Grégory Lemarchal sur TF1 : Pourquoi je vis ou "l'histoire de quelqu'un qui réalise son rêve face à l'impossible"

Ce lundi soir, TF1 diffuse le biopic sur Grégory Lemarchal “Pourquoi je vis” qui revient sur tous les moments forts qui ont émaillé la carrière du chanteur décédé en 2007, avec sensibilité et dignité. Rencontre avec son producteur et son interprète..

Le 22 décembre 2004, Grégory Lemarchal remportait à seulement 21 ans la quatrième saison de Star Academy avec 80% des suffrages du public. Un triomphe qui fait suite à un parcours exemplaire au sein de l’émission musicale, au cours de laquelle il a ému des millions de français, par sa voix d’abord, unique, puissante, par sa joie de vivre aussi, et par son combat contre la maladie, la mucoviscidose, qui l’a emporté trois ans plus tard. Ce lundi soir, TF1 lui consacre un téléfilm biopic, lumineux et émouvant, à son image, qui revient sur les étapes importantes de sa vie et de sa carrière, de la découverte de son talent évident à sa victoire, l’enregistrement de son premier album et sa rencontre aussi avec Karine Ferri, déterminante.

Pour son co-producteur Sébastien Charbit, c’est “le projet le plus dur” sur lequel il a travaillé jusqu’ici. Plusieurs obstacles bien sûr compliquaient la tâche : “la maison n’était plus accessible, les plateaux de la star ac’ n’existaient plus, le château avait été refait : il fallait tout reconstituer avec une économie de télé. Heureusement, on a a travaillé avec toute une équipe qui a été formidable, qui a compris l’importance de ce projet, tout le monde s’est donné à 200% et on y est arrivé.” La reconstitution est effectivement bluffante, et la musique, forcément très importante, résonne avec force tout au long du téléfilm : “les ayants droits des chansons ont été très compréhensifs, les gens ont été touchés par l’histoire de Grégory et les ont rendus disponibles.” 

Un unitaire dense et intense, qui nous raconte une enfance, une adolescence, une famille, des rencontres, mais qui pouvait difficilement être exhaustif, notamment concernant la partie Star Academy : “On s’est posé la question d’en faire une série de 4 épisodes, mais c’était compliqué, le sujet n’est pas si simple; on a préféré en faire pas assez que trop, et que ça reste digne. Il y avait tant de choses à raconter encore, mais tout le monde aura envie de se replonger dans les documents de l’époque et dans la musique de Greg après ça.” Un documentaire sur le petit prince de la chanson française intitulé “Grégory Lemarchal et maintenant” sera d’ailleurs diffusé juste après, toujours sur TF1. Un Best Of reprenant les titres présents dans le biopic, les grandes chansons de Gregory mais également 3 titres inédits, est sorti le 4 septembre dernier. Une partie des droits et des bénéfices des ventes sera reversée à l’Association Grégory Lemarchal.

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    Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.



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    Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.


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VIDÉO SUIVANTE

Si les moments forts se succèdent et que l’émotion est évidemment au rendez-vous, dès l’ouverture bouleversante et symbolique sur l’interprétation de “S.O.S d’un terrien en détresse” sur le plateau de l’émission, sous le regard bienveillant de Nikos Aliagas, le téléfilm prend le soin de ne jamais verser dans le tire-larmes et le voyeurisme. “Pour TF1, comme pour les parents de Grégory, comme pour nous, ce n’est pas l’histoire de quelqu’un qui meurt que l’on voulait raconter, d’où ce titre Pourquoi je vis, mais celle de quelqu’un qui trouve son chemin, qui réalise son rêve, face à l’impossible. C’est une pulsion de vie.” Ainsi, on s’amuse aussi des facéties de Grégory, de ses blagues, de ses rires qui résonnent dans les couloirs du château et dont les fans de l’époque se souviennent encore vivement.

Mickaël Lumière, bluffant et troublant

Ce biopic ne pouvait pas être réussi sans un interprète en or. C’est le comédien Bruno Solo qui a soufflé le nom de Mickaël Lumière à la production. Sébastien Charbit se souvient : “On a vu des photos de lui avec les cheveux frisés, on n’était pas forcément convaincus de la ressemblance. Puis il est venu au casting les cheveux lisses, il avait super bien bossé, préparé le playback à fond… et ça a été une évidence. Ensuite, il a rencontré les parents de Grégory, il a réussi à les mettre à l’aise, grâce à son intelligence humaine“. 

Pour Mickaël, à qui on avait déjà fait remarquer sa ressemblance avec Grégory “des centaines de fois“, ce fut d’abord un travail de mimétisme, qui a vraiment porté ses fruits au vu du résultat franchement troublant : “J’ai revu les quotidiennes de la star ac’ avec nostalgie, j’ai observé son attitude, sa façon de bouger, de rire, de parler, j’ai revu ses concert aussi, sa posture particulière. Sur certaines prestations emblématiques, ça me semblait important de refaire les gestes au plus près tout en trouvant ma propre émotion, nourrir chaque phrase de ce que je pouvais imaginer de son émotion à lui à ce moment précis“. L’occasion pour lui de se replonger dans ses propres souvenirs d’enfance : “C’est une émission qui me faisait rêver car les métiers artistiques m’attiraient déjà; je m’identifiais à lui, j’étais impressionné par son charisme, son professionnalisme, son énergie. J’écoutais ses chansons en voiture avec ma mère. Son parcours m’avait vraiment marqué.

Le tournage a été intense, sous les yeux du père de Grégory, présent régulièrement sur les plateaux : “On a tourné dans sa ville natale, à Chambery, on était comme dans une bulle, au plus proche de son histoire. Il y a eu des moments bouleversants, des scènes éprouvantes, j’ai donné toute mon âme, tout mon coeur, dans l’espoir de ne pas décevoir le public, de ne pas décevoir ses parents et tous ceux qui l’ont connu. Je savais qu’on nous attendrait au tournant.” Un moment qui l’a particulièrement marqué est son premier jour de tournage : “Je me suis retrouvé face à 500 personnes, avec un playback à réussir, Nikos dans l’oreillette, une émotion folle qui m’envahissait, les larmes qui me montaient aux yeux… je m’en souviendrai toute ma vie.” Mickaël Lumière peut ainsi jouer en l’espace d’un peu moins de deux heures “une ascension fulgurante, la notoriété, l’amour, la passion, la maladie et la musique” et il s’en sort admirablement. 

Pourquoi je vis, c’est aussi l’histoire d’une famille, soudée : “On a tous dans nos familles des moments où on se demande si les difficultés vont nous séparer ou nous ressouder, et pour eux, clairement, ça a été très fort. Dans une période difficile comme la nôtre, c’est un message apaisé et apaisant qui fait du bien. Les gens pleureront sans doute, mais j’espère surtout qu’ils se sentiront bien à la fin, malgré tout” conclut Sébastien Charbit. 

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