Wokisme : Jean-Michel Blanquer veut plus de latin et de grec à l'école pour lutter contre "l'idéologie"

On vous explique pourquoi le ministre de l’Éducation veut renforcer l’apprentissage du latin et du grec ancien. 

Le mois dernier, Michel Blanquer a annoncé qu’il souhaitait lutter contre le wokisme et la cancel culture. En bref, ces termes anglophones désignent les personnes qui luttent contre les inégalités et discriminations subies par les minorités et celles qui dénoncent et bannissent les personnalités dites « problématiques ». À l’occasion de la Journée européenne des langues et cultures de l’Antiquité qui se tient aujourd’hui, le ministre de l’Éducation a expliqué dans une interview du Point vouloir « renforcer la coopération européenne autour du latin et du grec ancien » et rendre ces langues accessibles à tous les étudiants. « L’enseignement optionnel en lycée sera ouvert aux élèves de la voie technologique à la rentrée scolaire prochaine », notamment puisque « le vocabulaire technique, en santé, en ingénierie, est très largement d’origine antique​ », a souligné Jean-Michel Blanquer. On vous explique quel est le rapport avec le wokisme.

???? Éducation : face à l’idéologie #woke, Jean-Michel Blanquer annonce le lancement d’un plan européen pour la promotion de l’enseignement du latin et du grec.

Si l’utilisation du mot « woke » a beaucoup évoluée, elle correspond aujourd’hui à être simplement au courant des injustices sociétales et de l’histoire dans son intégralité. Récemment, l’université de Princeton aux États-Unis a annoncé que l’étude du latin et du grec ne serait plus obligatoire pour les élèves en lettres classiques. Pour cause ? La culture gréco-romaine a été « complice, sous diverses formes, d’exclusion, y compris d’esclavage, de ségrégation, de suprématie blanche, et de génocide culturel », selon certains historiens.

« J’ai en effet lu et entendu ces critiques, dont certaines allaient jusqu’à affirmer que l’on trouvait chez Homère une apologie de l’esclavage. (…) Je trouve de telles interprétations absolument sidérantes: plaquer des catégories et une vision du monde contemporaines sur des écrits datant de deux millénaires est d’une absurdité abyssale », a alors réagi Jean-Michel Blanquer. « Ce que nous ont apporté ces civilisations, c’est précisément une ouverture et une recherche d’universel », a-t-il ajouté. L’apprentissage de ces langues serait-il une arme contre la pire ennemie du ministre de l’Éducation, « l’idéologie woke » ?

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