A 82 ans, Jane Fonda renonce à la chirurgie esthétique : “Je m’efforce de m’accepter, ce n’est pas facile”

Le culte de la jeunesse n’aura pas le dernier mot. Grand nom du cinéma, Jane Fonda a décidé de ne plus prêter attention à la pression des diktats de la beauté et n’aura donc plus recours à la chirurgie esthétique. À 82 ans, et comme elle l’a confié à l’édition canadienne du magazine Elle, la comédienne veut s’accepter telle qu’elle est.

On ne l’y reprendra plus. Lorsqu’on est une immense comédienne, à l’instar de Jane Fonda, l’image est notre outil de travail. Pendant plusieurs années, l’actrice de conviction, très engagée contre le réchauffement climatique, s’est fait un sang d’encre à l’idée de voir son image transformée par la vie et l’âge. Elle avait donc eu recours à plusieurs opérations de chirurgie esthétique afin de faire disparaître les effets du temps qui passe. Mais dans une interview récemment accordée à l’édition canadienne du magazine Elle, citée par People, Jane Fonda a confié que les diktats de la beauté ne l’influenceront plus.

Bien qu’elle soit soucieuse de son apparence, comme elle l’avoue sans honte ni culpabilité, entre elle et le bistouri, c’est terminé. “Il n’y aura plus de chirurgie plastique, je ne vais plus me couper”, a-t-elle officialisé. Derrière les strass et les paillettes, la sœur de Peter Fonda a souffert en essayant de correspondre à une idée perfectionniste et inaccessible de la beauté. Elle ne s’en cache pas et rappelle même ses années de bataille avec la boulimie, lutte qui a commencé dès son adolescence, et veut désormais s’ouvrir davantage à ses fans. “J’essaie de dire très clairement que cela a été une lutte longue et continue pour moi”, raconte-t-elle. Et de poursuivre : “je m’efforce de m’accepter, mais ce n’est pas facile”.

“J’ai fait de la chirurgie esthétique. Je ne suis pas fière du fait que j’en ai fait. Mais j’ai grandi définie par mon apparence”, disait-elle dans les colonnes du magazine W en 2015. Il faut dire que son statut de sex-symbol des années 1960 a pu contribuer à son envie d’avoir une apparence éternellement jeune. “Je me dis que cela me permettra d’exercer mon métier d’actrice dix ans de plus”, admettait l’actrice auprès de TV Mag. Et de regretter : “Je suis brave dans bien d’autres domaines, mais pas celui-ci”. Prête à dévoiler une image d’elle beaucoup plus réelle, sans artifice, celle qui a joué la carte gagnante du vintage et des cheveux gris lors de la dernière cérémonie des Oscars prend conscience qu’elle a le droit de s’accepter telle qu’elle est.

Crédits photos : Agence / Bestimage

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Le sérum : tout ce que vous ne savez pas sur le produit le plus efficace de la cosmétique

Il serait la Ferrari de la cosmétique et, pourtant, la plupart des Françaises ne savent pas quand, comment ni pourquoi utiliser ce produit.

S’il est un produit mal compris dans l’univers des cosmétiques, c’est bien le sérum. Les Coréennes et les Américaines sont depuis longtemps acquises à la cause de cette émulsion ultraconcentrée, à appliquer avant une crème (de jour ou de nuit), mais les Françaises, adeptes des basiques et des routines courtes, ont tendance à résister. «Pourtant, nous l’observons chez nos clientes, on peut reconnaître, à l’œil nu, une femme qui en utilise, affirme Marie-Laure Pons, directrice marketing international chez Sisley. Elle paraît clairement plus jeune que son âge.» Son profil ? Quinquagénaire aux rituels sophistiqués ou 30-40 ans à l’affût du meilleur résultat. Le prix d’un flacon high-tech (encore élevé, au minimum 40 % plus cher qu’une crème) ne saurait la dissuader d’en acheter… et d’en racheter.

Réponse cutanée ciblée

Le sérum apparaît dans les années 1980, âge d’or de la beauté et du désormais culte Advanced Night Repair d’Estée Lauder.

