La Révolution : Des zombies, du vaudou, du sang… Quand Netflix revisite la Révolution Française à la sauce fantastique, notre verdict

Nos premières impressions sur La Révolution, la nouvelle série française Netflix. Une critique garantie sans spoiler !

Les amateurs d’Histoire hurleront au sacrilège tandis que les fans du genre crieront au génie ! Il faut dire que La Révolution, la nouvelle série made in France de Netflix ne fait pas dans la demi-mesure. Le pitch ? La célèbre Révolution Française telle qu’on nous l’a racontée dans les livres d’histoire est un mensonge. Une invention fumeuse qui cache la terrible réalité c’est-à-dire, le virus dit du “sang bleu” qui transforme les hommes (et plus particulièrement les nobles) en zombies. Oui oui, vous avez bien lu ! Le nouveau show imaginé par Aurélien Molas et Gaïa Guasti est une pure uchronie qui puisse ses sources dans la série à succès sud-coréenne Kingdom. Rien à voir donc avec une énième série historique façon The Crown. L’idée n’étant pas de retranscrire de façon contemporaine ce qui s’est réellement passé, mais plutôt de créer un tout nouveau récit fantastique qui charmera les aficionados du genre. Un choix scénaristique audacieux en somme qui contraste avec la tiédeur française actuelle, de quoi titiller notre curiosité.

Rangez vos livres d’histoires, vous n’en aurez pas besoin pour suivre la première saison de La Révolution, disponible depuis le 16 octobre sur la plateforme (date de l’exécution de Marie-Antoinette). Et pour cause, comme le disait Napoléon : “L’Histoire est un tissu de mensonges sur lequel nous sommes d’accord”. C’est pour cela que les premiers épisodes se passent en 1787 dans le comté fictif de Montargis. Ici, pas de Louis XVI, de Marie-Antoinette ou de Versailles, les personnages sont tous inconnus au bataillon. Sauf peut-être Joseph Guillotin, le protagoniste principal qui fut l’inventeur de la guillotine à cette période. Dans la série, le jeune médecin se retrouve mêlé à une sombre affaire de vaudou regroupant une secte d’étranges zombies se nourrissant de jeunes paysannes. Un scénario totalement WTF qui se marie pourtant étrangement bien avec l’ambiance de l’époque. D’ailleurs, il est important de souligner que pour une série dont les contours s’imprègnent de l’Histoire de France, les décors ainsi que les costumes sont sublimes.

Les scènes d’action quant à elles sont également jouissives. L’accent ayant été mis sur de magnifiques plans-séquences qui donnent du rythme ainsi que du coffre au récit. On apprécie également la vitesse avec laquelle l’intrigue se déroule. Dès le premier épisode, les événements s’enchaînent avec frénésie. À aucun moment, les showrunners nous offrent la possibilité de nous ennuyer. Seule ombre au tableau : le manque de cohérence dans le scénario. En effet, certains détails viennent parfois gripper les rouages de la machine. Par exemple, donner à tous les membres de la Fraternité (qui est un groupuscule secret) un tatouage facilement repérable pour signe distinctif n’a aucun sens. Sans parler du combat où un homme robuste et armé d’une hache se fait tailler en pièces par un coupe-ongles. Absolument pas crédible ! On relèvera également une disparité flagrante dans le casting qui regorge de petites pépites comme Amir El Kacem (Joseph), Laurent Lucas (Charles de Montargis) ainsi que Julien Frison (Donatien) ; mais également de performances plutôt décevantes comme celles de Gaia Weiss (Marianne) et Marilou Aussilloux (Elise). Découvrez également notre critique de la nouvelle série espagnole Quelqu’un doit mourir sur Netflix.

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