Le roman « Soumission » de Michel Houellebecq va être adapté au cinéma

Après Extension du domaine de lutte en 1999 et Les particules élémentaires en 2006, un troisième roman de Michel Houellebecq aura droit à son adaptation cinématographique. Il s’agit cette fois de l’un de ses ouvrages les plus polémiques, intitulé Soumission. Ce récit d’anticipation, paru le 7 janvier 2015, jour des attentats de Charlie Hebdo, raconte l’arrivée au pouvoir en France du candidat d’un parti politique islamique en 2022.

Alors que le casting est toujours en cours de constitution, la production a d’ores et déjà annoncé que Jean-Paul Rouve (Les Tuches, RRRrrrr!!!) incarnerait le protagoniste de l’histoire du long-métrage réalisé par Guillaume Nicloux.

Le cinéaste de 53 ans est un proche de Michel Houellebecq, qu’il a mis en scène dans L’Affaire Gordji, un téléfilm de Canal+ (2012), L’Enlèvement de Michel Houellebecq, une comédie diffusée sur Arte en 2014, et Thalasso (2019), avec Gérard Depardieu.

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« De si bons amis » seraient incapables d'une telle vacherie

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  • Aujourd’hui, « De si bons amis » de Joyce Maynard, paru le 16 janvier 2020 aux Éditions Philippe Rey.

CharlyLivres, contributrice du groupe de lecture « 20 Minutes Livres », vous recommande De si bons amis de Joyce Maynard, paru le 16 janvier 2020 aux Éditions Philippe Rey.

Sa citation préférée :

« Peut-être qu’on pourrait t’adopter, tout simplement, comme Lillian, Sammy et Rocco. » Certains auraient pu se sentir offensés, mais avec Ava, il n’existait pas de meilleur compliment que de se voir comparé à l’un de ses chiens.”

Pourquoi ce livre ?

  • Parce que le roman détaille les différentes étapes qui conduisent à la manipulation des personnes les plus vulnérables : savoir se rendre indispensable auprès d’elles et leur faire couper les ponts avec leur entourage. Les victimes embrigadées par des esprits pervers ne se rendent pas compte de ce qui leur arrive, d’où, la difficulté de s’en défaire, jusqu’à la révélation d’une vérité qui surgit de manière abrupte.
  • Parce que le lecteur se prend au jeu, bien qu’on sente que quelque chose cloche dès le départ. Pourquoi ce couple excentrique et fortuné s’intéresserait-il à une mère qui a perdu la garde de son fils, alors même qu’ils semblent être plus attachés aux chiens qu’aux êtres humains ? Une domination qui va s’effectuer à tous les niveaux : professionnel, familial et affectif.
     

L’essentiel en 2 minutes

L’intrigue. Une mère divorcée perd la garde de son fils pour conduite en état d’ébriété. Depuis, elle vivote pour essayer de mieux gagner sa vie et revoir son fils de temps en temps. Son avenir incertain est bousculé lorsqu’elle rencontre un couple fortuné qui va l’accueillir comme un membre de la famille.

Les personnages. Helen, mère qui se bat pour voir le plus souvent son fils. Ava et Swift Havilland, riche couple excentrique qui n’hésite pas à évoquer sa vie sexuelle intense.

Les lieux. La région de San Francisco.

L’époque. Actuelle, quand on ne sait plus trop à qui se fier.

L’auteur. Joyce Maynard est collaboratrice de magazines de presse écrite et de radios. Elle est l’auteure de nombreux romans dont Long week-end, Les filles de l’ouragan, L’homme de la montagne ou Prête à tout,
adapté par Gus Van Sant au cinéma.

Ce livre a été lu en savourant ma vie simple mais heureuse.

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Roman Polanski aux César : la cérémonie menacée par des associations féministes ?

Après la signature par de nombreuses stars d’une pétition pour dénoncer le fonctionnement de l’Académie des César, une dizaine d’associations féministes se sont manifestées à l’encontre de Roman Polanski. Dans une lettre ouverte publiée en exclusivité par Le Parisien, elles appellent à ne pas voter pour le film du réalisateur, “J’accuse”. Non Stop People vous en dit plus.

Depuis plusieurs semaines, la cérémonie des César se dévoile dans les médias. En attendant le 28 février prochain – date à laquelle l’évènement sera retransmis en direct et en clair sur Canal+ – l’Académie des César a dévoilé l’affiche de cette 45e édition qui met à l’honneur l’actrice française d’origine danoise Anna Karina. Si Florence Foresti a été choisie pour présenter cette prestigieuse soirée, Sandrine Kiberlain succède à Kristin Thomas Scott comme présidente.

