SOS Violenfance sensibilise sur les risques de maltraitance envers les enfants

Cette période de restrictions nous oblige à rester à la maison, pour éviter au maximum de propager et d’attraper le covid-19. Mais cette contrainte représente un vrai risque pour certains enfants qui se retrouvent coincés à huis-clos avec leur bourreau. Pour sensibiliser au mieux, SOS violenfance alerte le grand public.

Les occupations extérieures et l’école étaient parfois les seuls refuges pour ces enfants victimes quotidiennement de violence et de maltraitances. Dans un contexte sanitaire toujours plus préoccupant, le confinement doit être malheureusement maintenu pour tous. Néanmoins, le secrétaire d’État à la protection de l’enfance, Adrien Taquet avait appelé les Français à redoubler de vigilance et à composer le numéro mis en place, le 119 – Enfance en danger, « si l’on est témoin, même auditif, même dans le doute, de violence sur un enfant. »

Pour sensibiliser le grand public, Kathya de Brinon, la présidente de SOS Violenfance a souhaité attirer l’attention du grand public sur ces enfants qui vivent un calvaire au quotidien, elle-même, victime d’abus sexuels et d’inceste. « La pédocriminalité n’est pas une maladie contagieuse, pas de virus mortel ! Qu’a-t-on fait pour ces enfants ? Rien, ou si peu. En tout cas, aucune opération d’envergure mondiale comme celle que l’on vit aujourd’hui pour combattre le coronavirus. Et des millions de jeunes vies ont été massacrées, lorsqu’elles ne se sont pas terminées prématurément par le suicide. », dénonce Kathya.

C’est à travers une chanson écrite et composée par Denise Lengrand et disponible sur Youtube que le message est lancé. Un texte fort et explicite qui s’adresse directement à celles et ceux qui peuvent agir et sauver ces victimes. Chaque minute compte, et vous avez le pouvoir de changer le quotidien de ces enfants.
Voici quelques paroles de la chanson : « certains se souviennent des pas qui s’approchaient dans le couloir. Trahir la confiance d’un enfant, le violer c’est lamentable, souiller tout son corps suppliant. Les pères, grands-pères, oncles et cousins, prédateurs vivants sous vos toits, menaçant enfants et bambins. D’un air sadique et sournois. Toutes ces vies que vous gâchez. »

Des mesures d’accompagnement renforcées

Pour protéger au mieux ces victimes, un plan de continuité d’activité du 119 – Enfance en danger – a été déclenché avec notamment un maintien des permanences d’écoutes, un point hebdomadaire entre le Ministre et les responsables de 119- Enfance en danger mais également un maintien des permanences dans les tribunaux pour enfants avec des ordonnances de placement provisoire, en cas d’urgence.

Pour rappel, voici la liste des associations de protections de l’enfance :

  • La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00
  • L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62
  • Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10
  • Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234

Pour plus d’informations, rendez-vous ici.

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