Nagui : "J’ai hâte que le confinement se termine pour câliner"

Guéri de la Covid, il est de retour avec, en plus de ses rendez-vous quotidiens, deux prime musicaux, samedi 21 à 21 h 05 avec N’oubliez pas les paroles ! et mardi 24 à 21 h 05 avec Taratata 100 % Live. Mais qu’est-ce qui fait courir Nagui ?

Télé Star : Cette année, les Masters de N’oubliez pas les paroles ! ont réuni 32 champions pour cinq semaines de compétition ! Vous avez vu les choses en grand…

Nagui : Il y a de plus en plus de nouveaux Maestros, ce qui excluait certains autres auxquels le public était attaché. C’était frustrant ! Certains candidats savaient que mécaniquement, ils seraient exclus des seize meilleurs. Alors, il y a eu quelques larmes quand je leur ai annoncé qu’on les retrouverait aux Masters.

C’est culotté de tourner autant d’émissions en pleine crise sanitaire ! Vous les avez enfermés dans des caissons sous vide entre chaque tournage ?

Presque ! Dans les loges, les couloirs, le maquillage, tout le monde était non seulement masqué, mais portait des visières et des gants. Il n’y avait pas de public sur le plateau, hormis des intermittents du spectacle doublement masqués : un masque chirurgical sous un autre imprimé d’un visage souriant… On était dans une extrême prudence, partagés entre «est-ce bien raisonnable ?» et «le spectacle doit continuer à apporter du plaisir aux fidèles de l’émission».

Quelques jours plus tard, le 24, Taratata arrive également en prime. Pour une émission qui a souvent failli disparaître, vous revenez de loin !

C’est une idée de Stéphane Sitbon (directeur des programmes de France 2, ndlr) pour compenser l’absence de spectacles et de concerts. Nous avons observé des conditions très sécurisées. Pour le public, nous avons installé sur les gradins des écrans avec de véritables spectateurs qui seront chez eux sur une plate-forme de conférence. Ils pourront assister au spectacle et les artistes les verront réagir. Des intermittents du spectacle seront sur le plateau pour applaudir et réagir.

Et côté programmation ?

Francis Cabrel, Patrick Bruel, Julien Doré, Claudio Capéo, Bénabar, Carla Bruni, Tryo et encore d’autres, un programme, éclectique et chic. Cette émission, c’est mon premier bébé dont nous fêterons les 28 ans en janvier. Elle a été supprimée, reprogrammée, déplacée… Mais le plaisir est toujours là.

Vous qui travaillez énormément, ces trois semaines de repos forcé pour cause de Covid ne vous ont-elles pas donné envie de lever le pied ?

C’est l’inverse ! Depuis que je suis revenu, je suis tellement heureux de travailler, je croque la vie à pleines dents. Tous les ans, je me demande si je recommence la radio, si je reprends ou pas le jeu de midi. C’est une manière de juger si on fait des choses par réflexe ou par plaisir. En ce moment, je suis dans une espèce de carpe diem. J’ai hâte que le confinement se termine pour pouvoir faire des repas entre potes, des câlins, des bisous… On va se rendre compte que ce que l’on croyait acquis est fragile et précieux.

Vous êtes l’un des animateurs préférés des Français tout en vous faisant dézinguer sur les réseaux sociaux. Rançon de la gloire ou prix de vos prises de position ?

J’ai toujours pris position, sans jamais faire de politique. C’est mis en exergue et ça prend de l’importance. J’ai attrapé la Covid et je n’en ai parlé que lorsque tout a été réglé. Une petite phrase qui subitement devient «Nagui gravement malade»… il faut se calmer ! Après, je ne pourrai jamais m’empêcher de faire des blagues sous la ceinture, de partir dans l’autodérision ou d’avoir des sorties sur la préservation de la planète, les violences faites aux femmes ou la protection des enfants. Quand on chante L’Aigle noir et que je rappelle que les enfants battus, harcelés, tripotés peuvent appeler le 119, quand une maman m’écrit pour me dire que sa fille, en m’entendant en parler, lui a fait des confidences, je me dis que s’il y a une enfant, une seule, qui a pu raconter ce qu’elle endurait, j’aurai servi à quelque chose !

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