Mais c’est surtout la liste des nommés révélée le 29 janvier dernier qui fait énormément parler. En effet, le film “J’accuse” de Roman Polanski est en tête des nominations (12 catégories au total). Une consécration qui passe mal au vu des nombreux témoignages à l’encontre du réalisateur, accusé de viol par plusieurs actrices. Sur le plateau de “Morandini Live”, la féministe Sophie Tissier n’avait pas mâché ses mots à l’encontre du réalisateur, chargeant au passage les César.

Un appel à voter contre Roman Polanski

Après la signature par 200 personnalités d’une pétition à charge contre l’Académie, une dizaine d’associations féministes ont appelé à voter contre Roman Polanski aux César dans une lettre ouverte publiée mardi 11 février par Le Parisien. “12 nominations aux César pour le film ‘J’accuse’ de Roman Polanski. 12, comme le nombre de femmes qui l’accusent de viols pédocriminels. Les associations et personnalités féministes seront là le 28 février 2020 à la cérémonie des César pour appeler à dire NON à la célébration d’un violeur qui silencie les victimes (…) Par ces 12 nominations, le monde du cinéma a apporté un soutien franc et inconditionnel à un violeur en cavale, qui a reconnu avoir drogué et violé une enfant de 13 ans et a fui la justice américaine”.

Dans la suite de cette lettre ouverte, elles demandent aux “4 313 professionnel.les du cinéma” de ne pas voter pour le film de Roman Polanski, “J’accuse”. Elles demandent également à ce que “l’hypocrisie” cesse. Et de poursuivre : “En 2020, vous avez la responsabilité de prendre position et de refuser de décorer un violeur pédocriminel qui se pose en victime”. En novembre dernier, un groupe de féministes était venu perturber l’avant-première du film de Roman Polanski dans un cinéma parisien. À la suite de cette mobilisation, la projection de l’oeuvre avait été annulée.

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« Après (l'effondrement) le monde » sera-t-il meilleur ?

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  • Aujourd’hui, « Après le monde » d’Antoinette Rychner, paru le 15 janvier 2020 aux Éditions Buchet-Chastel.

Ticaribo, contributrice du groupe de lecture « 20 Minutes Livres » et auteure, vous recommande Après le monde d’Antoinette Rychner, paru le 15 janvier 2020 aux Éditions Buchet-Chastel.

Sa citation préférée :

« Nous mourrons dans l’espérance de laisser aux futures générations un patrimoine fertile, une Terre habitable, et, à notre Terre, des enfants soignés de notre narcissisme, de notre orgueil et de notre ignorance. »

Pourquoi ce livre ?

  • Parce que c’est une vision originale du thème de l’effondrement, mêlant un récit classique du narrateur à une sorte de chant épique avec comme sujet un « nous » féminin qui met en scène les péripéties de ces vies bouleversées par une catastrophe située en 2022.
  • Parce que c’est un livre qui me semble extrêmement bien documenté, avec un contexte décrit très précisément dans des domaines divers, permettant de se projeter dans différentes situations avec réalisme.
  • Parce que ce roman visionnaire nous met en face de questions vertigineuses, d’autant plus angoissantes que le temps du récit est contemporain au nôtre, et que les problèmes évoqués font déjà plus ou moins partie de nos vies.
  • Parce que malgré la noirceur de l’histoire, la trame est faite aussi de moments de partage, et on sent presque toujours sous-jacent un espoir têtu, celui d’une humanité qui transparaîtra au moins dans l’art qu’elle ne cesse de produire, même au fin fond d’une réalité tragique.

L’essentiel en 2 minutes

L’intrigue. En 2022, un gigantesque cyclone aux Etats-Unis entraîne un effondrement planétaire de tous les systèmes actuels. On suit quatre personnages au gré de leurs dérives dans ce monde ravagé, qui essaie de se reconstruire, et dont les événements sont écrits et chantés par les deux femmes du groupe.

Les personnages. Il y en a beaucoup, mais on en suit particulièrement quatre : un couple Olivier et Christelle, leur petite fille Jana, et l’amie de Christelle qui les accompagne, Barbara.

Les lieux. L’Europe, surtout, à travers plusieurs pays, dont la Suisse, les Balkans, la Suède, l’Allemagne, la France.

L’époque. De 2022 à 2049, mais est évoquée aussi la période antérieure, fin du XXe et début du XXIe siècle.

L’auteur. Antoinette Rychner est une autrice suisse née en 1979, formée aux techniques du spectacle et aussi dramaturge. Elle a aussi écrit des nouvelles.

Ce livre a été lu emportée par la vague, à la fois terrifiée et fascinée.

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« Une fille de perdue c'est… » un bon roman tout trouvé

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  • Aujourd’hui, « Une fille de perdue c’est… une fille de perdue » de Claire Renaud, paru le 8 janvier 2020 aux Éditions Sarbacane.