Depuis trois ans, en France, cette catégorie ne cesse d’augmenter dans le soin prestige. «L’industrie n’a pas inventé le sérum pour compliquer, par vice ou par plaisir, les rituels quotidiens ! Il ne faut pas le voir comme un geste contraignant, plutôt comme un réflexe à acquérir et qui, à long terme, paie, reprend Mme Pons. Grâce à sa texture particulière en affinité avec la peau et à ses actifs que l’on ne pourrait pas introduire dans une formule ordinaire, ce produit apporte une réponse cutanée ciblée (rides, fermeté…) en profondeur.»

Étymologiquement, il s’inspire du sérum sanguin – comme lui, il est fluide, transparent, ultrariche. Tout découle de cette galénique, aqueuse, qui permet une pénétration plus rapide et plus profonde. Il est né dans les années 1980, âge d’or de la beauté et du désormais culte Advanced Night Repair d’Estée Lauder. Depuis, les progrès des laboratoires (notamment en Asie) en ont fait un produit plaisir. Aux côtés des traditionnelles formules «vecteurs», qui pouvaient coller ou dessécher, sont apparues des émulsions fondantes, confortables, gélifiées et même huileuses (comme celle du dernier DermAbsolu d’Avène). «On sait aujourd’hui que le plaisir d’appliquer un soin influe sur son efficacité, continue Marie-Laure Pons. Les textures sont pensées en fonction des bénéfices : notre sérum concentré antirides Sisleÿa glisse sur la peau, tandis que la version “fermeté” enveloppe le visage.»

Notre sélection de sérums

Sérum Sisleÿa l’intégral anti-âge, Sisley, 375 € les 30 ml. Disponible sur sisley-paris.com.

Sérum Advanced Night Repair, Estée Lauder, 85 € les 30 ml. Disponible sur esteelauder.fr.

Sérum Hyalu B5, La Roche-Posay, 34,10 € les 30 ml. Disponible sur laroche-posay.fr.

Sublimage L’essence fondamentale, Chanel, 395 € les 40 ml. Disponible sur chanel.com.

“Bombe d’efficacité”

Quand et comment appliquer un sérum ? Les marques l’ont souvent vendu comme une cure de choc, au point de créer la confusion : il s’utilise en réalité quotidiennement, matin et/ou soir, selon les problématiques de la peau. Outre les rides et la perte de fermeté, il peut cibler la sécheresse, le manque d’éclat ou les taches.

Faut-il le choisir dans la même gamme que son soin classique ? «Voilà encore une incompréhension liée au marketing et aux argumentaires des vendeuses pour promouvoir ce produit : non, le sérum n’est pas un soin complémentaire qui va préparer la peau à la crème, ni la version concentrée de cette dernière. C’est une étape essentielle, la plus performante dans l’arsenal cosmétique, souligne la dermatologue Marilyne Plasqui, à Paris. J’irais même plus loin en disant que s’il fallait choisir entre une crème et un sérum, je conseillerais le sérum. Autant investir dans une bombe d’efficacité. La crème, sauf pour les peaux très sèches, est une histoire de confort, d’hydratation superficielle. D’ailleurs, les dernières générations de sérums peuvent se porter seuls.»

En vidéo,huit erreurs à ne plus commettre pendant le démaquillage

Bars à sérums personnalisés

Elixseri, une jeune ligne suisse, l’a bien compris. Développée par trois expertes, formées dans les gros groupes de l’industrie, (Alicia Schweiger pour le business, Faïza Cochrane-Janselme au marketing et l’esthéticienne médicale Marina Jovicic), elle ne propose que des sérums. Cinq formules le plus pures possible, naturelles à 99 %, combinables entre elles ou avec d’autres pour traiter l’hydratation (Rescue Diver), la fermeté (Firm Conviction), les rides (Smooth Player), les signes de stress cutané (Skin Meditation), les défauts de pigmentation (Opening Act). «Nos sérums sont des spécialistes, les Ferrari des soins de la peau, ils boostent n’importe quelle routine, raconte Alicia Schweiger. Nous n’avons créé aucune crème car nous sommes convaincues que les sérums représentent le futur de la cosmétique.»

Une vision partagée par Apot.care, dont les 10 compositions sont à superposer d’après un diagnostic en ligne. De même, plusieurs laboratoires français travaillent à des concepts de bars à sérums personnalisés, qui devraient voir le jour cette année.

