Tests PCR, antigénique, salivaire : quand et pour quel test de dépistage du Covid-19 opter chez son enfant ?

Dès la première poussée de fièvre de son enfant, faut-il pousser les portes d’un laboratoire ? Un copain contaminé dans sa classe, faut-il le faire tester immédiatement ? Les réponses du Dr Fabienne Kochert, pédiatre et présidente de l’Association française de pédiatrie ambulatoire.

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Des tests salivaires de détection du coronavirus sont actuellement déployés dans les écoles. Pas facile de s’y retrouver dans la complexité des recommandations actuelles et entre les différents tests de dépistage. A quel moment faire un test à son enfant et vers lequel se tourner ?

Test PCR ou antigénique, quelle différence ?

Le test antigénique dépiste la présence des antigènes du virus Sars-Cov-2, c’est un test rapide d’orientation diagnostique (TROD). L’avantage : on obtient les résultats en 10 minutes. En revanche, il est moins sensible qu’une PCR : pour qu’il soit positif, il faut une charge virale élevée. Ce dernier est donc utile quand un enfant a des symptômes et que l’on a besoin de savoir rapidement s’il est porteur du Sars-Cov-2. En revanche, si l’enfant n’a pas de symptômes et qu’un test de dépistage est nécessaire, mieux vaut privilégier le test PCR, un test d’amplification génomique, donc plus sensible.

Ce lundi 26 avril, la Haute Autorité de Santé (HAS) a d’ailleurs autorisé l’utilisation des tests antigéniques chez les plus jeunes. Jusqu’à présent réservés aux plus de 15 ans, les tests antigéniques et autotests, qui sont réalisés par prélèvements nasaux, sont désormais possibles chez l’adulte comme chez l’enfant.

“Réalisables en tests de diagnostic rapide (TDR), tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) ou autotests, les tests antigéniques sur prélèvement nasal apparaissent pertinents pour briser des chaines de contamination, notamment en milieu scolaire.”, précise le communiqué de la HAS.

L’Autorité publique rappelle, comme la Direction Générale de la santé, qu’un résultat positif “doit ainsi être confirmé par un test RT-PCR, notamment pour identifier le variant en cause”. Et qu’en cas de résultat négatif, la personne testée peut tout de même être porteuse du virus, et doit continuer à respecter les gestes barrières.

Mon enfant est malade, dois-je lui faire faire un test ?

Pas question de multiplier les tests face à un simple rhume. La conduite à tenir est différente en fonction de l’âge de l’enfant. “Les rhinovirus continuent de circuler chez les enfants même si, grâce aux gestes barrières, ils sont moins malades que lors des hivers précédents. Nez qui coule, fièvre, avant 6 ans, la probabilité que l’enfant ait le Covid est infime“, rassure le Dr Fabienne Kochert, pédiatre et présidente de l’Association française de pédiatrie ambulatoire. “Si l’enfant a de la fièvre, on l’isole, on ne le met pas en collectivité. Si cela perdure au-delà de trois jours, on consulte le pédiatre ou le médecin habituel. Il vérifiera s’il ne s’agit pas d’une angine, d’une laryngite ou d’une otite qui peut provoquer ces symptômes. Il décidera de l’opportunité d’un test , si aucune cause de la fièvre n’est retrouvée.” En cas de fièvre, la conduite à tenir est la même qu’hors période de Covid : si elle est mal tolérée (enfant amorphe, mauvaise coloration, comportement inhabituel), il faut consulter.

Si l’enfant a plus de 6 ans, c’est différent. “En général, après 6 ans, l’enfant a fait son immunité, il est armé contre les viroses saisonnières” explique la pédiatre. En cas de fièvre après 6 ans, il faut être vigilant, même si, en l’absence de contact à risque, la probabilité d’avoir la Covid est faible. “Avec la circulation des variants aujourd’hui, il faut redoubler de prudence. En cas de toux accompagné de fièvre, il est nécessaire de consulter rapidement. ” Chez l’enfant, il est conseillé de commencer par un examen clinique chez le médecin. “Les pédiatres ne sont pas favorables à des PCR “tout venant” sans examen clinique préalable”, précise le Dr Fabienne Kochert. “Imaginez que l’enfant ait une méningite, si son état s’aggrave, on perd du temps à attendre le résultat du test de la COVID.