Anne-So Echos de Mots, blogueuse littéraire jeunesse et contributrice du groupe de lecture « 20 Minutes Livres », vous recommande Une Fille de Perdue c’est… Une Fille de Perdue de Claire Renaud, paru le 8 janvier 2020 aux éditions Sarbacane.

Sa citation préférée :

Cette fille-là fait de son corps un piège. Moi, je disais “un instrument de grâce”. Maintenant, je dis aussi un piège.

Pourquoi ce livre ?

  • Parce que c’est un roman-doudou. Il y a quelque chose de délicat, de fondamental et de tendre dans cette histoire de jeune homme au cœur brisé par son premier amour. Le héros, Marcel, est un garçon sensible et fragile, attachant, terriblement humain et donc certainement pas dénué de défauts. J’ai aimé sa personnalité si vraie, ses coups de sang, ses coups de blues et toutes ces émotions qui lui collent à la peau, balancées désespérément aux visages de ceux qui l’entourent.
  • Parce que ce roman peut faire écho à beaucoup d’entre nous ayant eu le cœur brisé au moins une fois. Les émotions de Marcel, ses propos parfois injustes et ses idées quelques fois extrêmes révèlent une véritable déchirure qui semble, sur le moment, insurmontable. Ses émotions sont universelles et c’est l’une des grandes forces de ce roman.
  • Parce que les personnages secondaires sont une véritable force dans ce roman de Claire Renaud. Le héros est terriblement bien entouré et, si le lecteur aimerait pouvoir le protéger, ce sont bel et bien ses amis de papier qui s’en charge. Ils sont tous marquants et touchants à leur manière et forment une vraie famille pour le héros qui manque d’un contexte familial sain. En effet, Marcel vit seul avec une mère alcoolique rendue imbuvable et cruelle par sa maladie.
  • Parce que Claire Renaud a l’intelligence de ne pas nous offrir un héros lisse, qui s’apitoie sur son sort et qui souffre comme un saint. Marcel fait des erreurs au nom de son cœur brisé et, parfois, ses erreurs sont inacceptables. Ainsi, l’autrice n’hésite pas à faire entrer en jeu des thèmes forts et difficiles lorsque son héros dépasse les limites avec celle qui le fait souffrir.
  • Parce que c’est un roman pertinent, à la fois triste et lumineux ; plein de découragement mais porteur d’espoir. Les émotions sont brutes, les amitiés sont belles et fortes et les personnages très touchants. Se plonger dans ce roman c’est s’offrir un très beau moment de lecture porté par la plume douce, poétique et percutante de Claire Renaud.
     

L’essentiel en 2 minutes

L’intrigue. Un jour tu m’as quitté. Sans préavis. Tu m’as tendu une lettre, toi qui n’en écrivais jamais, pour me dire que nous deux, c’était fini Toi, la solaire Aurélia, ma belle, mon tout. Je n’ai pas compris. Je cherche des raisons, je réécris l’histoire et je me perds.

Les personnages. Marcel est un jeune homme au cœur brisé et, donc, aux émotions à fleur de peau. Il est parfois trop extrême, mais est entouré de sa famille de cœur pour l’aider à ne pas dépasser les bornes (et pour se venger, aussi, un peu !).

Les lieux. L’histoire a lieu à Meaux, en Seine-et-Marne.

L’époque. Le roman se déroule de nos jours.

L’auteur. Claire Renaud est une romancière française. Après des études en philosophie, elle se dirige vers le milieu de l’édition et devient éditrice chez Fleurus. Elle signe aujourd’hui de nombreux romans jeunesse et notamment Les Quatre Gars, également paru aux éditions Sarbacane.

Ce livre a été lu avec plaisir par Anne-So Echos de Mots,
blogueuse spécialisée dans la littérature jeunesse et ado. « Pour moi, la lecture peut être aussi bien un plaisir personnel dans lequel on court se réfugier qu’une excuse pour échanger et rencontrer d’autres lecteurs. Je suis une amoureuse des mots toujours intéressée par de nouvelles découvertes. »

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Et si « Les corps conjugaux » cachaient un lourd secret?

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  • Aujourd’hui, « Les corps conjugaux » de Sophie de Baere, paru le 22 janvier 2020 aux Éditions JC Lattès

Amandine Roulland, contributrice du groupe de lecture « 20 Minutes Livres » et blogueuse, vous recommande Les Corps conjugaux de Sophie de Baere, paru le 22 janvier 2020 aux Éditions JC Lattès.

Sa citation préférée :

« Un temps, elle a vénéré l’esprit maternel de sa cadette, admiré cette femme d’à peine trente ans qui avait choisi de tout perdre pour protéger sa famille de l’infamie. »

Pourquoi ce livre ?