Cet article, publié en février 2019, a fait l’objet d’une mise à jour.

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Le sérum : tout ce que vous ne savez pas sur le produit le plus efficace de la cosmétique

Il serait la Ferrari de la cosmétique et, pourtant, la plupart des Françaises ne savent pas quand, comment ni pourquoi utiliser ce produit.

S’il est un produit mal compris dans l’univers des cosmétiques, c’est bien le sérum. Les Coréennes et les Américaines sont depuis longtemps acquises à la cause de cette émulsion ultraconcentrée, à appliquer avant une crème (de jour ou de nuit), mais les Françaises, adeptes des basiques et des routines courtes, ont tendance à résister. «Pourtant, nous l’observons chez nos clientes, on peut reconnaître, à l’œil nu, une femme qui en utilise, affirme Marie-Laure Pons, directrice marketing international chez Sisley. Elle paraît clairement plus jeune que son âge.» Son profil ? Quinquagénaire aux rituels sophistiqués ou 30-40 ans à l’affût du meilleur résultat. Le prix d’un flacon high-tech (encore élevé, au minimum 40 % plus cher qu’une crème) ne saurait la dissuader d’en acheter… et d’en racheter.

Réponse cutanée ciblée

Le sérum apparaît dans les années 1980, âge d’or de la beauté et du désormais culte Advanced Night Repair d’Estée Lauder.

Depuis trois ans, en France, cette catégorie ne cesse d’augmenter dans le soin prestige. «L’industrie n’a pas inventé le sérum pour compliquer, par vice ou par plaisir, les rituels quotidiens ! Il ne faut pas le voir comme un geste contraignant, plutôt comme un réflexe à acquérir et qui, à long terme, paie, reprend Mme Pons. Grâce à sa texture particulière en affinité avec la peau et à ses actifs que l’on ne pourrait pas introduire dans une formule ordinaire, ce produit apporte une réponse cutanée ciblée (rides, fermeté…) en profondeur.»

Étymologiquement, il s’inspire du sérum sanguin – comme lui, il est fluide, transparent, ultrariche. Tout découle de cette galénique, aqueuse, qui permet une pénétration plus rapide et plus profonde. Il est né dans les années 1980, âge d’or de la beauté et du désormais culte Advanced Night Repair d’Estée Lauder. Depuis, les progrès des laboratoires (notamment en Asie) en ont fait un produit plaisir. Aux côtés des traditionnelles formules «vecteurs», qui pouvaient coller ou dessécher, sont apparues des émulsions fondantes, confortables, gélifiées et même huileuses (comme celle du dernier DermAbsolu d’Avène). «On sait aujourd’hui que le plaisir d’appliquer un soin influe sur son efficacité, continue Marie-Laure Pons. Les textures sont pensées en fonction des bénéfices : notre sérum concentré antirides Sisleÿa glisse sur la peau, tandis que la version “fermeté” enveloppe le visage.»

Notre sélection de sérums

Sérum Sisleÿa l’intégral anti-âge, Sisley, 375 € les 30 ml. Disponible sur sisley-paris.com.

Sérum Advanced Night Repair, Estée Lauder, 85 € les 30 ml. Disponible sur esteelauder.fr.

Sérum Hyalu B5, La Roche-Posay, 34,10 € les 30 ml. Disponible sur laroche-posay.fr.

Sublimage L’essence fondamentale, Chanel, 395 € les 40 ml. Disponible sur chanel.com.

“Bombe d’efficacité”

Quand et comment appliquer un sérum ? Les marques l’ont souvent vendu comme une cure de choc, au point de créer la confusion : il s’utilise en réalité quotidiennement, matin et/ou soir, selon les problématiques de la peau. Outre les rides et la perte de fermeté, il peut cibler la sécheresse, le manque d’éclat ou les taches.

