A Deauville, pas de stars (américaines) mais du cinéma

  • Le Festival de Deauville présente cent films pour sa 46e édition.
  • En l’absence d’invités américains, la sélection de films américains est complétée de films issus de celles de Cannes et d’Annecy.
  • Le tapis rouge, adapté pour l’occasion, permet toujours de prendre les stars en photo.

C’est un  Festival américain de Deauville un peu particulier qui commence ce vendredi (et dure jusqu’au 13 septembre). Pas seulement à cause des indispensables conditions de sécurité (masques, gel, distanciation physique). Mais où la sélection de films américains tentera de faire oublier l’absence d’invités venus d’outre-Atantique. Tandis que d’autres films, issus des festivals de Cannes et d’Annecy, viendront compléter la programmation.

Un festival du cinéma américain sans vedettes américaines, un paradoxe que le directeur artistique de la manifestation balaie d’un revers de main. « Cela n’a rien de paradoxal, explique  Bruno Barde à 20 Minutes. Notre festival s’est réinventé pour rendre hommage aux films car ce sont eux qui font le festival. On peut faire un festival de cinéma sans stars mais pas sans films. » Cent longs-métrages – des nouveautés comme des œuvres de patrimoine et des documentaires – sont donc proposés pour cette édition 2020. De quoi convaincre le public de retourner en salle? « C’est la meilleure façon de voir les films et cela nous a terriblement manqué. C’est cela aussi que nous défendons », insiste Bruno Barde.

Indépendance et sensations fortes

Vanessa Paradis  n’est pas Américaine mais c’est une star. Elle préside le jury chargé de départager les huit films américains en compétition. « Je suis fier d’en présenter un dès l’ouverture du festival, explique Bruno Barde. Minari de Lee Isaac Chung qui montre comment les cinémas américains et coréens peuvent se rencontrer pour donner un très beau film. » La Corée est aussi représentée par Peninsula de Yeon Sang-ho, suite très attendue du film de zombies Dernier train pour Busan (2016), sélectionné à l’origine pour Cannes 2020.

Des Planches animées

Bruno Barde a aussi puisé des pépites dans la dernière sélection d’Annecy qui tenu en ligne, notamment le Grand prix Calamity Jane, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé. « J’ai mis l’accent sur des films en mesure de séduire le jeune public », souligne le directeur artistique du festival.

View this post on Instagram

✨ Découvrez l’affiche de CALAMITY, UNE ENFANCE DE MARTHA JANE CANNARY, le nouveau film de Rémi Chayé, présenté hier matin au @ffangouleme 1863, dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. Une aventure pleine de dangers et riche en rencontres qui, étape par étape, révélera la mythique Calamity Jane. Une aventure folle, à découvrir dès le 14 octobre, uniquement au cinéma (à partir de 6 ans).✨ #calamityfilm #calamityachildhood #calamityjane #remichaye #alexandralamy #cinema #film #cinekids #animation #filmanimation #jeunepublic #cinemajeunepublic #cinemafrançais #affiche #movieposter #annecyfestival #annecy2020 #annecyfilmfestival #movielover #filmoftheday #gebekafilms

A post shared by Calamity le Film | Animation (@calamity_film) on

Un tapis rouge différent

Si elles seront essentiellement françaises, comme on l’a compris, « les stars porteront un masque mais pourront l’enlever pour les photos », précise Bruno Barde. Ainsi, les chasseurs d’images ne seront pas lésés, à condition qu’ils demeurent à distance respectable. « Il n’était pas question de supprimer le tapis rouge, mais, là encore de s’adapter », dit Bruno Barde. Et de conserver au mieux l’aspect festif de la manifestation.

Source: Lire L’Article Complet