  • Parce que dans ce puzzle à reconstituer, ce qui compte, ce sont les petits bouts abîmés. Un secret de famille révélé et les enfants trinquent.
  • Parce que Sophie de Baere, comme Maupassant en son temps, fait d’une histoire invraisemblable au départ, des croquis de vie.
  • Parce que l’écriture, comme le travail de la grand-mère couturière du roman, est parfaite. On peut regarder à l’envers et tout correspond.
  • Parce que l’auteure parle d’une femme de chair et de sang et pas seulement d’un esprit.

L’essentiel en 2 minutes

L’intrigue. Dix-huit ans pile, Alizia fuit sa campagne pour monter à Paris. Se construire une nouvelle vie, croire que l’amour peut tout changer. Avoir même un beau bébé. Mais voilà, maman lui apprend un lourd secret et Alizia disparaît.

Les personnages. Entourée du tiot frère handicapé mental et d’une sœur transparente, Alizia joue les Miss à la Foire de Bolbec pour plaire à maman solo. Puis il n’y a plus que le regard sur elle de Jean qui compte. Alors pourquoi quelques jours après leur mariage, la belle se fait la malle ?

Les lieux. La grisaille de l’enfance à Bolbec contraste avec la vie rêvée en rose parisienne. Mais d’un coup une touche de noir fait virer le tout au rouge sang.

L’époque. De nos jours, quand il existe toujours des différences de classe.

L’auteur. Sophie de Baere enseigne à Nice. Elle est également auteure et compositrice de chansons françaises.

Ce livre a été lu avec l’émotion de retrouver Bolbec, ville beaucoup moins grise pour moi que dans ce roman.

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César 2020 : J’Accuse de Roman Polanski en tête des nominations, découvrez la liste complète des nommés

Après l’affiche rendant hommage à Anna Karina, la liste des nommés de la 45e cérémonie des César vient d’être dévoilée. Avec 12 nominations, J’Accuse est le favori de la compétition, suivi de près par Les Misérables et La Belle Époque.

Le 28 février prochain se déroulera la 45e édition des César. Une cérémonie placée sous le signe de l’humour, puisque Florence Foresti revient en tant que maîtresse de cérémonie. Un rôle qu’elle avait déjà tenu avec brio en 2016. Sandrine Kiberlain présidera quant à elle la soirée annuelle des récompenses du cinéma français, et s’en réjouit à l’avance.

Après la révélation de l’affiche de cette 45e édition, qui rend hommage à la regrettée Anna Karina, l’annonce des nommés vient tout juste de tomber. À propos de la sélection, Alain Terzian, président de l’Académie, a assuré que les César « ne doivent pas avoir de positions morales ». Le drame J’Accuse, du réalisateur controversé Roman Polanski, devance ses concurrents avec douze nominations. Il est suivi de près par Les Misérables de Ladj Ly et La Belle Époque de Nicolas Bedos, qui en comptent onze. Portrait de la jeune fille en feu est quant à lui nommé dans dix catégories.

Les deux comédiennes principales du drame de Céline Sciamma, Adèle Haenel et Noémie Merlant, sont notamment nommées dans la catégorie Meilleure actrice. Elles se retrouvent face à Anaïs Demoustier pour Alice et le maire, Eva Green pour Proxima, Doria Tillier pour La Belle Époque et Karin Viard pour Chanson douce. Du côté du Meilleur acteur, Vincent Cassel et Reda Kateb sont tous deux nommés pour leur performance dans Hors Normes. Dans cette catégorie, on retrouve également Daniel Auteuil pour La Belle Époque, Damien Bonnard pour Les Misérables, Melvil Poupaud pour Grâce à Dieu et Roschdy Zem pour Roubaix, une lumière.

Découvrez ci-dessous la liste complète des nommés :

Meilleur film

La Belle Époque

Grâce à Dieu

Hors Normes

J’Accuse

Les Misérables

Portrait de la jeune fille en feu

Roubaix, une lumière

Meilleur réalisateur

Nicolas Bedos pour La Belle ÉpoqueFrançois Ozon pour Grâce à DieuEric Toledano et Olivier Nakache pour Hors NormesRoman Polanski pour J’AccuseLadj Ly pour Les MisérablesCéline Sciamma pour Portrait de la jeune fille en feuArnaud Desplechin pour Roubaix une lumière

Meilleur acteur

Daniel Auteuil dans La Belle ÉpoqueDamien Bonnard dans Les MisérablesVincent Cassel dans Hors NormesJean Dujardin dans J’AccuseReda Kateb dans Hors NormesMelvil Poupaud dans Grâce à DieuRoschdy Zem dans Roubaix, une lumière

Meilleure actrice

Anaïs Demoustier dans Alice et le maireEva Green dans ProximaAdele Haenel dans Portrait de la jeune fille en feuNoémie Merlant dans Portrait de la jeune fille en feuDoria Tillier dans La Belle ÉpoqueKarin Viard dans Chanson douce

