Alain Finkielkraut écarté par LCI, il réclame : "qu'on écoute mes propos dans leur intégralité"

Au lendemain de propos controversés sur l’affaire Duhamel, dans une émission de LCI, la sentence est tombée pour Alain Finkielkraut. Et elle lui a fait monter la moutarde au nez.

Mardi 12 janvier, Alain Finkielkraut s’est vu confirmer par Fabien Namias, directeur général délégué de LCI, qu’il ne ferait plus de chroniques sur la chaîne. En cause, ses propos sur l’affaire Olivier Duhamel, accusé d’inceste sur son beau-fils de 14 ans, qui ont fait grincer des dents.

Le 11 janvier dernier, dans l’émission “24h Pujadas” il a estimé qu’avant le procès, des questions devaient être posées par la justice pour établir la peine, notamment “Y a-t-il eu consentement ? A quel âge ça a commencé ? Y a-t-il eu ou non une forme de réciprocité ?“. Résultat, le poste qu’il occupe depuis septembre dernier lui a été retiré…

Dans les colonnes du Parisien, il a estimé : “C’est une éviction injuste, une éviction d’une incroyable goujaterie. LCI me bâillonne. Je suis sous le choc. On ne vire pas les gens pour ça. Comme si j’avais commis un délit irrémédiable. Mais qu’on écoute mes propos dans leur intégralité ! Et si on les trouve toujours ambigus, qu’on me demande de m’expliquer à l’antenne“.

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Et d’ajouter : “A aucun moment, je n’ai été complaisant avec Olivier Duhamel. Aucun ! J’essayais juste d’avoir une pensée subtile. Et je ne changerais rien aujourd’hui. Nous vivons dans un monde de délire collectif et j’en suis la victime“.

Le philosophe reproche à ses détracteurs de ne pas avoir écouté son argumentaire dans son entièreté. Il faut dire qu’avant même de poser la question du consentement, il avait bien condamné un “crime abominable” et “inexcusable” dans l’inceste… 

Alain Finkielkraut avait également spécifié pendant son intervention : “à chaque fois que vous voulez faire une distinction, ça apparaît comme une absolution. A chaque fois que vous recherchez la spécificité, on vous accuse à peu près de complicité de crime“. Il ne s’y est pas trompé. Selon le Parisien, Fabien Namias lui aurait fait savoir que “l’inceste, c’est l’inceste et que le consentement n’existait pas”.

F.A

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