Faut-il le choisir dans la même gamme que son soin classique ? «Voilà encore une incompréhension liée au marketing et aux argumentaires des vendeuses pour promouvoir ce produit : non, le sérum n’est pas un soin complémentaire qui va préparer la peau à la crème, ni la version concentrée de cette dernière. C’est une étape essentielle, la plus performante dans l’arsenal cosmétique, souligne la dermatologue Marilyne Plasqui, à Paris. J’irais même plus loin en disant que s’il fallait choisir entre une crème et un sérum, je conseillerais le sérum. Autant investir dans une bombe d’efficacité. La crème, sauf pour les peaux très sèches, est une histoire de confort, d’hydratation superficielle. D’ailleurs, les dernières générations de sérums peuvent se porter seuls.»

En vidéo,huit erreurs à ne plus commettre pendant le démaquillage

Bars à sérums personnalisés

Elixseri, une jeune ligne suisse, l’a bien compris. Développée par trois expertes, formées dans les gros groupes de l’industrie, (Alicia Schweiger pour le business, Faïza Cochrane-Janselme au marketing et l’esthéticienne médicale Marina Jovicic), elle ne propose que des sérums. Cinq formules le plus pures possible, naturelles à 99 %, combinables entre elles ou avec d’autres pour traiter l’hydratation (Rescue Diver), la fermeté (Firm Conviction), les rides (Smooth Player), les signes de stress cutané (Skin Meditation), les défauts de pigmentation (Opening Act). «Nos sérums sont des spécialistes, les Ferrari des soins de la peau, ils boostent n’importe quelle routine, raconte Alicia Schweiger. Nous n’avons créé aucune crème car nous sommes convaincues que les sérums représentent le futur de la cosmétique.»

Une vision partagée par Apot.care, dont les 10 compositions sont à superposer d’après un diagnostic en ligne. De même, plusieurs laboratoires français travaillent à des concepts de bars à sérums personnalisés, qui devraient voir le jour cette année.

Cet article, publié en février 2019, a fait l’objet d’une mise à jour.

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Rihanna sans maquillage : elle assume un immense bouton sur son visage

On ne le répétera jamais assez : Rihanna n’a que faire des diktats de la mode. Elle qui met en avant tous les types de beauté grâce à ses collections griffées Fenty a suivi l’exemple, sur Instagram, en assumant un bouton bien rouge situé près du menton.

Pas de chichi entre nous ! Sur les réseaux sociaux, Rihanna a inauguré 2020 en partageant une photographie un poil inattendue. Elle qui est devenue la reine du maquillage en développant la marque Fenty Beauty, s’est effectivement dévoilée superbe au naturel. En prime, la chanteuse a décidé d’assumer à 12 000% l’immense bouton qui fleurit au bas de son visage… et elle a bien raison. “Premier selfie de l’année“, écrit-elle tout simplement. Serait-elle, à l’exemple d’Alicia Keys, en train de devenir adepte du mouvement No Make Up contre l’injonction à être glamour ? Difficile à dire, sachant qu’elle est une des reines du business cosmétique.

Mais elle est comme ça, Rihanna. Plutôt que de développer de nouveaux titres – on désespère depuis la sortie d’Anti en 2016 –, elle a investi le milieu de la mode histoire de casser les codes fatigants installés depuis les siècles derniers. Pour ses collections de lingerie, elle n’a jamais hésité à mettre en avant des physiques considérés comme atypiques, des silhouettes différentes de celles qui apparaissent sur papier glacé. Il y a peu, elle rendait hommage à l’un de ces modèles, Mama Cāx, icône de la mode malgré la maladie qui l’a privée d’une jambe. “Une reine. Une force, écrit Rihanna. Une pile électrique qui a apporté sa force aux défilés de Savage X Fenty cette année, en inspirant tant de gens à travers le globe.”

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first selfie of the year doe. #2020

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Pas étonnant que, malgré les apparences, la jeune femme de 31 ans soit au bout du rouleau. Rihanna, qui cumule sa carrière musicale à ses marques de produits de beauté, de lingerie, de vêtements de luxe et à sa fondation caritative a décidé, à la fin de l’année 2019, de prendre soin d’elle. “À tous mes amis, ma famille et mes collaborateurs vers qui je dois revenir depuis ces derniers mois… pardonnez-moi. Cette année a été surchargée et je travaille sur ce truc qui s’appelle l’équilibre. Je reviendrai”, révélait-elle sur Instagram. On espère qu’un petit album accompagnera ce come-back très attendu.