Meilleur acteur dans un second rôle

Swann Arlaud dans Grâce à DieuGrégory Gadebois dans J’AccuseLouis Garrel dans J’AccuseBenjamin Lavernhe dans Mon InconnueDenis Menochet dans Grâce à Dieu

Meilleure actrice dans un second rôle

Fanny Ardant pour La Belle ÉpoqueJosiane Balasko pour Grâce à DieuLaure Calamy dans Seules les bêtesSara Forestier dans Roubaix une lumièreHélène Vincent dans Hors Normes

Meilleur espoir masculin

Anthony Bajon dans Au nom de la TerreBenjamin Lesieur dans Hors NormesAlexis Manenti dans Les MisérablesLiam Pierron dans La Vie ScolaireDjebril Zonga dans Les Misérables

Meilleur espoir féminin

Louana Bajrami dans Portrait de la jeune fille en feuCéleste Brunnquell dans Les EblouisLina Koudry dans PapichaNina Meurisse dans CamilleMama Sané dans Atlantique

Meilleur scénario original

Nicolas Bedos pour La Belle ÉpoqueFrançois Ozon pour Grâce à DieuEric Toledano et Olivier Nakache pour Hors NormesLadj Ly, Giordano Gederlini et Alexis Manenti pour Les MisérablesCéline Sciamma pour Portrait de la jeune fille en feu

Meilleure adaptation

Costa Gavras pour Adults in the roomRoman Polanski pour J’AccuseJérémy Clapin et Guillaume Laurent pour J’ai perdu mon corpsArnaud Desplechin et Léa Mysius pour Roubaix une lumièreDominique Moll et Gilles Marchand pour Seules les bêtes

Meilleurs décors

La Belle Époque

Le Chant du Loup

Edmond

J’Accuse

Portrait de la jeune fille en feu

Meilleurs costumes

La Belle Époque

Edmond

J’Accuse

Jeanne

Portrait de la jeune fille en feu

Meilleure photographie

La Belle Époque

J’Accuse

Les Misérables

Portrait de la jeune fille en feu

Roubaix, une lumière

Meilleur montage

La Belle Époque

Grâce à Dieu

Hors Normes

J’Accuse

Les Misérables

Meilleur son

La Belle Époque

Le Chant du Loup

J’Accuse

Les Misérables

Portrait de la jeune fille en feu

Meilleure musique originale

Atlantique

J’Accuse

J’ai perdu mon corps

Les Misérables

Roubaix une lumière

Meilleur premier film

Atlantique de Mati Diop

Au nom de la Terre d’Edouard Bergeon

Le Chant du Loup d’Antonin Baudry

Les Misérables de Ladj Ly

Papicha de Mounia Meddour

Meilleur film d’animation

La fameuse invasion des ours en Sicile

Les hirondelles de Kaboul

J’ai perdu mon corps

Meilleur court métrage d’animation

Ce magnifique gâteau

Je sors acheter des cigarettes

Naked soul

La nuit des sacs plastiques

Meilleur film documentaire

68, mon père et les clous

La cordillère des songes

Lourdes

M

Wonderboy: Olivier Rousteing né sous X

Meilleur film étranger

Douleur et gloire

Le jeune Ahmed

Joker

Lola vers la mer

Once Upon a Time… In Hollywood

Parasite

Le Traître

Meilleur court métrage

Beautiful loser

Le Chant d’Ahmed

Chien bleu

Nefta Football Club

Pile poil

César du public

Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? de Philippe Chauveron

Nous finirons ensemble de Guillaume Canet

Hors normes d’Eric Toledano et Olivier Nakache

Au nom de la Terre d’Edouard Bergeon

Les Misérables de Ladj Ly

Source: Lire L’Article Complet

« Lire à voix haute, c’est passer du noir et blanc à la couleur »

La Nuit de la Lecture, pour sa quatrième édition, propose des
centaines d’animations dans toute la France, ce samedi soir. Parmi eux,
une lecture en musique par Alain Damasio de son dernier roman, Les furtifs, accompagné en musique par Laurent Pernice, qui a réalisé la bande originale du roman. Puis, le 30 janvier, pour la Nuit des Idées, l’écrivain renouvellera sa performance,
avec également une conférence avec ses invités.

Rare en librairie, Alain Damasio apprécie de donner ses lectures publiques et explique à 20 Minutes la portée de ces performances.

