Le nouveau défi de Marina Chiche

Pour cette 28e édition des Victoires de la musique classique, sur France 3 mercredi 24 février à 21 h 05, la violoniste Marina Chiche rejoint Stéphane Bern en tant que co-animatrice. Une grande première pour elle.

Chiche en prime time, c’est osé ! Mais l’intéressée ne se laisse pas impressionner. "C’est une opportunité exceptionnelle pour moi ! Et puis ça va me rappeler des souvenirs", commente cette virtuose du violon de bientôt 40 ans qui a été invitée à la cérémonie à deux reprises. "J’ai été nommée en 2004 à Lille et en 2005 à Cannes. La première fois, l’une de mes cordes a lâché 30 secondes avant la fin de la pièce ! Je me suis alors tournée vers le premier violon et c’est avec son instrument que j’ai fini !" Aucune larme au coin de ses beaux yeux ce soir-là mais sur son visage, un magnifique sourire. Des applaudissements nourris l’ont même félicitée, sous l’œil de Frédéric Lodéon qui animait la soirée. Marina ignorait alors que non seulement elle lui succéderait un jour à la tête de la cérémonie mais aussi à France Musique où elle présente, chaque dimanche de 14 h à 16 h, Vous avez dit classique ? Chiche !

"Animer une émission, c’est transmettre et faire aimer"

Malgré sa jeune expérience des médias, elle a compris qu’animer une émission c’est comme donner vie à une pièce. "C’est transmettre et faire aimer", ajoute-t-elle. À 3 ans, c’est justement en écoutant Frédéric Lodéon qu’elle découvre le violon. "Je ne viens pas d’un milieu de professionnels de la musique. C’est pour ça qu’il me tient à cœur de transmettre mes connaissances pour faire découvrir la musique classique !" À l’adolescence, elle étudie au Conservatoire régional de Marseille, sa ville natale, et à 16 ans, elle entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où elle obtient quatre Premiers prix ! Depuis vingt ans, elle donne de nombreux concerts et l’actuelle pandémie lui pèse. Son prochain spectacle, prévu le 20 mars à la Philharmonie de Paris -un hommage à la violoniste Ginette Neveu, disparue dans le crash de l’avion où se trouvait aussi Marcel Cerdan en 1949, pourrait être reporté… Depuis 2003, elle enchaîne les enregistrements. Sur son dernier opus, Post-scriptum (NoMad Music), elle a réuni dix-huit petites pièces pour violon. Sa forte présence sur les réseaux sociaux — où elle ne montre rien de sa vie privée —, ses ateliers à Sciences Po, son site… tout contribue à mettre en lumière la musique classique, "dont les vertus sont presque thérapeutiques", jure-t-elle. Juste ce dont on a besoin en ce moment.

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