Zaz : "Je voulais que Zaz meure, j’en avais marre"

Alors que sort son cinquième album*, la chanteuse est à un tournant de sa vie. Elle nous a expliqué pourquoi il était nécessaire et comment il a influé sur son inspiration.

Votre nouvel album s’intitule Isa. Est-ce une manière de nous raconter ce qu’il y a derrière Zaz ?

Zaz : Pour tout vous dire, je voulais que Zaz meure. J’en avais marre, saturée de la surexposition, même si ça m’a permis de vivre des choses géniales. J’avais même refusé de partir en tournée pour me recentrer sur ma vie personnelle. Et puis, la Covid est arrivée, la question a été réglée !

Justement ces deux confinements ont-ils joué en termes d’inspiration ?

Oui et non puisque j’avais déjà choisi ma nouvelle voie. J’ai passé trois ans à redécouvrir des trucs, à changer des croyances, des fonctionnements. Cette période de réclusion imposée fut un bouleversement extérieur qui ressemblait à celui que je vivais en moi.

Peut-on dire que la griffe de cet album est ce grand écart entre des rythmes de ballades et des thèmes violents qui reflètent vos inquiétudes et colères ?

Oui, il y a une sorte de paradoxe mais à l’image de la vie, pleine de choses belles et horribles. Mais si je transmets toujours mon ressenti, j’ai décidé de le faire avec nuance et bienveillance. Je ne suis plus dans la rébellion, je suis apaisée.

L’amour d’un nouveau compagnon a dû y contribuer ?

Oui, même si s’ouvrir à l’amour de nouveau – elle s’est mariée, ndlr -, réapprendre à fonctionner différemment, c’est aussi être vulnérable puisque tu te débarrasses de toutes ces armes qui t’enfermaient à force de te protéger.

Après vingt ans de carrière, avez-vous le sentiment de vous être accomplie ?

Si c’était à refaire, je referais tout pareil ! Ça n’a aucun sens de regretter les choses. Mon état d’esprit ? J’ai l’impression d’être sorti d’un long hiver, nécessaire car il faut savoir s’arrêter. Là, c’est le printemps et je suis super excitée !

*Isa, Warner Music, 14,99 €

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