Cats On Trees : Leur nouveau single Please Please Please, l'écriture de l'album… Ils nous disent tout (INTERVIEW EXCLU)

On a rencontré le groupe Cats On Trees à l’occasion de la sortie de leur nouveau single, découvrez notre interview exclusive ! 

Il y a quelques jours, on a pu assister à l’édition 2021 du Printemps de Bourges, on vous raconte la journée du samedi 26 juin avec PLK, Georgio, Lala&ce, Ben Mazué… Et à propos du festival, en 2010 le groupe Cats On Trees formé par Nina Goern et Yohan Hennequin s’est fait connaître après avoir été élus “Découvertes” au Printemps de Bourges.Le duo explose avec leur morceau “Sirens Call” issu de leur premier album éponyme sorti en 2013. Cats On Trees remporte un franc succès et enchaîne les tubes avant de sortir en 2018 leur deuxième album intitulé Néon. Et aujourd’hui, après 3 ans de pause, les deux Toulousains sont enfin de retour avec un tout nouveau single intitulé “Please, please, please”. Chez melty, on a pu rencontrer les Cats On Trees qui nous on parlé un peu plus du morceau, de l’impact du confinement sur leur écriture, la préparation de leur troisième album… C’est à découvrir juste ici ! Mais ce ne sont pas les seuls à faire leur retour. Amel Bent vient d’annoncer la sortie de son album Vivante et dévoile la cover.

melty : Vous êtes de retour avec un nouveau single après une pause de 3 ans, vous êtes dans quel état d’esprit ?

Nina Goern (voix et piano) : Vu le temps qu’on a passé à pas pouvoir faire de musique pendant un an, on aurait pu avoir peur mais je crois qu’on est surtout très heureux. On est soulagé de pouvoir présenter enfin le fruit de notre travail. Il s’est passé beaucoup de choses cette année et c’était aussi l’occasion d’être en introspection. On raconte des choses sur l’album à venir qu’on n’aurait peut-être pas raconté s’il y avait pas eu cette année difficile.

melty : Le single s’intitule “Please please please”, ça parle de quoi ?

Nina Goern : “Please please please” ça raconte beaucoup l’abnégation, savoir se regarder en face, savoir regarder l’autre en face mais avec bienveillance et accepter les défauts de l’autre mais aussi les siens et en faire quelque chose de bien. Dans le clip on a essayé de le représenter. On y voit deux personnes qui se ressemblent, qui représentent la fusion. La chanson est plus large, on ne parle pas forcément de jumeaux, on parle de plein de choses.

Yohan Hennequin (rythmique) : Le morceau existait déjà depuis longtemps mais pas sous cette forme-là. C’est une idée qui a eu un chemin. On savait que c’était une idée qu’on aimait beaucoup et qui était très forte et y avait d’autres personnes qui sont très proches de nous et avec qui on travaille beaucoup qui étaient moins convaincus. C’était déjà arrivé pour “Sirens Call” d’ailleurs. Du coup, on l’a mis de côté, on a failli la proposer à quelqu’un et heureusement que ça l’a pas fait ! (Rires). On s’est remis à travailler dessus et puis il y a eu la collaboration avec Liam Howe, producteur anglais avec qui on a bossé à distance, et ça a révélé la chanson.

melty : Comment s’est passé l’enregistrement ?

Nina Goern : On a enregistré les voix dans un super studio mais c’était trop propre. Ça faisait pas honneur au texte, au message. Et on a profité de soirées entre nous pour enlever carrément tout ce qu’on avait fait et aller dans ma chambre, mettre un micro. On n’est pas ingénieur du son donc forcément tout est imparfait, ça grésille, on ne sait pas vraiment bien s’enregistrer. Et on s’est dit : “Tant pis”. Donc on a tout rechanté et c’est la voix du single.

Yohan Hennequin : Tu peux avoir le meilleur micro du monde dans le meilleur studio du monde si c’est pas le moment… Nous par exemple, ça nous est arrivé plein de fois d’avoir des sons sur nos maquettes un peu fait comme ça à l’arrache. Et en fait, quand t’essayes de les refaire avec un gros synthé, jamais ça marche ! On a besoin de cette imperfection, du truc un peu humain qui rend le truc plus authentique quoi.

melty : Le confinement a-t-il eu un impact sur votre façon de travailler ?

Yohan Hennequin : On a dû s’adapter forcément. Pendant le premier confinement, comme tout le monde on ne savait pas trop où on allait. Nous, on a besoin que tout le monde aille bien pour créer en fait, que le contexte soit heureux. Je trouve que c’est plus facile de s’enfermer en studio, de créer et de faire quand le monde extérieur bouillonne.

Nina Goern : Là c’étaient beaucoup d’énergies négatives et c’était difficile de trouver de l’inspiration là-dedans. Et puis, il y a eu plusieurs confinements avec l’obligation de s’adapter. Et là, ça a été l’occasion de se séparer pour créer l’un sans l’autre et réunir après nos idées. De prendre le temps de faire les choses et j’en tire que du positif.

Yohan Hennequin : En fait, quand on travaille dans la même pièce, il y a un bouillonnement d’idées et c’est un peu un concours d’idées, c’est à la meilleure idée qui gagne tout de suite. Là, on a découvert une autre méthode qui nous permet de réfléchir, de prendre du temps et d’essayer de faire éclore des trucs beaucoup plus intimes. C’était l’occasion de se laisser respirer, de pas tout le temps être l’un sur l’autre à un peu s’étouffer. Et le truc aussi, c’est que Nina et moi on a énormément d’idées mélodiques mais y a plein d’idées à côté desquelles on passe parce qu’on voulait les faire trop vite. Il y avait pas assez de recul.

melty : Vous préparez actuellement un troisième album, vous pouvez nous en dire plus ?

Nina Goern : Ce sera un album très diversifié. Chaque chanson est singulière, elle évoque toutes un moment bien précis. Elles ont pas été composées à la suite, ce sont vraiment des chansons qui ont traversé le temps. Il y a un morceau, l’idée était là depuis six ans. On est super fiers de cet album ! On est plutôt deux personnes qui s’excusent d’exister et pour la première fois on est vraiment content.

Yohan Hennequin : C’est un album très organique. On a quand même fait des prises à la maison de piano, de batterie dans ce contexte hyper bienveillant et chouette. Et ça s’entend. C’était une expérience super, ça nous fait plaisir de l’écouter et de le partager. Quand on a sorti le premier single on était vraiment trop content de voir les réactions et machinalement on leur a tous répondu parce qu’on était hyper heureux.

melty : L’anglais prédominera-t-il sur cet album ?

Nina Goern : La majeure partie des chansons seront en anglais mais pas toutes ! On s’est mis un peu au français. On l’a toujours fait un peu avec quelques reprises en français sur scène. Et puis il y a eu la chanson “Les bateaux” sur le deuxième album. Et là, c’était la petite fenêtre pour se dire : “Bon maintenant pour ce troisième album on le tente”.

Yohan Hennequin : Le truc aussi, on écoute plus de musique française. Par exemple, Etienne Daho plus jeune j’aimais beaucoup mais je me rappelais pas de la force de ses chansons, des textes. Et puis dans les jeunes aussi il y a vraiment des plumes magnifiques comme Lomepal, Clara Luciani. C’est hyper encourageant et ça nous a donné une confiance supplémentaire pour essayer de nous aussi faire des textes en français.

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