J'irai mourir dans les Carpates : savez-vous qu'Antoine de Maximy a été menacé par un gang en Bolivie ?

Après J’irai dormir à Hollywood, Antoine de Maximy est de retour au cinéma avec J’irai mourir dans les Carpates. Cette fois, le cinéaste se lance dans la fiction. Rencontre avec le globe-trotter pour un Fun Facts haut en couleurs !

En 15 ans, Antoine de Maximy a visité plus de 60 pays pour son émission J’irai dormir chez vous, diffusée sur France 5. Le concept est simple : partir seul avec ses caméras et tenter de se faire inviter chez les habitants. Avec sa chemise rouge, son matériel vidéo et sa bonne humeur, l’animateur-globe-trotter a fait de son concept un succès du petit écran. En 2008, Antoine de Maximy adapte une première fois son émission pour le cinéma avec J’irai dormir à Hollywood.

Le long-métrage fonctionne bien en salles, réunissant plus de 250.000 spectateurs. Cela donne des idées à Antoine de Maximy qui va plancher sur un scénario de long-métrage basé sur le concept de son émission. Cette fois, le film sera une fiction totale et se nommera : J’irai mourir dans les Carpates. L’histoire commence par un banal accident de voiture sur une route montagneuse. 

La voiture d’Antoine de Maximy a été emportée par une rivière et on n’a pas retrouvé le corps du globe-squatteur. Les bagages et le matériel sont rapatriés à Paris. Agnès, la monteuse de la série, décide de terminer ce dernier épisode. Après avoir visionné les images elle s’attaque au montage du film. Mais des détails attirent son attention. Agnès commence à avoir des doutes. L’histoire n’est peut-être pas aussi simple…

À l’occasion de la sortie du long-métrage le 16 septembre, nous sommes partis à la rencontre de ce personnage haut en couleurs. Nous avons pu explorer avec lui sa carrière hors normes dans notre Fun Facts, dont vous pouvez visionner la vidéo ci-dessus. Entre l’invention de la cinébulle et ses menaces de mort en Bolivie, le réalisateur nous livre quelques anecdotes savoureuses. Nous lui avons également posé quelques questions autour de J’irai mourir dans les Carpates.

AlloCiné : En transposant J’irai dormir chez vous en fiction, n’avez-vous pas eu peur de perdre la spontanéitié inhérente au concept ?

Antoine de Maximy : Je n’ai pas eu peur de perdre la spontanéité car je n’ai même pas envisagé que ça arrive. J’étais en train de suivre mon idée, je le voyais ce film. Dans ces cas-là, c’est important de se poser quand même des questions mais il faut suivre sa ligne directrice. Il ne faut pas se laisser perdre. Maintenant que le film est fait, je sais que ça marche. Bien sûr que mes producteurs ont eu des doutes, et je vais même plus loin : on a tourné en premier les séquences avec les petites caméras… si ça ne marchait pas, je sais pas s’il fallait faire la suite.

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VIDÉO SUIVANTE

Comment s’est passé le travail avec les comédiens justement ?

Travailler avec Alice Pol et Max Boublil, c’était que du bonheur. J’avais un peu la trouille de tomber sur des comédiens capricieux, ou qui n’ont pas confiance en moi. Là, je suis tombé sur des gens normaux, des bons acteurs sans le côté star qui me faisait peur. On s’est super bien entendus et du coup, je les dirigeais mieux. Tout le monde me disait, attention avec la fiction, il faut de la direction d’acteurs. Avec un peu de recul, la direction d’acteurs, selon moi, c’est beaucoup de la communication. Si tu arrives à être clair dans ce que tu veux et que tu ne les perds pas dans des conneries, ça marche très bien.

Ce qui a aidé, c’est de filmer avec le matériel de J’irai dormir chez vous. Il n’y avait pas d’équipe technique autour, pas un technicien visible.

Vous avez tourné une grande partie du film en Roumanie…

Je ne connaissais pas bien la Roumanie, j’y suis allé une fois, il y a 15 ans. Ce qui était quand même un défi, c’est que tout ait l’air vrai. Les comédiens roumains étaient super bons ! Ils avaient tous la gueule de l’emploi. Ce qui a aidé aussi, c’est de filmer avec ce matériel, celui de J’irai dormir chez vous. Il n’y avait pas d’équipe technique autour, pas un technicien visible. Quand tu joues la scène avec les comédiens, il n’y a que eux et moi. Ça a donné une authenticité qu’on n’aurait pas eu s’il y avait eu la pression d’une équipe autour.

On peut s’amuser en voyant le film à dénicher plein de petits détails, des indices sur le dénouement…

Ça va bien au-delà de ça ! Là où je suis très content du film, c’est que tout ce que va découvrir Alice Pol en regardant les images, le spectateur peut le voir avant elle. Tout est dans les images. C’est même arrivé que des gens aillent revoir le film, pendant la tournée d’avant-premières, pour trouver les indices. C’est aussi un jeu, et c’est pour ça qu’il faut le voir au cinéma. À la télé, t’as moins de chances de voir les détails.

T’as pas une chaîne qui garde un programme pendant 15 ans si les gens ne suivent pas.

Comment expliquez-vous le succès de J’irai dormir chez vous ?

Je pense qu’il vient probablement de l’authenticité. Je suis pareil dans l’émission que dans la vie. Et la vraie raison, c’est le public. T’as pas une chaîne qui garde un programme pendant 15 ans si les gens ne suivent pas. Et pour ça je dis merci au public. 

Qu’est-ce qui vous motive à continuer de jouer les Indiana Jones français ?

Indiana Jones… (rires) Ce qui m’a toujours motivé, depuis le début, c’est de faire des choses différentes. J’irai dormir chez vous, c’est pas du tout pareil d’un épisode à l’autre. J’ai fait toute cette période de documentaires, d’expéditions scientifiques, de films animaliers… ça a duré 15 ans. Je gagnais très bien ma vie, et quand j’ai décidé de faire J’irai dormir chez vous, j’ai tout arrêté.

Je n’étais pas payé au début, personne n’en voulait. Pour ce film c’est pareil, j’ai été obligé de faire un financement participatif. Là, il est fait, j’espère qu’il va marcher. Et après, j’ai envie de faire d’autres choses, un autre film, mais ça va être dur car je n’ai pas envie de faire la suite de celui-là. C’est devenu un jeu au final. Personne n’en veut mais j’y arrive quand même. Ça motive.

LA BANDE-ANNONCE

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