contre le virus. En effet, ces derniers ne seront plus considérés comme cas contact. Ils ne pourront pas bénéficier de l’arrêt de travail de sept jours pris en charge par l’Assurance maladie et rémunérés à 90% de leur salaire brut, voire 100%, en fonction des conventions collectives.

“Cela pose vraiment problème, car ce cas de figure va se poser des milliers de fois. On ne peut pas sanctionner les parents vaccinés alors qu’ils ont joué le jeu. La difficulté se posera surtout pour les parents dont les enfants sont à l’école primaire”, a souligné Hubert Salaun, porte-parole de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), à LCI.

Une différence de traitement entre les salariés vaccinés et non-vaccinés

Des solutions sont cependant envisageables pour les parents vaccinés, mais elles ne sont pas viables sur le long terme surtout si plusieurs enfants de la même fratrie sont touchés par l’infection à des périodes différentes. Le salarié peut notamment demander à son employeur de bénéficier du chômage partiel indemnisé à 70% de son salaire, soit 20% de moins que l’arrêt de travail “cas contact” proposé par l’Assurance maladie, mais ce dernier peut refuser d’accorder ce dispositif. Cette solution reste cependant moins avantageuse qu’un arrêt de travail.

Autre possibilité : les congés “enfants malades” souvent non-rémunérés et ouverts aux salariés devant veiller sur un enfant de moins de 16 ans ou handicapé malade et/ou accidenté. Dans certaines grandes entreprises, cette aide est rémunérée après les négociations des conventions collectives. Les parents peuvent aussi prendre leurs congés payés, leurs RTT ou faire une demande de télétravail afin de prendre soin de leur enfant malade.

“Il y aura forcément des cas concernant les salariés vaccinés. On a toujours demandé que les procédures de prise en charge des parents par la caisse d’assurance maladie perdurent à l’identique du premier confinement. Or ça n’a pas été pris en compte”, a déclaré Serge Legagnoa, responsable Force ouvrière en charge de la Sécu, au Parisien. D’après les informations du quotidien, “cette différence de traitement” entre les parents vaccinés et non- vaccinés devrait être “corrigée” rapidement par le gouvernement.

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