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Miss France 2020 : cet horrible drame vécu par Meissa Ameur (Miss Auvergne) quelques jours avant son élection

Pressentie au titre de Miss France 2020, Meissa Ameur (Miss Auvergne) se confie, lors d’une interview accordée à Paris Match, sur le décès de son père, quelques jours seulement avant son élection…

L’élection Miss France 2020 approche à grands pas. Le 14 décembre prochain, les téléspectateurs de TF1 auront la lourde responsabilité d’élire la reine de beauté qui succédera à Vaimalama Chaves, Miss France 2019. Cette année, parmi les 30 candidates pressenties au titre de Miss France, on retrouve Meissa Ameur, Miss Auvergne. Le 30 novembre dernier, lors d’un entretien accordé à Paris Match, la jeune femme de 21 ans, originaire de Clermont-Ferrand, s’est confié sur l’un des événements les plus douloureux de sa vie, à savoir le décès de son père, le 18 octobre dernier, quatre jours avant son élection. “Bien que l’aventure fut un rêve depuis toujours et me tenait particulièrement à cœur, je ne devais pas y participer car mon père était en phase terminale, explique-t-elle.

Mais avant de mourir, son père a tenu a lui faire passer un message…“Il ne parvenait plus à parler, mais il a quand même réussi à m’écrire sur un papier le nombre 18. J’ai compris que c’était la fin et qu’il insistait pour que je participe au concours”, raconte Miss Auvergne qui accorde une grande importance à l’isolement des personnes âgées et au droit des femmes.

Aujourd’hui, si Meissa Ameur participe au concours de beauté diffusé chaque année sur TF1, c’est avant tout pour respecter la dernière volonté de son papa… Un événement que les deux complices suivaient avec attention depuis longtemps. “Je sais qu’il veille sur moi et qu’il est le plus heureux. Déjà enfant, je regardais les élections de Miss France chaque année avec lui. Lors de ces soirées il me disait ‘un jour viendra ton tour'”, confie cette grande passionnée de sport. Miss Auvergne sera-t-elle élue Miss France 2020 ? C’est à vous de décider !

Crédits photos : © BERTRAND NOEL/SIPA/ENDEMOLSHINE/TF1 – Robe : Jonas Olousouzian Couture, Coiffure : St Algue, Maquillage : Sothys

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Dans les coulisses du premier Bal des débutantes en 1958

Alors que le 30 novembre, les jeunes « filles de » feront leur entrée dans le monde, Le Figaro Archives (En partenariat avec l’INA) vous propose de revivre le premier Bal des débutantes qui a eu lieu le 10 juillet 1958 à l’Orangerie du château de Versailles.

Le maître des cérémonies en compagnie de la duchesse de Maillé accueillent, au pied des marches de l’Orangerie du château de Versailles, les débutantes dont les patronymes évoquent les grandes familles aristocratiques et de la haute-bourgeoisie françaises et américaines : Mademoiselle de Clermont-Tonnerre, Mademoiselle Claudel, Miss Hearst ou Miss Kent. Les cinquante débutantes américaines sont toutes vêtues de longues robes blanches, les deux-cents françaises sont plus hardies et portent des robes de grands couturiers parfois très courtes et très colorées : Patou, Lanvin, Christian Dior.
Leurs chevaliers servants sont plus nombreux que les jeunes filles ; la règle édictée par le guide du savoir-vivre : deux cavaliers et demi pour chaque danseuse est respectée. La plupart d’entre eux ont été sélectionnés par leurs grandes écoles pour leur mérite et leur intelligence; ils portent l’uniforme de Saint-Cyr ou de Polytechnique. Le journaliste du Figaro, Jean Fayard (1), dicte par téléphone le récit de cette somptueuse soirée.

Lire aussi » Stella Belmondo, une princesse d’Orléans, les filles Iglesias… Qui sont les débutantes du Bal 2019 ?

Article paru dans Le Figaro du 12-13 juillet 1958

En suivant les premiers pas des débutantes hier soir, dans le château du Roi-Soleil…

En bas des marches, les arrivants sont annoncés par un huissier.

