Miss France accusé de grossophobie : une organisatrice quitte le comité

Après l’éviction d’Amandine Billoux, candidate à Miss Auvergne, une organisatrice régionale du Comité Miss France a décidé de jeter l’éponge.

Au début du mois d’octobre, le concours Miss France a été accusé de grossophobie, suite à l’éviction d’Amandine Billoux, candidate à Miss Auvergne, qui assure que le jury ne l’aurait pas acceptée à cause de son poids. Et l’annonce du départ de Laïla Malhomme, organisatrice de l’élection de Miss Volcans d’Auvergne, qui se confiait le 29 octobre dernier dans La Montagne, relance la polémique : “Cela ne rentre pas dans mes critères moraux. Je ne fais pas espérer les jeunes filles pour qu’on leur dise non à la porte de l’élection régionale“. 

L’ancienne organisatrice n’a pas apprécié la “méthode” : “J’aurais compris, et elle aussi je pense, si dès le départ, cela avait été dit officiellement. Mais il y a des critères officieux qui sont donnés aux délégués de région. J’en suis certaine. La taille est un critère officiel. De même que l’obligation de ne pas avoir de tatouage visible. Mais en aucun cas le tour de taille n’est un critère officiel.”

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Suite à la polémique, Sylvie Tellier, directrice de la société Miss France avait été claire dans Femme actuelle : “Pour être qualifiée à une élection régionale, il faut avoir eu un titre. Or, Amandine Billoux n’en a pas eu. Elle a été dauphine lors d’une élection locale et n’avait donc pas d’accès direct à l’élection de Miss Auvergne. Dans ce cas précis, les délégués peuvent être amenés à sélectionner des jeunes femmes sur dossier mais le délégué n’a pas souhaité la garder pour cette session de rattrapages. Je défends le délégué, qui n’a pas à motiver sa décision. Dans le concours, il n’y a aucune sélection sur le poids.” 

Une réponse qui n’a pas non plus été appréciée par Laïla Malhomme : “A l’élection de Miss Auvergne, il y avait des candidates libres qui n’avaient jamais été élues. Amandine répondait à tous les critères. Et elle est d’une beauté exceptionnelle. D’un côté on a une Miss France 2019, Vaimalama Chaves, qui combat la grossophobie parce qu’elle en a souffert, et de l’autre, on ne laisse pas participer une fille élue par le public qui s’accepte et qui fait une taille 42“. L’ancienne organisatrice pense à continuer les élections de beauté, mais sans les critères “officieux” du comité France. 

Victoire Chailloux 

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