Aux parents ensuite de juger en fonction de l’état de l’enfant : s’il a un pic de fièvre le matin, puis plus rien ensuite, gardez-le en observation. Mais si la fièvre dure plus de 24 h, il faut consulter. Dans ce cas, un test de dépistage est conseillé : test antigénique (au cabinet du médecin si possible) ou test PCR. “Les pédiatres ont une préférence pour la réalisation du test antigénique au cabinet médical, d’une part parce qu’ils ont l’habitude de faire les prélèvements, d’autre part parce qu’ils peuvent expliquer les conclusions du test et la conduite à tenir aux parents“, ajoute le Dr Fabienne Kochert.

Enfin, quel que soit son âge, votre enfant a le nez qui coule et il doit être gardé par ses grands-parents ? Si vous avez un doute et que vous avez besoin d’être rassuré, la réalisation d’un test antigénique peut être utile. Il doit être fait le jour même car il n’a de valeur que dans un laps de temps très court.

Mon enfant est cas contact, quand faire un test ?

Si un membre du foyer est contaminé, il faut suivre les conseils du “contact-tracing” de l’Assurance Maladie. Les protocoles évoluent en fonction des variants. Aujourd’hui, l’enfant est isolé 10 jours, puis 7 jours après que la personne soit guérie. L’enfant est testé immédiatement, puis il est retesté 17 jours après, à la sortie de l’isolement. Dans ce cas, c’est le test PCR qui est indiqué.

Si l’enfant a moins de 6 ans, il est isolé, mais il ne sera pas nécessairement testé. S’il est petit et en bonne santé, nul besoin de lui faire subir un prélèvement.

Les précautions à prendre : La personne contaminée au sein du foyer doit porter le masque et s’isoler, notamment au moment des repas.

Enfin, si l’enfant est cas contact d’une personne malade en dehors du foyer, il faut l’isoler 7 jours après le dernier contact puis faire un test PCR au bout de 7 jours

Un enfant est testé Covid+ dans sa classe, comment réagir ?

En crèche ou à l’école maternelle, en l’absence de port du masque par les enfants, tous les camarades de classe sont considérés comme cas contact, ils sont alors placés à l’isolement. Un test n’est pas forcément nécessaire si l’enfant n’a pas de symptôme.

A l’école primaire, comme l’ensemble des élèves portent le masque, ses camarades ne sont pas considérés comme contact à risque. “Mais s’il y a eu des contacts sans masque, par exemple, à l’occasion d’un déjeuner à la cantine, un test de dépistage sera nécessaire » ajoute la pédiatre.

Y a-t-il des risques à faire un test PCR ou antigénique chez l’enfant ?

Que ce soit un test PCR ou antigénique, la technique de prélèvement est la même“, explique le Dr Fabienne Kochert. “Le prélèvement est effectué où le virus est présent, à savoir au niveau du naso-pharynx. C’est le même type de prélèvement que celui effectué pour les virus de la grippe. Les pédiatres en particulier maîtrisent le geste et il n’y a pas de risque pour les enfants.

Peut-on demander un test salivaire ?

Les tests salivaires sont analysés en “RT-PCR” (Reverse Transcriptase – Polymerase Chain Reaction), c’est juste la technique de prélèvement qui change : la PCR est réalisée sur un échantillon de salive et non sur un prélèvement nasopharyngé. Ils sont pour le moment réservés à des études dans les écoles. Actuellement, ils ne sont pas utilisés à visée diagnostique chez les enfants malades ou cas contact même si leurs indications vont probablement évoluer.

Mon enfant est testé positif, quelle est la marche à suivre ?

La Covid n’est pas une maladie à risque chez l’enfant“, rassure le Dr Fabienne Kochert. “Le principal risque de faire une forme grave, c’est d’avoir plus de 65 ans. La plupart des enfants sont porteurs asymptomatiques : on les a dépistés parce qu’ils étaient cas contact le plus souvent au sein de leur famille. Ils ne vont plus en collectivité et restent à la maison”. Quant au syndrome inflammatoire Kawasaki like (PIMS) décrit au début de l’épidémie, il correspond à un emballement de la réponse immunitaire suite à la contamination par le virus. Il ne concerne qu’une minorité d’enfants. Dans tous les cas : si un enfant a été diagnostiqué positif au Sars-Cov-2 et que son état se dégrade, il faut reconsulter.

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