Sciences Po : Des élèves dénoncent de nombreux viols couverts par l'administration de la prestigieuse école

Sciences Po est au cœur de la tourmente. Sur Twitter, de nombreuses élèves de la prestigieuse école dénoncent des agressions sexuelles reportées à l’administration mais toujours classées sans suite.

Depuis le mouvement #MeToo, Twitter fait souvent office de plateforme de parole pour des victimes jusque-là oubliées. Ainsi, il y a peu l’hashtag #MeTooInceste avait permis de faire la lumière sur de nombreuses agressions sexuelles laissées sous silence. Aujourd’hui, c’est le mot-clé #Sciencesporcs qui vient briser un nouveau tabou : le viol au sein des grandes écoles. La cible ? Les divers Instituts d’Études Politiques (IEP), plus communément appelés Sciences Po. Les témoignages sur les réseaux sociaux, quoique différents, portent le même sceau commun : celui du silence. Les victimes – des jeunes étudiantes – ont bien reporté les agressions sexuelles à leur administration qui, en retour, a préféré protéger les violeurs en proposant aux victimes des solutions “pour prendre soin d’elles” ou dans les cas les plus graves, de changer les agresseurs d’IEP.

Apprendre à violer, apprendre l’impunité.#sciencesporcs pic.twitter.com/Pgi5RvLfrr

Une farce en 3 temps : Sciences Po Strasbourg. #SCIENCESPORCS pic.twitter.com/VcWPKRUi5J

Dans une lettre ouverte, Juliette, une jeune victime étudiant à Toulouse, raconte non seulement l’agression dont elle a été victime mais plus globalement un racisme, une homophobie et un machisme faisant office de socle culturel pour ces futures élites de la nation. Une lettre reprise en masse sur le réseau social notamment par Anna Toumazoff qui, en 2019, avait mené une enquête sur les viols commis lors de courses en Uber. Le directeur de l’IEP de Toulouse, lui, déclare avoir été mis au courant des faits – qui se seraient déroulés en septembre 2018 – seulement en décembre 2020 et aurait immédiatement déposé plainte, après avoir obtenu le nom de l’agresseur. Quid des autres étudiantes ? À Sciences Po Bordeaux, la page privée Facebook d’une association a reçu, à elle seule, plus de 150 faits de violences sexistes et sexuelles. Ramené au territoire national, le nombre potentiel de victimes pourrait donner le vertige ; des témoignages d’étudiantes dans les IEP de Rennes, Lyon, Lille ou encore Strasbourg rapportant le même mode opératoire.

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