Valérie Lemercier, tendre midinette dans "Aline"

C’est le meilleur démarrage de la semaine, à l’évidence les fans de Céline Dion se sont précipités pour voir Aline, de et avec Valérie Lemercier qui prend un immense plaisir à se glisser dans la peau de la chanteuse québécoise, dont la vie romanesque inspire ce vrai-faux biopic.    

« C’est une histoire de Céline Dion et une histoire québécoise. »

à franceinfo

Aline Dieu est comme Céline Dion née dans une humble famille nombreuse du Québec, 15e enfant non désiré d’une tribu joyeuse et aimante. Dans Aline il y a l’ascension de la star mondiale, bête de scène, amoureuse, malgré la différence d’âge et les réticences de sa mère, de celui qui l’a façonnée, propulsée, mais il y a aussi du Valérie Lemercier. L’actrice-réalisatrice assume sans le moindre complexe son côté midinette, son amour des strass et des déguisements, de la danse, la performance est touchante. L’autre réussite du film, c’est le casting québécois d’Aline.    

Marcher sur l’eau d’Aïssa Maïga  

Pendant un an, la documentariste a suivi la vie d’un village du nord Niger, rythmée par la quête vitale de l’eau. Faute de forage que les autorités locales tardent à installer, une tribu nomade peule dépend des corvées quotidiennes pour extraire une eau à peine buvable de puits situés à des kilomètres de leur campement. Fortement touchée par le réchauffement climatique, cette zone aride prend des allures de paysages lunaires.

« Houlaye est à la fois une mère courage et une enfant. »

à franceinfo

Le film, qui montre la beauté de ces étendues immenses et de ses habitants n’a rien de misérabiliste, bien au contraire. Dans ce dénuement total, on s’attache à la personnalité de l’instituteur, version africaine des hussards noirs de la IIIe République, et à Houlaye, jeune fille de 14 ans, qui s’occupe de ses jeunes frères quand ses parents partent loin en transhumance avec le troupeau ou pour chercher du travail.  

Cry Macho de Clint Eastwood  

A 91 ans, il est encore des deux côtés de la caméra et monte même à cheval. Fin des années 70, au Texas, Mike, ancienne star du rodéo, cowboy sans-le-sou, est envoyé au Mexique par son ancien patron qui veut récupérer son fils, un adolescent vivant dans la rue.

Road movie classique au scénario facile, Cry Macho est loin de Gran Torino, Million Dollar Baby ou La Mule, belle surprise sortie en 2018. Mais il y a dans ce film crépusculaire une mise à nu troublante de Clint Eastwood qui semble regarder son propre film de l’intérieur.

Quand son personnage revenu de tout dit à son jeune partenaire, un peu tête à claques, que jouer au macho, au dur, faire du rodéo, tout cela est ridicule, inutile, on découvre sur le visage sec et fripé du vieil homme un sourire qui célèbre le bonheur d’être là, dans l’instant présent.        

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