Anthony Delon : "J’ai filmé les trente-sept derniers jours de vie de ma mère"

Après quatre ans loin des caméras, l’acteur fait son grand retour dans Meurtres au Mont-Saint-Michel, samedi 15 janvier à 21 h 10 sur France 3. Confidences.

Vous découvrir en prêtre exorciste, on ne s’y attendait pas…

Anthony Delon : Ah oui ? (Rires.) C’est effectivement la scène d’ouverture mais cela prend ensuite une autre direction. C’est presque anecdotique. Il va plutôt mener l’enquête de son côté, parallèlement aux gendarmes.

Vous n’aviez plus joué depuis plusieurs années, que ce soit au cinéma, à la télévision ou au théâtre. Pourquoi ?

Il y a quatre ans, j’ai décidé de relancer ma ligne de cuirs, pensant pouvoir combiner les deux. Contrairement à 1985, j’ai davantage pris les choses en main. J’ai participé à toute la chaîne de fabrication des modèles. C’était beaucoup de travail. Mais surtout, un jour, je me suis réveillé et je n’avais plus le désir de jouer. Je ne sais pas pourquoi. J’avais perdu l’envie.

Qu’est-ce qui vous a motivé à accepter cet unitaire, alors ?

Ça a eu un écho en moi. C’est la deuxième fois qu’on m’offre un rôle de prêtre. Deux propositions qui ont correspondu avec les décès des deux femmes qui ont été les plus importantes dans ma vie. En 2003, j’ai perdu la femme qui m’a élevée et qui était comme une seconde mère ; et en 2021, ma mère. Je n’avais pas particulièrement envie de jouer à nouveau, mais la coïncidence était étrange. C’était un signe. Il fallait que je le fasse. Donc on a retravaillé le scénario, le rôle. Je me suis dit que j’allais le faire et qu’on verrait bien si le plaisir revenait. Et oui, j’ai pris du plaisir.

Vos filles partagent-elles votre passion pour la comédie, comme le reste de votre famille ?

Non. Loup a obtenu une licence de droit. Ce qui est ma fierté parce qu’elle a beaucoup travaillé pour y arriver. Maintenant, elle travaille chez Dior. Elle ne sera jamais comédienne. La petite, Liv, poursuit ses études, même si elle a été approchée. Elle jouait de la guitare, est très phonogénique et effectivement, elle a une sensibilité pour exercer ce métier. Néanmoins, dans un premier temps, elle a le désir d’avoir un métier plus ancré dans la réalité.

Vous travaillez sur un documentaire retraçant les derniers instants de votre mère, Nathalie Delon (décédée le 21 janvier 2021 des suites d’un cancer du pancréas)…

Pendant le confinement, j’ai travaillé sur plusieurs projets. J’ai écrit des arches narratives pour une série internationale pour laquelle je ne peux pas vous donner de détails. Et effectivement, j’ai filmé les trente-sept derniers jours de ma mère. Il n’y a rien d’indécent ou de dérangeant. Il ne s’agit pas de montrer le processus de la maladie mais de la montrer elle. Je devrais commencer le montage courant janvier. Ce ne sera pas facile mais c’est un témoignage important pour nous tous : mes filles, moi, ses amis, ceux qui l’ont aimée.

Et comment va votre père, Alain Delon ?

Je ne souhaite pas en parler.

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