Quand Louis XIV a fait construire l’Orangerie par Mansart, il ne songeait qu’à abriter des orangers et non pas à une guerre de préséances avec l’Angleterre. Pourtant c’est ce qui s’est produit en 1958. La cour de Buckingham ayant abandonné la tradition des fameux bals annuels où l’on présentait les « débutantes » à la reine, cette tradition étant considérée comme surannée, la France a pensé pouvoir reprendre la succession de la Maison de Hanovre.
C’est pourquoi un comité a décidé d’organiser ce vaste bal où l’on accueille aujourd’hui avec les jeunes filles de Paris, trente-six débutantes qui nous sont envoyées d’Amérique.
L’événement est d’une importance considérable si l’on en juge par l’embouteillage des voitures et par l’animation qui agite tout Versailles ce soir. L’accès à l’Orangerie n’est pas très facile, car les allées sont étroites, mais le service d’ordre fait de son mieux cependant que les trompes de chasse du rallye « Quand Même » sonnent afin de saluer les invités.

Pour entrer à l’Orangerie, qui est en demi-sous-sol, il faut descendre un escalier. Cet escalier est tapissé de rouge et sur chaque marche se tient un laquais en perruque poudrée, porteur d’un flambeau. En bas des marches, les arrivants, annoncés par un huissier, sont présentés à ceux qui nous reçoivent ce soir chez le Roi-Soleil: la duchesse de Maillé, M. Saltet, architecte conservateur en chef du domaine, Mrs Houghton, femme de l’ambassadeur des Etats-Unis, Mme Guérin et le duc de Brissac, en superbe habit rouge, qui n’est autre que le bouton de maître d’équipage de Bonnelles.
Il y a quelque chose de disparate dans le costume des danseurs. Les uns portent l’habit, d’autres le smoking, certains le smoking blanc, les saint-cyriens, les polytechniciens et les officiers américains du S.H.A.P.E. sont naturellement revêtus de leur uniforme et j’ai même remarqué cinq ou six jeunes gens en parfait complet veston.

Au début, jeunes gens et jeunes filles s’observent comme des boxeurs

Les débutantes américaines descendent d’avion à l’aéroport d’Orly.

Les jeunes filles sont très belles. On nous avait dit que les Américaines porteraient toutes des robes blanches et les Françaises toutes des robes de couleur. Cela n’est pas tout à fait exact pour les Françaises, qui ont quelques fois des robes blanches; mais elles se sont efforcées de les agrémenter d’une ceinture, d’une écharpe ou d’une fleur. Les Américaines, elles, sont strictement parées de blanc lilial et leurs robes sont de beaucoup plus grande cérémonie que les nôtres. La plupart très larges et très bouffantes, jusqu’à prendre une allure de crinoline, ce qui ne facilitera pas la tâche des danseurs de rock and roll. Au début, jeunes gens et jeunes filles s’observent comme des boxeurs au premier round et ils s’aventurent assez timidement sur la piste, tandis que l’orchestre de l’Eléphant Blanc joue des sambas et des calypsos. Les Américains de Meyer Davis prennent le relai quand la chaleur communicative des soirées produit son effet.

Le coup d’oeil d’ensemble est fort joli, car un éclairage indirect très savant souligne la courbe du plein cintre de la voûte. À l’endroit où l’on n’a pas mis de parquet à danser, le sol est assez inégal sous le tapis rouge et les femmes doivent poser leurs pas avec attention. C’est une salle de bal assez inhabituelle, tout en longueur, qui rappelle un peu une station de métro de Moscou ou une cave de Reims, un jour de grande cérémonie chez ces messieurs du champagne. Ce soir il n’y a a pas, comme à Reims, de robinet de champagne devant chaque convive, mais cela n’empêche pas ce breuvage de couler à flots, d’autant plus que le whisky n’a pas été admis à cette soirée purement française, qu’il fait chaud et que la jeunesse a bon appétit. Comme on l’avait annoncé, les Françaises portent un insigne représentant le soleil de Versailles et les Américaines l’étoile des Etats-Unis. Ces insignes sont très jolis et contribuent à parer les débutantes des deux rives de l’Atlantique.

À minuit et demi commence le cotillon à la mode des bals de 1900, c’est à dire la distribution des cadeaux. Le duc de Briassac charge les garçons de les porter à leurs danseuses, mais la cohue est telle qu’il s’ensuit un bel embouteillage et que M. de Brissac reporte à plus tard la fin de cette cérémonie. Et, en attendant, tout le monde va assister au spectacle « Son et lumière » qui évoque les grandes ombres des grands siècles de Versailles.