Vous allez donner deux lectures-concerts en deux semaines à Paris alors que vous avez la réputation d’être un auteur plutôt rare…

Je sors d’une année où j’ai fait des kilos de rencontres, je suis amorti… Mais il s’agit de deux beaux événements transversaux auxquels je suis ravi de participer, surtout sur ce mode de la lecture en musique. C’est un lien avec le spectacle vivant qui me touche énormément. Et pour la Nuit des idées, j’ai pu réunir sur scène le plateau que je voulais, avec un philosophe et un anthropologue de terrain, des penseurs d’aujourd’hui et de l’action. On va passer une soirée intelligente et belle.

Votre première performance lecture a lieu pour la Nuit de la lecture. Quel lecteur êtes-vous ?

Nul. Enfin, pas nul, mais pas très intéressant. On me demande souvent des conseils de lecture mais moi, je suis plutôt un re-lecteur qu’un vrai lecteur. Je relis sans cesse les mêmes livres, les mêmes auteurs que j’ai lus il y a 20 ans. Alors ce n’est pas très intéressant pour les autres. Je suis complètement sec. En plus, ces dernières années, je n’ai quasiment lu que dalle parce que je n’ai fait qu’écrire. Et je ne peux pas lire et écrire en même temps.

Vous êtes solitaire dans l’écriture ?

Je suis assez schizo. J’ai des périodes de nourriture, avec énormément de vie sociale, des projets collectifs de création, de jeux vidéo par exemple. Dans ces phases, je constitue ma bible narrative. Et puis à d’autres moments, je ferme la boutique, et je deviens très solitaire. Et l’écriture va monter. On est des machines à deux temps, mais sur des temps très lents. On est rarement seulement l’un ou l’autre. Moi, quand j’écris, j’ai besoin de ne faire que ça. Rien ne peut rentre en plus. C’est peut-être parce que je fais des romans qui demandent d’inventer tout un univers. Je sors tout de mon chapeau, de mes tripes, et tout doit d’articuler.

Vous avez aussi un travail très précis sur la langue dans vos romans. Avec des vocabulaires, des façons de parler différents en fonction des narrateurs… Vos livres sont-ils durs à lire ?

Pas pour moi ! Enfin, je dois me concentrer bien sûr, mais ça va. La lecture à voix haute, c’est quand même formidable. C’est comme passer du noir et blanc à la couleur.

Comment cela ?

Passer de l’écrit à l’oral me permet de donner vie à tout ce qui est là mais implicite dans mon écriture. J’écris avec des effets d’adresse à un lecteur imaginaire que j’ai en tête. Les avoir en face, ça provoque des transferts d’énergie. Moi j’ai eu la chance d’entendre Volodine lire ses textes et j’y ai pris beaucoup de plaisir, et ça m’a permis de comprendre beaucoup de choses de son écriture. Avec l’oral, on comprend le travail sur les phonèmes, les couleurs de sons, le cadencement de la syntaxe. C’est génial de faire entendre ça qui est très évident intérieurement pour moi quand j’écris. A l’écrit, on a la qualité du trait. A l’oral, tout prend une ampleur, une vitalité.

La lecture publique par les auteurs est plus courante aux Etats-Unis qu’en France. Comment expliquer cela ?

J’imagine que nous sommes encore dans une conception patrimoniale de l’écriture. Dans l’esprit de certains, un écrivain, c’est assis à sa table, les shows c’est presque vulgaire.

Ce passage de l’écrit à l’oral rappelle aussi votre goût pour l’action militante.

Il y a quelque chose de politique dans l’idée du spectacle vivant. Ce sont des moments précieux, parce qu’ils n’auront pas lieu deux fois. Des fois, c’est foiré, et des fois il y a un moment de grâce. Ce qui m’a donné envie de sauter le pas, la première fois, c’est l’urgence, la fraîcheur, l’énergie du rapport au public que ça apportait. Tu n’as pas de deuxième chance, il faut être absolument là, dans un moment unique et singulier.

Vous pourriez alors abandonner l’écriture ?

Bien sûr que non. Mais c’est vrai que dans la dimension sociale de mon travail, je réalise que l’action a pris une grande part. Et cela fait écho aux mouvements sociaux que l’on connaît actuellement qui sont, dans leurs modes d’action, très originaux, très inventifs.

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« Broken », l'amour fou dans un corps brisé

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  • Aujourd’hui, « Broken » de Jane Devreaux et Laura Devillard est paru le 9 janvier 2020 en auto-édition.

Stéphanie « I love books », contributrice du groupe de lecture « 20 Minutes Livres » et blogueuse, vous recommande Broken de
Jane Devreaux et
Laura Devillard, paru le 9 janvier 2020 en autoédition.

Sa citation préférée :

« Personne n’avait encore découvert mon corps nu avant l’accident et je ne peux m’empêcher leur en vouloir de m’avoir volé ces instants. Comme s’il n’était pas suffisant de renoncer à son indépendance, il fallait aussi que je fasse le deuil de ma fierté ! »

Pourquoi ce livre ?

