Dickinson : que vaut la comédie pop et queer d'Apple TV+ ?

La nouvelle plateforme Apple TV+ a lancé la comédie originale “Dickinson”, ou la jeunesse de la poétesse Emily Dickinson revisitée de façon moderne et pop. Et c’est une chouette surprise !

De quoi ça parle ?

Dans le contexte d’un Amherst du milieu du 19ème siècle, Emily Dickinson est bien décidée à devenir la plus grande poétesse du monde et à triompher des contraintes sociales et familiales. Ce récit sinistrement comique, d’une jeune fille devenant femme, revisite de façon moderne la vie d’une des figures littéraires américaines les plus intrigantes…

Tous les épisodes sont disponibles sur AppleTV+. 5 épisodes vus sur 10. 

ça ressemble à quoi ?

ça vaut le coup d’oeil ?

A côté des propositions relativements classiques mais efficaces The Morning Show et For All Mankind et de la relativement ratée See, Dickinson, la 4e série disponible au lancement de la nouvelle plateforme Apple TV+, surprend et détonne par son originalité, sa fraîcheur et sa légèreté. tout ce que l’on n’attendait pas d’un show se déroulant au 19e siècle et s’intéressant à une poétesse, pour tout dire. Oubliez donc vos préjugés et laissez une chance à cette version d’Emily Dickinson, adolescente rebelle et impertinente, de vous entraîner dans son monde qui ressemble finalement beaucoup au nôtre. Ses préoccupations sont celles de beaucoup de jeunes gens de notre époque, entre écologie, féminisme et soif de liberté. Dans le rôle titre, Hailee Steinfeld actrice-chanteuse découverte dans Bumblebee et Pitch Perfect, s’impose instantanément, sans jamais trop en faire. 

Grâce à son format de comédie de 30 minutes, Dickinson peut se dévorer ou se savourer, le goût sera le même : acidulé, pop, forcément poétique, musicale et résolument queer -puisque l’héroïne a une amante, qui n’est autre que sa belle-soeur- elle embrasse sans complexe sa modernité anachronique et se débarrasse de toute complexité pour affronter sans détour ses obsessions. Par conséquent, elle peut paraître superficielle par endroits, et ne traite pas toujours ses personnages secondaires avec autant de fougue que son héroïne. Mais son mérite, au-delà de son audace, réside dans sa manière singulière et jamais élitiste de rendre ses lettres de noblesse à une auteure ignorée de son vivant et finalement peu restée dans les mémoires depuis, comme de nombreuses artistes femmes. C’est déjà en soi une démarche à saluer.

Et si vous avez envie d’une série plus adulte, mais dans la même lignée, il y a Gentleman Jack, disponible sur OCS. En savoir plus. 

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