Le maire de Stains écrit au préfet après une fête qui a réuni 2 000 personnes, la préfecture du Val-d’Oise interdit les rave, free-party et teknival du 24 au 27 juillet

Le maire PCF de Stains en Seine-Saint-Denis, Azzédine Taïbi, vient d’écrire au préfet pour lui demander d’agir contre les fêtes illégales qui se multiplient dans sa commune, rapporte France Bleu Paris jeudi 23 juillet. La dernière en date a été organisée dans une salle le week-end dernier et a réuni 2 000 personnes, selon l’élu, provoquant d’importantes nuisances sonores pour les riverains.

Le maire pointe le risque sanitaire

Dans son courrier, le maire affirme qu’aucune autorisation n’avait été délivrée et pointe le risque sanitaire engendré par un tel rassemblement, en pleine épidémie de coronavirus. Par ailleurs, la salle où s’est déroulée cette fête “fait l’objet d’un arrêté de fermeture depuis avril 2012”, affirme Azzédine Taïbi, qui a décidé de porter plainte contre l’organisateur de cette soirée et le propriétaire des lieux.

Les fêtes illégales semblent se multiplier depuis le déconfinement en Ile-de-France, indique France Bleu Paris. Le week-end dernier, 400 personnes se sont ainsi rassemblées à Montigny-le-Guesdier (Seine-et-Marne). À Montreuil (Seine-Saint-Denis), des riverains se sont plaints également de plusieurs soirées organisées au parc des Beaumonts.

La préfecture du Val-d’Oise interdit les rave, free-party et teknival 

De son côté la préfecture du Val-d’Oise a annoncé dans un communiqué mercredi 23 juillet, qu’elle interdit “les rassemblements festifs à caractère musical de type teknival, rave ou free-party du 24 au 27 juillet”, susceptible de regrouper plusieurs milliers de participants.

La préfecture veut “limiter les rassemblements” au sein du département en raison de la crise sanitaire du Covid-19, estimant que le virus “circule encore dans le département”. Cette mesure concerne “plus précisément la commune de Saint-Prix, au lieu-dit “Le faisan doré” et ses alentours” où se situe un bâtiment “frappé depuis mai 2018 d’un arrêté municipal de péril imminent caractérisant des dangers d’effondrements et de chutes pour tout éventuel occupant”.

Des questions de sécurité et de santé publique

Pour la préfecture, ce type de rassemblement non déclaré ne permet pas de “vérifier les mesures envisagées par l’organisateur pour garantir la sécurité, la salubrité, la tranquillité, l’hygiène et la santé publiques, notamment le respect des gestes barrières et les règles de distanciation physique”. La circulation des véhicules transportant du matériel de sonorisation “à destination d’un rassemblement festif à caractère musical” est également interdite durant cette période dans tout le département.

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