Si le Roi-Soleil n’avait pas pensé à la guerre des bals avec l’Angleterre, il n’avait malheureusement pas pensé non plus au téléphone. Il n’y a qu’un appareil dans l’Orangerie et il est pris d’assaut. J’ai préféré aller dans un café de la ville et c’est d’une succursale démocratique du château, de chez « L’Ami Louis » que je téléphone cet article.
Jean Fayard.

Extraits de l’article Versailles-Gazette paru dans “Le Figaro” du 10 juillet 1958

Le duc de Brissac et Gloria Kent au Bal des débutantes à Versailles.

…Le comité ne sait plus où donner de la tête. Tous les quarts d’heure lui parvient une invitation pour « la plus jolie jeune fille de Paris » ou « une des beautés incontestées du Texas ».
…« Forcez sur le pain de mie » a dit le duc de Brissac, président du comité au traiteur Scott, chargé du buffet, « car la nuit, les jeunes ont la fringale ».
…Toutes les danseuses bénéficieront d’une assurance-danse pour couvrir les risques du tcha-tcha-tcha ou du rock and roll.

(1) Jean Fayard, né en 1902 et mort en 1978, a été écrivain, journaliste et directeur de la maison d’édition Fayard. Petit-fils du fondateur des éditions Fayard, il a reçu le prix Goncourt en 1931 pour son roman Mal d’amour et le prix Louis Barthou pour Je m’éloigne en 1978.

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Amoureux des chats ? Ce beau livre est pour vous

Pionnier de la photographie de chat, Walter Chandoha est à l’honneur d’un beau livre qui retrace son impressionnante carrière de portraitiste félin, des images aussi léchées qu’attendrissantes qui annonçaient avant l’heure la naissance de la culture du meme.

Comme pour beaucoup, l’histoire photographique de Walter Chandoha commence avec l’appareil photo familial, un modèle Kodak trouvé dans la maison de son enfance. De la curiosité pour l’objet nait une passion qu’il développera tout le long de son adolescence, puisant dans des manuels de photographie le savoir nécessaire qui le conduira à travailler comme reporter pendant la seconde Guerre Mondiale. À son retour, il intègre l’université de New York où il suit des études de marketing et démarre en parallèle un travail de documentation de la vie quotidienne de la ville, des étudiants de son campus aux voyageurs de Penn Station.

© courtesy of Taschen

Une rencontre déterminante

C’est en rentrant de l’école, un soir, qu’il croise le chemin de celui qui deviendra sa muse, un chat errant qu’il baptise Loco et photographie sous tous les angles. Pris de passion pour son nouveau sujet, il se spécialise rapidement dans la photographie féline, exerçant un minutieux travail de composition et de lumière inspiré d’artistes comme Vermeer ou Foujita. Jamais la figure familière du chat n’avait été magnifiée de la sorte et Walter Chandoha devient rapidement la référence de la photographie animalière aux États-Unis, un Richard Avedon du chat à qui les éditions Taschen consacrent aujourd’hui un beau-livre.

Son chat Loco

© courtesy of Taschen

© courtesy of Taschen

Le précurseur de la culture du meme

Décédé le 11 janvier 2019, ce pionnier du sujet devenu le plus populaire d’Internet avait de particulier qu’il traitait ses sujets avec autant d’exigence et de précision qu’un modèle humain, inscrivant le chat dans une esthétique léchée proche du glamour qu’il a longtemps mis au service de la publicité, de campagnes de communication dans lesquelles il accompagnait ses clichés de slogans amusants, et d’artistes comme Andy Warhol, à qui ses portraits ont inspiré un livre d’illustration de chats. De ses clichés de rue en noir et blanc à ses compositions glamour, Cats retrace la riche carrière de Walter Chandoha, père des Lol-Cats et précurseur de la culture du meme.

© courtesy of Taschen

© courtesy of Taschen

Walter Chandoha. Cats. Photographs 1942–2018, de Susan Michals et Reuel Golden, Taschen, 296 pages, 40 €.

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