  • Parce que cette romance écrite à quatre mains est intense et captivante. Le rythme est haletant, les pages se tournent toutes seules. Ce livre qui s’épanouit petit à petit parle de handicap. Ayez vos mouchoirs à portée de main. Vous en aurez besoin.
  • Parce que j’ai adoré les personnages, ils sont bien construits. Colyna est le personnage qui m’a le plus touché. J’ai aimé la découvrir et avec elle un corps qu’elle ne reconnaît pas et des soins qui ne lui laissent plus aucune intimité. Tout cela rend dingue.
  • Parce que l’absence de fioritures m’a particulièrement touchée, ainsi que le côté brut et dur qu’impose le fait de réapprendre les gestes les plus simples, de s’adapter à un nouvel environnement, de devoir gérer et s’apprivoiser.
  • Parce que les autrices manient parfaitement les mots pour nous faire ressentir toute une palette d’émotions, passant de la douceur à l’angoisse en quelques pages. Les descriptions sont parfaites. Les personnages sont attachants et touchants. Et on comprend mieux les difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite. On voit leur vie autrement !

L’essentiel en 2 minutes

L’intrigue. Je croyais ma vie parfaite, j’imaginais que rien ne pouvait m’atteindre… j’avais tort. Je m’appelle Colyna Macklean. Je suis allongée sur un lit d’hôpital, dans un corps qui refuse de fonctionner. Je suis incapable de bouger. Puis, il est entré dans ma vie…

Les personnages. Mozart et Colyna vont se découvrir et ensemble, apprendre à s’aimer et apprendre à aimer leurs nouveaux corps. Ensemble, ils sont vraiment parfaits.

Les lieux. États-Unis.

L’époque. De nos jours.

L’auteur. Jane Devreaux et Laura Devillard on écrit une histoire en collaboration. Laura Devillard rêvait d’écrire un livre plein d’espoir qui évoque ce qui se dissimule derrière le handicap.

Ce livre a été lu avec plaisir par Stéphanie « I love books ».

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20 Minutes de contexte

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« Les Filles du Dr March », une adaptation moderne mais fidèle

Meg, Jo, Beth et Amy sont de retour au cinéma. Avec Les Filles du Dr March, Greta Gerwig (Lady Bird) réussit un tour de force : moderniser Les Quatre filles du Dr March, le roman culte de Louisa May Alcott. De nombreux fans et critiques ont salué les libertés prises avec le matériau romanesque par la réalisatrice pour rester tout à fait fidèle à l’esprit de l’autrice du XIXe siècle.

« C’est Little Women [le titre en VO] pour une nouvelle génération », titre le New York Times. « Il y a encore les scènes confortables au coin du feu et les robes longues. Mais les personnages questionnent les conventions sociales […], donnent un contexte critique sur les barrières structurelles qui bloquent les femmes (l’économie du mariage, par exemple, dans laquelle les revenus d’une femme appartenaient à leur mari), et sont parfois clairement en colère contre un monde qui, comme le dit le roman […] “est difficile avec les filles ambitieuses”. (Il l’est toujours) », écrit Jessica Bennett.

Un roman « pour les filles »

L’autrice du roman s’est inspirée de sa vie, de celles de ses sœurs et de sa mère pour écrire un roman « pour les filles », à la demande de son éditeur. Le roman (puis sa suite, Little Wives) parle des quatre sœurs March et de leurs rêves, leurs échecs et leurs succès dans les Etats-Unis de la Guerre de Sécession. Le livre sort en 1868, le succès est immédiat. En un siècle-et-demi, Les Quatre filles du Dr March et ses héroïnes complexes, son féminisme radical et ses moments de douceur n’ont cessé d’inspirer des générations de lectrices et de lecteurs. Des fans souvent ravis par le travail de Greta Gerwig.

Jo March, double de Louisa May Alcott, est ici aussi celui de Greta Gerwig. La réalisatrice offre, dans son film, un discours sur la place de l’autrice. Elle est l’un des personnages féminins les plus mémorables de la littérature du XIXe siècle, grâce à son esprit, son indépendance, et son amour de la littérature. Les nombreuses adaptations au cinéma lui donnent toujours une place de choix, quitte à réduire celle de ses trois sœurs.

Amy réhabilitée

Mais Greta Gerwig prend soin de redonner à chacune le relief que leur avait donné Louisa May Alcott. Meg, l’aînée qui rêve d’un beau mari, interprétée par Emma Watson, reste affirmée et espiègle. « Ce n’est pas parce que mes rêves sont différents des tiens qu’ils ne sont pas importants ! », répond-elle à Jo et aux spectateurs qui la trouveraient trop conventionnelle. La maladie puis la mort de la douce Beth (Eliza Scanlen), qui préfère la compagnie des chats et de son piano à celle des humains, sont mieux traitées qu’un simple ressort scénaristique.

