"Cry Macho" : à 91 ans, Clint Eastwood renfile son chapeau de cow-boy pour interpréter une ancienne star du rodéo

Avec Cry Macho, en salles mercredi 10 novembre, Clint Eastwood, 91 ans, remonte en selle pour une histoire de rodéo et de rédemption, film aux allures de testament pour une légende vivante d’Hollywood. Le film ne restera pas forcément au Panthéon de l’acteur et réalisateur mythique mais il offre l’occasion de le voir remonter à cheval (une première depuis Impitoyable, western récompensé aux Oscars en 1993) et même asséner un coup de poing.

Une ancienne star du rodéo au secours d’un adolescent

Clint Eastwood interprète le personnage principal, Mike Milo, ancien champion de rodéo qui a perdu femme et enfant et s’est brisé le dos des années plus tôt dans un accident. Milo a été chargé par son ancien patron d’une dernière mission : ramener au Texas son fils Rafo, élevé par sa mère alcoolique au Mexique.

Chapeau de cow-boy sur la tête, le vieux gringo prend la route et passe la frontière d’un Mexique version Eastwood où la poussière est omniprésente, les flics corrompus, et personne ne parle un mot d’anglais. Sur place, il va retrouver le garçon, tenter de l’apprivoiser (lui apprenant au passage à dresser des chevaux) tout en étant poursuivi par les hommes de main de la mère de Rafo.

Entre le vieux cow-boy et le jeune Mexico-américain se noue une relation particulière, le premier trouvant la rédemption et le second l’espoir d’une vie meilleure. Le film est l’occasion pour celui qui a accédé à la célébrité dans les westerns de Sergio Leone de renouer avec cette vieille tradition. Et de revenir à l’écran, trois ans après La Mule.

Une réflexion sur le temps qui passe

Prototype du héros américain, Clint Eastwood semble aussi vouloir tirer quelques leçons sur le temps qui file et les étoiles qui pâlissent, par la bouche de son personnage, qui avoue « ne pas savoir comment on soigne la vieillesse ».

« Avant tu étais fort, macho« , lui lance Rafo, joué par le jeune Mexicain Eduardo Minett, sur la route qui les mène au Texas. « Avant j’étais beaucoup de choses, je ne le suis plus », rétorque Mike Milon. Avant de constater que dans la vie, « vouloir être un gros dur, ça ne sert à rien ».

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