Balthazar sort un nouvel album, "Sand" : la vie est Belge quand même

Magie ou malédiction de l’année blanche, on avait quitté Balthazar en fin de tournée de Fever, leur précédent album. On les retrouve non pas sur scène, évidemment, mais avec déjà de nouveaux titres à défendre.

A la barre de Balthazar, toujours le même duo créatif, à l’origine du groove incomparable du groupe belge à l’aura grandissante en France depuis une bonne dizaine d’années. L’un répond sans cesse à l’autre, cette fois dans une sorte de défi technologique, à distance. Marteen Devoldere, l’un des deux auteurs-compositeurs : “L’album est devenu bien plus électronique, ce qui est plutôt cool, car ça te force à essayer autre chose, c’est un défi. Et pour un groupe comme Balthazar qui existe depuis un moment, il y a toujours ce risque de finir comme l’Empire romain : gros et endormi.

“C’était finalement pas mal de laisser le coronavirus devenir le sixième musicien sur ce disque.”

Le groupe semble prendre de l’épaisseur à chaque disque, l’élégance chez eux se pare d’une démarche artistique constante, dans la tradition de plus en plus rare des albums cohérents du début à la fin. On ne les croit pas quand ils affirment s’accomoder de leur confinement forcé, mais il y a quand même quelque chose à en tirer. “C’est un mode de vie différent mais on apprend à vraiment se connaître, j’imagine, essaie d’expliquer Marteen. Ces dix dernières années on tournait constamment, c’était comme vivre dans une bulle et là, tout à coup, on est collé au sol, coincé dans cette réalité à domicile… C’est une lutte en quelque sorte.

Et si l’album est une nouvelle fois très réussi, il ne prendra son sens qu’une fois sur scène. Et là encore, malgré tout l’optimisme du monde, c’est encore le flou total.

Le groupe belge Balthazar sort un nouvel album | La chronique de Yann Bertrand–‘—-‘–

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Balthazar, Sand (Pias). Album disponible le 25 février. En concert à Paris (l’Olympia) le 7 novembre.

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