Surtout, Amy brille enfin – oui, même l’insupportable Amy. Cela tient au scénario, et au jeu tout en nuances de Florence Pugh, qui montre les différentes facettes d’Amy : capricieuse, jalouse, égoïste, mais profondément attachée à sa famille – un peu comme Jo. « C’était la première fois [dans le film] pour moi qu’Amy March a trouvé sa place au lieu d’être juste un obstacle », écrit la journaliste Alanna Bennett sur Twitter. « Maintenant je la comprends enfin et c’est étrange, après l’avoir détestée pendant plus de 30 ans », affirme une internaute.

Le mariage comme opération financière

Dans un moment fort du roman, la cadette jette au feu le manuscrit de Jo, pour se venger. Ce moment tend à la définir dans l’imaginaire collectif. Or, le film de Gerwig suit une chronologie différente : l’enfance des filles March, issue des Quatre filles du Dr March, est racontée dans des flashbacks. Le présent est l’âge adulte, raconté dans Les Quatre filles du Dr March se marient (Little Wives). Lorsque cette scène se déroule, on connaît déjà une Amy grandie et plus posée.

Par ailleurs, la Amy du roman paraît souvent superficielle car elle ne pense qu’à se marier avec un homme riche. Mais dans un monologue flamboyant du film, elle explique à Laurie, le voisin et ami des filles March, que, le mariage est pour elle une opération financière visant à assurer sa subsistance. Le passage existe dans le livre, mais Greta Gerwig y ajoute des éléments légaux et l’actrice Florence Pugh sa passion. C’est un propos fort, qui fait écho aux écrits féministes modernes.

Fin ouverte

Par ailleurs, Greta Gerwig offre une nouvelle fin à Jo. L’héroïne interprétée par Saoirse Ronan ne cesse de répéter qu’elle ne compte pas se marier – radical pour l’époque. Jo n’a que la littérature et son propre succès en tête, et la séduction ne l’intéresse pas. Quand Laurie (Timothée Chalamet), son complice, la demande en mariage, elle le rejette – il épousera finalement Amy.

Peu après, Jo rencontre dans une pension à New York un professeur allemand, Friedrich Bhaer (Louis Garrel). Dans le roman, ils tombent peu à peu amoureux, et elle finit par l’épouser. « Une des premières choses que Greta m’a dit était “Tu sais qu’on ne peut pas vraiment marier Jo au professeur Bhaer”», raconte la productrice Amy Pascal, citée par le New York Times. A la fin du film, on assiste alors à une réunion de Jo avec son éditeur, qui insiste pour que l’héroïne ne reste pas vieille fille et se marie avec le professeur. Jo négocie : d’accord, mais elle garde l’intégralité de ses droits d’auteurs – comme Alcott en son temps.

Dans un montage parallèle, on la voit courir après Bhaer, lui déclarer ses sentiments et l’épouser d’un côté : c’est l’histoire de Jo, personnage de roman, écrite pour vendre. En même temps, Jo, assiste à l’impression et la reliure de son livre, sourire aux lèvres : comme Alcott, Jo, l’autrice, garde son indépendance, et la littérature.

« Donner à Alcott une fin qu’elle aurait aimé »

Greta Gerwig a expliqué ce choix dans le podcast The Director’s Cut. Louisa May Alcott, qui ne s’est jamais mariée, « était convaincue qu’elle devait marier Jo pour vendre le livre, mais elle ne voulait pas ça pour son héroïne. » La réalisatrice explique donc que, 150 ans plus tard, elle voulait « donner à Jo/Alcott une fin qu’elle aurait aimée ».

Pour certains fans et critiques, cette fin ouverte laisse même de la place pour l’aspect plus queer du personnage. Ce personnage qui rejette les normes de genre et les attentes sociales résonne depuis longtemps auprès des lectrices et lecteurs LGBTQ +. Et ce d’autant plus, que, comme le rappellent 
Buzzfeed US et
Film Comment, Louisa May Alcott avait elle-même écrit être tombée amoureuse de « tant de jolies filles ». Pour Shannon Keating de Buzzfeed, le « sens de sa différence » que ressent Jo – pleinement explicité dans un magnifique monologue déclamé à sa mère Marmee (Laura Dern) – fait écho à la différence que ressentent de nombreuses personnes queer.

En somme, le film de Greta Gerwig fait écho aux préoccupations des spectatrices contemporaines, et rend ses héroïnes des années 1870 tout à fait semblables à des jeunes femmes des années 2020. Il garde pour autant ce qui fait des Quatre filles du Dr March une histoire atemporelle : l’espoir, la sororité, l’humour et l’amour qui en font une œuvre profondément réconfortante depuis plus de 150 ans.

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